30km de l’Éco-Trail de Paris®

Abandonner, mais finir quand même

tetiere

LogoJ’ai commencé la course à pied en 2007. Au bout de quelques mois, l’envie de me fixer des objectifs concrets est apparue et j’ai commencé à m’intéresser à toutes ces courses, dont je ne soupçonnais même pas l’existence. J’ai découvert que certaines étaient des « classiques », que d’autres étaient « mythiques » ou qu’il fallait les avoir faites au moins une fois dans sa vie de coureur. Nous vivons dans une société de superlatifs et le microcosme de la course hors-stade n’échappe pas à la règle.

À cette époque, je m’en souviens encore, une course créait l’événement et déchainait les passions sur les forums spécialisés : l’Éco-Trail de Paris Ile de France ou comment organiser une course nature de près de 80 km dans une région que tout le monde se représente comme totalement urbanisée et dénuée d’espaces verts. Je regardais cela de loin avec une moue dubitative. Comment donc pouvait-on courir 80km ? Ou même vingt, alors que je peinais à en courir plus de huit et que mon objectif de finir un premier 10km me semblait quasi-insurmontable. Cette course, encensée pour son organisation irréprochable, représentait un monde qui m’était interdit car il me semblait inconcevable que  je sois un jour capable de courir un trail de 80km. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, même si, soyons honnête, ça n’est pas pour demain non plus. (Lire la suite…)

Chronique d’une journée de merde

Samedi 31 décembre

Bien qu’on soit samedi, vacances scolaires obligent, je ne suis pas contraint d’aller bosser. Je me lève néanmoins aux aurores, résolu à en découdre avec l’asphalte francilien. Mon compteur de vélo pour 2011 est bloqué à 2699 km et moi, j’aime bien les comptes ronds. Je me suis donc prévu un petit aller/retour vers Jablines sur la piste du Canal de l’Ourcq, me remémorant avec une pointe de nostalgie notre formidable Balladavélo du mois de mai en direction de la Brie.

véloDehors, il se met à pleuvoir. Pas beaucoup, mais suffisamment pour éclipser ces beaux souvenirs et me rappeler que cette même année, j’ai également vécu l’enfer lors d’un Paris-Quettetot à rallonge au cours duquel j’ai passé des heures à pédaler sous des trombes d’eau et que je déteste rouler sous la pluie. Je renonce donc à la ballade. Je suis d’humeur maussade. J’allume mon PC pour voir si la nuit lui a porté conseil. Record battu, il reste allumé 17 secondes, c’est 7 de mieux qu’hier. J’essaye de me souvenir d’à quand remonte la dernière sauvegarde. Le fait que je ne m’en souvienne pas indique que ça doit faire un petit moment. Je décompte mentalement le nombre de disques durs externes vides ou quasiment vides qui sont présents dans la pièce et dans un soupir, m’effondre dans le canapé, découragé. (Lire la suite…)

Trail de Senlis 2011

Balade picarde pour bien commencer l’hiver

afficheCe matin, je me suis aligné sur un petit trail forestier sans prétention qui renaît de ses cendres après que les organisateurs aient connu quelques déboires, il y a trois ans, lors d’une édition catastrophe qui avait vu les participants des différentes distances, confondre les parcours, se croiser dans tous les sens puis se perdre les uns après les autres. Aucune raison a priori, pour moi qui cours très (trop) peu de trails, d’aller me perdre au fin-fond de la Picardie un dimanche de décembre mais il se trouve que je suis attaché à Senlis pour des raisons sentimentales.

« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant ».

Quand j’étais minot, nous grimpions de temps en temps sur la banquette en skaï de la 504 break familiale pour aller se balader en forêt.  Je n’en garde pratiquement aucun souvenir en dehors de deux cuisses couvertes de boutons après un passage dans un champ d’orties mais ce nom, Senlis, conserve une certaine douceur et reste synonyme de forêt, de fougères et de chemin étroit recouvert de feuilles mortes. (Lire la suite…)

Marathonien !

Marathon de Vincennes et des bords de Marne 2011

Un jour j’ai rencontré un éditeur qui, citant Compay Segundo, m’a dit qu’il y avait trois choses qu’il fallait avoir faites dans sa vie : « faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre ». J’ai fait (avec l’aide inestimable de leur mère) deux enfants magnifiques, j’ai participé à l’écriture de plusieurs livres dont au moins un dont je suis immensément fier et j’ai  semé des graines, derrière la cour d’une école, dans la campagne cambodgienne. FatigueJe mesure aujourd’hui en écrivant ces lignes la chance que j’ai de vivre cette vie. Il  y a un peu plus de quatre ans, au cours de ma dernière mue, la plus spectaculaire, j’ai ajouté deux trois trucs à cette liste car j’ai compris qu’à part revenir de la mort, rien n’était impossible et que la vie était trop courte pour s’interdire quoi que se soit. Je me garderais bien, par pure superstition, de vous dire ce qu’il y a sur cette liste mais je peux bien vous dire ce qu’il n’y a pas et ce qu’il n’y a plus. Il n’est pas écrit sur cette liste qu’il me semble important de posséder une Rolex avant mes 50 ans et il n’est plus écrit qu’il faut avoir couru un marathon. Je l’ai rayé mentalement de ma liste hier après-midi aux alentours de 14h en franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Vincennes et des bords de Marne et ce, au prix d’efforts et de douleurs que je ne suis pas certain d’être capable de décrire tant ce fut difficile. Tous les superlatifs seraient vains pour décrire ce que beaucoup considèrent (à tort) comme un exploit. Assis à mon bureau, les jambes perclus de courbatures, je n’ai pas du tout l’impression d’avoir accompli un exploit, mais plutôt d’avoir fait le job, d’avoir rempli ma mission et je n’en éprouve bizarrement ni fierté, ni satisfaction. (Lire la suite…)

20 km de Paris en mode balade

Les promeneurs du Champ-de-Mars

Affiche 20km de ParisMe voila donc aligné sur mon premier 20 km de Paris. Je m’y étais inscrit il y a quelques mois, sans entrain, m’y rabattant après avoir loupé les préinscriptions de Paris-Versailles (ces deux courses sont prises en charge par mon boulot) et avant de m’être décidé à courir le marathon de Vincennes qui à lieu dans trois semaines. Finalement, j’ai tout de même couru Paris-Versailles à bloc il y a deux semaines et il n’est donc pas question d’enchaîner ce 20km à fond les manettes car le marathon se rapproche à grands pas et qu’il va falloir en garder sous le pied.

Je décide donc de courir un ton en dessous de mon allure semi et donc, de courir les 17 premiers kilomètres à allure marathon puis d’accélérer éventuellement sur les trois derniers. Officiellement, il s’agit de tester mon allure et mes temps de passage. Officieusement, il s’agit surtout de me rassurer car je garde un très mauvais souvenir des trois derniers kilomètres de mes trois derniers semi-marathons. (Lire la suite…)

Paris-Versaille 2011

Soleil et chaleur  pour un (petit) record au parfum aigre-doux

Affiche Paris-Versailles 2011Dimanche, y’avait course. Et pas n’importe quelle course, Zeu course, celle que j’attends toute l’année avec une impatience non dissimulée. Pourtant, ce Paris-Versailles là, maintenant qu’il est couru (et pas trop mal couru, soit dit en passant) n’a pas vraiment la même saveur que les deux autres. Il me laisse, finalement, un petit gout de je ne sais quoi, un brin déplaisant.

Traveling arrière

Nous sommes au mois d’avril. Alors que je guette quasi quotidiennement sur l’intranet du boulot l’ouverture des inscriptions pour le Paris-Versailles, je vois arriver les inscriptions pour… les 20 km de Paris qui tombent toujours après. Intrigué, je téléphone au service qui s’occupe de cela et j’apprends avec une pointe de désappointement que les inscriptions pour Paris-Versailles sont closes depuis plus d’un mois. Absent pendant plus de trois semaines pour cause de voyage en Asie (y’a plus grave comme problème, je vous l’accorde), la fenêtre s’était ouverte et refermée sans que je m’en aperçoive. Qu’à cela ne tienne, comme je renonce chaque année à m’inscrire aux 20 km de Paris pour cause de Paris-Versailles, ça sera l’occasion de découvrir cette course qui, parait-il, est formidable. (Lire la suite…)

La course du Run 2011

Tour VaubanAprès des jours de grisaille, de bruine et de vents glacés (si, si, glacés les vents, Sibériques même), le ciel daigne enfin se dégager (un peu) sur le Nord-Cotentin et c’est dans la douceur d’une après-midi enfin estivale que je m’aligne pour la troisième année consécutive sur la course la plus sympa qui soit : la course du Run, aussi appelée les traversées de Tatihou en référence au festival de musique éponyme qui a lieu chaque année sur l’île vers la fin du mois d’août.

Arrivé sur la plage, première surprise, la course part du fond de la plage et fait une boucle devant la cale. Le speaker annonce également que le parcours a été rallongé de 600 mètres, probablement pour étirer le peloton sur le plat afin d’éviter la pagaille mémorable de l’arrivée de l’an dernier. En soi, c’est plutôt une bonne nouvelle. Crédité d’un chrono fantaisiste en 2009, privé de ligne d’arrivée en 2010, la session 2011 serait-elle la bonne ? (Lire la suite…)

5e Baladavélo : 2 cyclistes sous le déluge

Paris – Quettetot #3 : la wet-wet édition

Tom et MiklSur le papier, cette troisième édition du désormais traditionnel Paris-Quettetot avait tout pour devenir la rando étalon des Baladavélos. Un parcours aux petits oignons, des étapes raccourcies et calibrées pour être ni trop courtes ni trop longues, un voyages rallongé pour pouvoir bifurquer un peu et traverser des paysages inédits, bref, c’eut du être la Baladavélo du nec plus ultra. Sur le papier. Sur le terrain, ça s’est assez rapidement transformé en chemin de croix et il aura fallu puiser assez profond dans nos réserves de bonne humeur pour ne pas tout envoyer balader et rentrer à la maison. (Lire la suite…)

Aquathlon découverte, Paris 2011

Quelques brasses dans la Seine pour bien commencer l’été ?

affiche triathlon 2011C’est l’été, le soleil quoique capricieux, inonde la plaine et la capitale a enfin retrouvé un peu de calme. La fin de l’année a été fatigante et j’ai enchaîné les courses sérieuses pendant tout le mois de juin, profitant de ne pas avoir de passage de grade à préparer pour la première fois depuis quatre ans. J’arrive donc en fin de saison avec pas mal de kilomètres dans les pattes, mais tout de même un peu usé et ayant maintenant envie de faire des courses un peu plus rigolotes et surtout, sans pression.

Je jette un coup d’œil sur l’intranet du boulot dans la rubrique « je cours pour la Ville » qui permet de s’inscrire gratos à certaines  courses et je tombe sur le triathlon de Paris. Fera ? Fera pas ? Pas ! 40 bornes de vélo, pani pwoblem, 10 bornes de courses à pied, pani non plus mais par contre 1800 mètres de nage : pas possible du tout ! Avec des palmes, oui, 18 000 même, mais avec mes pieds, c’est inconcevable sans un entraînement qu’il me semble impossible de m’imposer.
Mais que vois-je ? un ch’ti aquathlon tout mignon avec seulement 150 mètres de natation, dans la Seine – whaou, ça c’est fun – suivi d’un petit quinze cent mètres et la possibilité de passer par les mêmes chemins que les pros et la ligne d’arrivée sur le troca. Pas de vélo malheureusement, mon seul point fort, mais qu’à cela ne tienne, si tôt dit si tôt fait, me voila parti pour la grande aventure. (Lire la suite…)

Les foulées du 12e 2011

Je vous l’avais bien dit que j’avais la pêche :-)

Affiche de la courseJe l’avais déjà senti il y a un mois, lors du 10kil du 19e et je m’étais dit que si mon fichu record perso sur 10km devait tomber, c’était maintenant. Je m’étais donc cherché en catastrophe un autre 10km mais en oubliant de vérifier s’il était roulant, ce qu’il n’était, au final, clairement pas. Néanmoins, malgré un parcours très délicat et bien casse-pattes, j’y signais mon meilleur chrono sur la distance depuis des lustres et approchait de quelques secondes seulement mon meilleur temps sur cette distance. C’était donc raté pour ce coup ci mais qu’à cela ne tienne, un autre s’il vous plait, et que ça saute !

Mon choix se porte sur les foulées du 12e. La course a une excellente réputation, le tracé est aussi plat qu’on peut l’être, le cadre est formidable (le bois de Vincennes itself)  et les frais d’inscription sont tout à fait abordables, contrairement à l’autre 10km qui se court au même moment à quelques kilomètres de là en plein cœur de Paris (mais c’est une autre histoire).

Me voila donc au petit matin, à une heure tellement indécente pour un dimanche que je n’ose même pas l’écrire, bravant un froid polaire et un vent glacial, fonçant sur mon vélo au travers des rues désertes et ensommeillées qui descendent vers Montreuil. C’est donc la mâchoire claquante et les poils des cuisses légèrement hérissés que je me dirige vers le bois de Vincennes, que mon sens de l’orientation légendaire me permettra d’ailleurs de visiter en long, en large et en travers avant de trouver enfin le vélodrome dont j’ignorais jusqu’à l’existence 24 heures plus tôt. (Lire la suite…)