Thaïlande 2013

Balades, plongée et rando pour un voyage éclair au royaume du Siam

Bangkok statue du grand palaisNous avons assez longuement hésité avant de retourner en Asie cette année. Pour la première fois depuis cinq ans, nous n’avons pas planifié de voyage d’entraînement au Vietnam et nous avons donc envisagé de nombreuses pistes pour occuper la dizaine de jours de vacances dont nous disposions. Après de longs moments passés à tourner et retourner mon petit globe miniature, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : la perspective de ne pas remettre les pieds sur le continent asiatique était vraiment trop déprimante.

Alors malgré les vacances scolaires tardives nous amenant au début de la mousson, malgré un contexte professionnel délétère qui aurait dû m’inciter à réduire mes congés, malgré un timing trop serré lié à des contingences familiales compliquées, nous avons craqué et nous avons opté pour une petite escapade asiatique en amoureux. Certes, c’était trop court, trop chaud et trop humide mais c’était quand même super bien. Mais court. Mais bien. (Lire la suite…)

Ski hors-piste sur le glacier d’Argentières

Mais dans quoi me suis-je encore fourré…

Avec Tom (nous sommes les rois du monde !)Jusqu’à peu, ne plus faire de ski ne me manquait pas tellement. J’aurais échangé sans l’ombre d’un regret une semaine à Courchevel contre ne serait-ce qu’une seule plongée dans n’importe quelle mer chaude du globe. Il aura donc fallu que je passe quelques jours dans les Vosges, en décembre, pour qu’au contact de la montagne, je me rende compte qu’elle m’avait manqué plus que je ne l’imaginais. À peine rentré, je ne pensais déjà plus qu’à repartir et c’est ainsi que je parviens à convaincre Tom, mon irremplaçable acolyte des Paris-Quettetot à vélo, de m’accompagner dans une petite escapade alpine, histoire d’aller vérifier si je n’ai pas trop perdu mon chasse-neige.

À deux jours du départ, Tom m’appelle pour me demander si je possède un baudrier et du matériel d’escalade. C’est sûr, ça aurait dû m’interpeler.

Après une première journée de chauffe dans le domaine de Balme, l’un des trois domaines skiables de Chamonix,  nous faisons la connaissance d’Igor, un Chamoniard ayant usé ses skis sur tous les versants des aiguilles de la chaine du Mont-Blanc, qui nous propose de nous emmener skier sur le glacier d’Argentières, accessible depuis le sommet des Grands-Montets. (Lire la suite…)

Sport d’automne au pays du munster

Y’a plus de saison ma bonne dame !

Le bonhommeIl m’est arrivé, trop souvent, de m’en être voulu de n’avoir pas, par flemme,  emporté dans ma valise une paire de pompes de course à pied.

Ce fut encore le cas pas plus tard qu’il n’y a pas si longtemps que ça, lors de mon récent passage chez nos voisins Belges. Je garde notamment un souvenir mitigé de la matinée passée à glander dans une chambre d’hôtel de la banlieue de Bruxelles alors que, de mon balcon, je pouvais voir l’entrée du parc du Wolvendael et ses 18 hectares de verdure qui me tendaient leurs branches. C’est ainsi qu’il y a un dizaine de jours, au moment de partir finir l’année dans le massif des Vosges, j’ai glissé, sans trop y croire, mes pompes de trail et un collant dans mon paquetage. Bien m’en a pris.

Tout avait pourtant commencé normalement. Début décembre, un petit passage sur le site internet de la station du Lac-Blanc m’avait  confirmé que la saison était partie sur des chapeaux de roue. La totalité des pistes de ski de cette sympathique petite station étaient alors ouvertes mais lorsque nous débarquons au Bonhomme, trois semaines plus tard, tout à fondu. Il ne reste plus que quelques pistes vertes enneigées artificiellement, une piste de luge à moitié décatie et nos yeux pour pleurer. (Lire la suite…)

Baladavélo#7: froid polaire et confit de canard

Du Pays provinois aux boucles de la Marne

Cet été, pour la première fois depuis quatre ans, je n’ai pas rejoint mon Cotentin natal à vélo. Et comme je n’étais pas en jambe pour faire Paris – l’Estartit avec mon matos de plongée dans les sacoches et les gamines sur le porte-bagage, j’ai passé mon été à polluer la planète et à faire de la course à pied.

Tom, fidèle compagnon de ces toujours délicieusement bucoliques escapades normandes étant inconsolable, nous décidons de remettre ça à l’automne. Après avoir poliment décliné toutes mes propositions pour cause de difficultés à poser des jours des congés, il me convainc d’organiser une petite virée pendant les vacances scolaires. Ça tombe bien, Benji qui en raffole également ne peut se libérer que pendant les vacances. Ça sera donc pour la Toussaint et tant pis si on a un peu froid, faire plaisir à ses amis, ça n’a pas de prix.

Les Baladavélos de Mimi, c’est bien connu, quand on y a gouté une fois, on y revient toujours (ou presque). Je propose donc à tous mes compagnons de route des éditions précédentes de nous accompagner.

Bikers agréés (Lire la suite…)

Les 20 km de Paris en mode mouillé

Pieds de plomb, déluge et mauvais chocolat

logo 20 km de Paris 2012J’avais pas, mais alors pas du tout envie d’y aller ! Je me suis donc fait violence comme jamais. Il faut dire qu’ayant déjà planté le Paris-Versailles 15 jours plus tôt,  je ne pouvais pas décemment me permettre de renoncer deux fois de suite, au risque de me griller définitivement avec le service des sports qui finance généreusement mes inscriptions aux courses populaires parisiennes depuis plusieurs années.

Sauf qu’en tout état de cause, je n’étais absolument pas en état pour enquiller 20 km dans de bonnes conditions. Je me suis donc rendu à cette grande fête de la course à pied avec les cinq kilos pris cet été et jamais reperdus, un coupe-vent dérisoire pour lutter efficacement contre les conditions climatiques exécrables de ce dimanche, le moral dans les chaussettes après le plantage de mon niveau 3, très fatigué, mal entraîné et bof motivé. (Lire la suite…)

Plongée anniversaire sur l’Alja

Un chiffre rond pour une plongée pas vraiment carrée

archipel-les-glenanJe m’étais souvent dit que pour ma 100e plongée, il faudrait marquer le coup d’une manière ou d’une autre mais j’avais plutôt en tête une photo souvenir avec une petite plaque sur laquelle serait écrit 100e ou encore un nez de clown, enfin quelque chose de rigolo ou d’un peu festif.

Finalement, je n’ai rien trouvé de ce type et j’y suis allé avec mon barda et l’expérience acquise lors de mes 99 premières plongées et autant dire que ça n’aura pas été de trop pour gérer cette 100e, que le sort a voulu exceptionnelle et inoubliable mais pas pour les raisons que j’espérais. Et c’est peu de le dire !

A priori, tout partait plutôt pas trop mal. J’avais pensé à tout, trouvé un super bonnet pour me protéger du vent (pas facile d’acheter un bonnet au mois de juillet mais pas impossible), acheté des chaussons un peu plus épais que ce que je porte habituellement car ça caille un peu quand même et j’avais même, pour une fois, pensé à prendre ma serviette. (Lire la suite…)

Baladavélo #6 : la boucle des châteaux

Virée picarde à la découverte des châteaux et abbayes de l’Aisne

6e Baladavélo

La réussite d’une baladavélo repose sur un fragile équilibre entre effort et plaisir, savant mélange de dépassement de soi et de tranquille nonchalance, avec au cœur de chaque virée, le plaisir d’être ensemble pour râler en cœur quand ça monte et redécouvrir ensemble à chaque tournant que, quand même, on habite dans un joli pays.

À force d’organiser ces petites virées champêtres, le cuistot commence à avoir le tour de main mais encore faut-il que tous les ingrédients soient réunis : quelques soirées sur Google map, des feintes de dernière minute, de l’eau, du sucre, des mollets qui chauffent, du gaz, du soleil, du dépassement kilométrique, des blagues pourries et bien sûr des potes ultra sympas parce que sans les potes, la baladavélo ne serait qu’une banale balade à vélo.

Cette 6e édition n’a donc pas dérogé et conformément au cahier des charges, on a bien fait chauffer les mollets et on s’est bien marré. Monsieur Météo France nous avait prédit l’enfer, noyés sous des tonnes de flotte mais les éléments, sans doute impressionnés par mon inébranlable optimisme, nous ont finalement regardés passer sans trop s’en mêler et c’est couvert de belles couleurs que nous voilà rentrés de cette petite virée picarde. (Lire la suite…)

30km de l’Éco-Trail de Paris®

Abandonner, mais finir quand même

tetiere

LogoJ’ai commencé la course à pied en 2007. Au bout de quelques mois, l’envie de me fixer des objectifs concrets est apparue et j’ai commencé à m’intéresser à toutes ces courses, dont je ne soupçonnais même pas l’existence. J’ai découvert que certaines étaient des « classiques », que d’autres étaient « mythiques » ou qu’il fallait les avoir faites au moins une fois dans sa vie de coureur. Nous vivons dans une société de superlatifs et le microcosme de la course hors-stade n’échappe pas à la règle.

À cette époque, je m’en souviens encore, une course créait l’événement et déchainait les passions sur les forums spécialisés : l’Éco-Trail de Paris Ile de France ou comment organiser une course nature de près de 80 km dans une région que tout le monde se représente comme totalement urbanisée et dénuée d’espaces verts. Je regardais cela de loin avec une moue dubitative. Comment donc pouvait-on courir 80km ? Ou même vingt, alors que je peinais à en courir plus de huit et que mon objectif de finir un premier 10km me semblait quasi-insurmontable. Cette course, encensée pour son organisation irréprochable, représentait un monde qui m’était interdit car il me semblait inconcevable que  je sois un jour capable de courir un trail de 80km. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, même si, soyons honnête, ça n’est pas pour demain non plus. (Lire la suite…)

Chronique d’une journée de merde

Samedi 31 décembre

Bien qu’on soit samedi, vacances scolaires obligent, je ne suis pas contraint d’aller bosser. Je me lève néanmoins aux aurores, résolu à en découdre avec l’asphalte francilien. Mon compteur de vélo pour 2011 est bloqué à 2699 km et moi, j’aime bien les comptes ronds. Je me suis donc prévu un petit aller/retour vers Jablines sur la piste du Canal de l’Ourcq, me remémorant avec une pointe de nostalgie notre formidable Balladavélo du mois de mai en direction de la Brie.

véloDehors, il se met à pleuvoir. Pas beaucoup, mais suffisamment pour éclipser ces beaux souvenirs et me rappeler que cette même année, j’ai également vécu l’enfer lors d’un Paris-Quettetot à rallonge au cours duquel j’ai passé des heures à pédaler sous des trombes d’eau et que je déteste rouler sous la pluie. Je renonce donc à la ballade. Je suis d’humeur maussade. J’allume mon PC pour voir si la nuit lui a porté conseil. Record battu, il reste allumé 17 secondes, c’est 7 de mieux qu’hier. J’essaye de me souvenir d’à quand remonte la dernière sauvegarde. Le fait que je ne m’en souvienne pas indique que ça doit faire un petit moment. Je décompte mentalement le nombre de disques durs externes vides ou quasiment vides qui sont présents dans la pièce et dans un soupir, m’effondre dans le canapé, découragé. (Lire la suite…)

Trail de Senlis 2011

Balade picarde pour bien commencer l’hiver

afficheCe matin, je me suis aligné sur un petit trail forestier sans prétention qui renaît de ses cendres après que les organisateurs aient connu quelques déboires, il y a trois ans, lors d’une édition catastrophe qui avait vu les participants des différentes distances, confondre les parcours, se croiser dans tous les sens puis se perdre les uns après les autres. Aucune raison a priori, pour moi qui cours très (trop) peu de trails, d’aller me perdre au fin-fond de la Picardie un dimanche de décembre mais il se trouve que je suis attaché à Senlis pour des raisons sentimentales.

« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant ».

Quand j’étais minot, nous grimpions de temps en temps sur la banquette en skaï de la 504 break familiale pour aller se balader en forêt.  Je n’en garde pratiquement aucun souvenir en dehors de deux cuisses couvertes de boutons après un passage dans un champ d’orties mais ce nom, Senlis, conserve une certaine douceur et reste synonyme de forêt, de fougères et de chemin étroit recouvert de feuilles mortes. (Lire la suite…)