Paris-Versailles 2016

Paris-Versailles 2016

Jamais content

Bon allez, disons-le, je suis déçu. Limite contrarié. Non j’exagère. Juste  déçu. Un peu. Ce n’est pas la première fois que je signe une contre-performance, loin de là. Il m’est arrivé souvent de rater à quelques minutes voire quelques secondes, un objectif que je m’étais fixé et pour lequel je m’étais entraîné sérieusement. Il m’est arrivé souvent de finir dans un tel état de délabrement que réussir ou pas à atteindre mon objectif n’avait plus la moindre importance. Avec l’expérience, j’ai appris à estimer assez précisément ce dont j’étais capable à un instant T et à me fixer des objectifs réalistes. J’avais annoncé à plusieurs reprises que j’allais tenter de faire moins d’une heure trente et me suis entraîné dans cette perspective.  In fine, j’ai, au prix de souffrances exagérées passé la ligne d’arrivée de mon 5e Paris-Versailles en 1h29 et 30 secondes. Je devrais donc être, si ce n’est content, au moins satisfait d’avoir fait ce temps réaliste mais voilà, ce n’est pas le cas.

J’espérais, secrètement, qu’en état de grâce, mu par une force de caractère en acier trempé et d’un moral à toute épreuve, j’allais, faire la course de ma vie et enterrer mon record de 2011, même si je le devinais hors de portée. Fantasme. D’autant qu’en course à pied, je reviens de loin.

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La course du Run 2016

Les pieds dans l’eau, la tête en vacances

logo course du run

Ah, la course du Run… Une course géniale qui se court l’été dans la petite station balnéaire de Saint-Vaast-la-Hougue, dans la Manche et qui consiste à emprunter, à marée descendante, le chemin qui se dessine sous la mer et qui permet d’accéder à l’île de Tatihou. 8,25 kilomètres très difficiles car nécessitant de se réadapter continuellement aux différents sols sur lesquels on court : sable mouillé, sable sec, herbes, cailloux, graviers et bien sûr, les fameuses flaques d’eau qui peuvent atteindre jusqu’à 60 cm de profondeur. Le tout dans un décor unique, l’île abritant notamment une tour Vauban, des fortifications, une réserve ornithologique et un jardin de toute beauté. Rien que ça.

J’avais déjà couru les éditions 2009, 2010 et 2011 et je gardais de cette course des souvenirs mélangés. D’un coté une ambiance fabuleuse et un décor somptueux, de l’autre une organisation un peu olé-olé et des chronos fantaisistes, voire pas de chrono du tout sur l’édition 2010. Je n’ai cependant pas hésité une seconde à m’y réinscrire lorsque j’ai constaté que la date de la course était compatible avec mon agenda estival et je me suis mis en demeure de reprendre l’entraînement après une saison sportive assez catastrophique ponctuée par plusieurs chutes à vélo et d’interminables périodes de fatigues chroniques. (suite…)

Ferraille, grand frais et ibuprofène

Un stage épaves qui porte bien son nom

Il y a deux choses que j’aime par-dessus tout lorsque je plonge : les poissons colorés et la ferraille. Les poissons, pas besoin d’expliquer, c’est intrinsèquement joli. Mais les épaves c’est autre chose. Il faut y aller pour comprendre. Lorsque l’on descend dans le bleu et qu’au bout d’un moment, elle apparait, plus ou moins visible selon les conditions, plus ou moins abimée par le temps, plus ou moins colonisée par les gorgones, c’est parfois magique. Et beau. Et poétique. Et parfois un peu effrayant. Bref, c’est souvent grandiose et je ne m’en lasse pas.

Port Cros

Cette année, la sortie d’automne de notre club de plongée se déroule au Lavandou, petite station balnéaire du Var située juste en face de la réserve naturelle de Port Cros et donc à quelques encablures de quelques-unes des plus magnifiques épaves de Méditerranée. Les plus assidus dès lecteurs de ce blog se souviendront peut-être de mon rendez-vous manqué avec le Donator qui s’était soldé par la noyade d’un appareil photo. Il y avait donc comme un besoin, d’aller voir si cette épave était à la hauteur de sa réputation. Et comme le hasard fait (presque) toujours bien les choses, le club qui nous accueille propose dans la foulée un stage 100% épaves. La période est parfaite, suffisamment éloignée de la rentrée scolaire pour que je puisse poser des congés et à bonne distance de mon passage de grade qui est prévu pour décembre. (suite…)

Trail blanc des Vosges bis

On prend (presque) les mêmes… et on recommence

Il y a tout juste un an, nous quittions Rouge-Gazon fourbus mais contents, assez décidés à remettre ça l’année suivante. Il ne m’aura donc pas fallu longtemps pour convaincre la fine équipe de de remettre le couvert.

panoramaEn deux temps, trois mouvements, la chambre est réservée, les arrhes envoyés et il ne reste plus qu’à surveiller les dates d’ouverture des inscriptions. Première déconvenue, cette année, pas de petite course. La nocturne du samedi soir est maintenue inchangée, le trail court de 17 km du dimanche également mais le trail découverte est supprimé. Yann et Thomas qui étaient chauds pour m’accompagner sur le nocturne et faire le petit circuit le lendemain se retrouvent un peu coincés. Je parviens à les convaincre de faire le 17 km mais du coup ils renoncent au trail nocturne que je vais donc à nouveau courir tout seul 🙁

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La route des quatre châteaux

Balade automnale en terres châtelaines

logo courseLorsque l’on tape « plus belles courses de France » dans Google, on ne tarde pas à trouver des pages de forums qui recensent les « belles à faire » et autres « immanquables ». Il n’y a pas de vrai consensus mais tout de même, certaines courses reviennent assez régulièrement dans les top 10 et parmi elles, la R4C qui est régulièrement citée comme la plus belle course d’Île de France.

Un petit tour sur le site Internet de l’événement m’apprend que les inscriptions seront ouvertes le 15 septembre et qu’il faudra se dépêcher de s’inscrire. Je préviens la bande qu’il ne faudra pas traîner et le jour dit, je suis sur les rangs pour obtenir un des 2700 dossards disponibles. Il fallait aller vite, à 18h, la course est complète et nous ne sommes finalement que deux à être inscrits. Youpi quand même, ça faisait un moment que j’avais envie de la faire celle-ci ! (suite…)

Courses d’automne à Paris

On savait que ça serait dur, ça a été pire.

Voila, nous y sommes. Enfin. Paris-Versailles cru 2014. La course de tous les superlatifs, la plus belle course parisienne et celle où généralement je réalise mes meilleures performances. Distance idéale, format idéal, j’adore cette course. J’ai dû renoncer aux deux dernières éditions depuis que j’ai repris sérieusement la plongée, car je suis souvent en vadrouille à cette période. Mais là non, tout est parfait et en plus il va faire beau (il fait toujours beau quand je cours le Paris-Versailles).

bandeau Paris-Versailles

J’en avais donc fait mon objectif numéro un. Sauf que.

Généralement en août, je cours pas mal mais cet été, non. Des coups de flemme, beaucoup de plongée (course à pied et plongée sont incompatibles) un climat exécrable à Paris et nous voila déjà en septembre avec à peu près zéro kilomètre dans les pattes. Et puis surtout, comme mon épaule me fait moins mal, j’ai décidé de me remettre très sérieusement au vovinam avec comme objectif de passer mon premier dang en juin. Le vovinam m’a trop manqué pendant les quelques mois de repos forcé. J’ai pris du poids, perdu de la souplesse, de l’explosivité. Je me suis encrassé. Mais il faut aussi me (suite…)

Le Merle : 1ère plongée profonde

Narcose, clous rouillés et fil de pêche

CongreEn perçant la surface hier, vivant et en pleine forme, pour la 175e fois de ma palpitante existence, de nombreuses pensées contradictoires se sont bousculées dans ma caboche encore un peu secouée par l’expérience quasi-métaphysique que je venais de vivre. Je venais de passer 44 minutes sous l’eau dont les deux tiers à glander au palier pour déssaturer de tout l’azote accumulé au cours de cette plongée profonde. Ma première plongée au-delà des 50 mètres de profondeur. 52 mètres pour être précis. C’est beaucoup. Ce commentaire fera sourire les plongeurs que ces profondeurs n’impressionnent pas ou plus mais moi, 52 mètres, ça m’impressionne.

Depuis que j’ai mon niveau 3, je suis autorisé à plonger jusqu’à 60 mètres mais encore faut-il qu’il y ait une raison particulière d’aller taquiner ce genre de profondeur. Seule un beau tombant ou une épave peuvent, selon moi, justifier de s’imposer de telles contraintes : temps de plongée limité, attente interminable aux paliers, prise de risque importante. La liste n’est pas exhaustive. (suite…)

Week-end suisse : le trail des Paccots

Pop québécoise, trail alpin et virée romantique. What else ?

Dimanche j’ai couru (enfin courir est un bien grand mot mais j’y reviendrai) la version la plus courte du trail des Paccots. Derrière ce nom improbable, se cache une petite station de ski située à une demi-heure de Lausanne dans les Préalpes fribourgeoises. En Suisse donc.

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En fait je passais dans le coin, j’ai vu de la lumière, etc. etc.
Il faut admettre que cette année, le hasard aura quand même drôlement bien fait les choses… En théorie, la probabilité que je participe à cette course était à peu près nulle. Mais il s’avère que ma chère et tendre a eu l’excellente idée de m’offrir deux places pour un concert des Cowboys fringants un groupe québécois que j’adore et que j’avais une envie folle de voir en concert. Ces jeunes gens n’ayant pas prévu de venir en France avant un moment et le Québec étant un peu loin, le festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec tombait à pic, en plein milieu du week-end de la Pentecôte propice à une longue échappée.

J’eus pu m’en contenter. Mais la tentation de chercher un petit trail dans les parages (des fois que) aura été trop grande. Je n’ai pas eu besoin de chercher longtemps, il se court désormais des trails à peu près partout à peu près tout le temps. Mais celui-là, il faut bien reconnaître qu’il tombait quand même vraiment pile-poil. (suite…)

Les 10 km du 19e… encore !

Et de 5 !

Affiche 10 km du 19eJe m’aligne aujourd’hui sur le 10 km du 19e, une course qui a toujours une saveur particulière. En courant ici, j’ai un peu l’impression d’être le régional de l’étape, les supporters en moins. Et puis c’est la course de mes débuts. Qu’est ce que j’en avais bavé la première année !

C’est en effet ma cinquième participation, après avoir séché les éditions 2012 et 2013 qui tombaient pendant ma longue période de forte démotivation post marathon. C’est une course difficile au parcours particulièrement alambiqué constitué de montées bien raides et de descentes interminables. Pour reprendre l’excellente formule de Daniel Pontal, elle permet de joindre l’inutile au désagréable. Raison de plus pour ne pas y résister et c’est donc sans trop me faire prier que j’accepte de rejoindre Guy et Laurent qui, eux non plus, je le sais, ne rateraient cette course casse-pattes pour rien au monde.

Et en plus je suis en forme. Depuis quelques mois, mon épaule en vrac me privant de Vovinam, j’ai désormais bien plus de temps pour cavaler et j’ai donc engrangé pas mal de kilomètres, participé à beaucoup de courses et surtout recommencé à (un peu) progresser, après plusieurs années de stagnation.

Je ne m’entraîne cependant pas du tout pour améliorer mon temps sur 10 km car ce format de course ne me convient définitivement pas. Je n’y brille pas et je n’y prends aucun plaisir. Seul mon obstination à tenter de parvenir un jour à passer sous les 50’ me pousse donc à y participer. Enfin en l’occurrence, même pas puisque les 10 km du 19e est bien le dernier endroit où il faut aller pour espérer faire un chrono. Tout cela vous semble illogique, contradictoire et paradoxal ? C’est normal, il faut y être pour comprendre 😉 (suite…)

The Trail Yonne au pied levé

Un Trail court, semi urbain, au gout de semi-marathon

Affiche The Trail YonneNous sommes le mardi matin le plus triste du monde. Il fait gris, je reprends le taf après une semaine de vacances trop courte en Provence où j’ai couru un trail de folie dans les montagnes de la Drôme, fait une chouette balade dans un coin paumé du Vaucluse avec une super copine que je n’avais pas revue depuis des lustres, kayaké dans les gorges de l’Ardèche et joué à Tarzan au dessus de l’Eyrieux.  Je suis donc là, assis devant ma boite mail pro qui contient 453 messages non lus, plongé dans une sorte de grand désarroi face à l’ampleur de la tâche.

Le premier mail qui attire mon attention n’a rien à voir avec le boulot. Je commence donc par celui-là. Il est envoyé par une copine qui m’explique que son chéri est blessé et propose de me refiler son dossard pour un trail au fin fond de la Bourgogne la semaine suivante.

Vous savez comme je suis. J’aime pas gâcher.

Un petit coup d’œil sur Ternet et j’apprends que ce trail a une bonne réputation, que le départ est donné dans une très jolie ville et qu’il y a 2 distances acceptables pour moi : 18 et 35 km. Je ne suis pas très chaud pour le 35. Après avoir enchaîné l’écotrail et le trail de la Drôme, ça commence à faire beaucoup mais l’organisateur accepte l’échange de dossard et m’autorise à courir sur la distance de mon choix. Je me rabats donc prudemment sur le 18 km, d’autant qu’avec 500 mètres de D+ répartis sur 5 belles bosses, la balade s’annonce quand même un peu relevée. (suite…)