Les sentiers d’Allonne

Trail court usant près des dunes d’Hatainville

Ready !Depuis que je me suis remis à courir sérieusement, j’ai repris l’habitude, lorsque je sais que je dois me déplacer quelque part hors de mon île-de-France natale, de toujours regarder si des fois, par hasard, y’aurait-y pas une ch’tite course rigolote qui se court dans les parages. J’avais perdu cette formidable habitude qui m’avait permis de me retrouver à ganbader sur les falaises de Bonifacio ou dans les Alpes Vaudoises et c’est avec une certaine gourmandise que je parcours le site de Normandie course à pied à la recherche d’une éventuelle coursette nature en terre cotentine.

C’est ainsi que j’apprends qu’il existe aux Moitiers-d’Allonne, bourgade sympathique où nous avions d’ailleurs loué une maison il y a quelques décennies, un trail court au parcours alléchant qui doit nous mener dans les dunes d’Hatinville, un de mes endroits préféré pour courir, via des chasses forestières et de nombreux sentiers caillouteux. Miam. Le timing par contre n’est pas transcendant. Un samedi après-midi, plutôt qu’un traditionnel dimanche matin et surtout, 5 jours seulement après notre Baladavélo #8.

Cette Baladavélo, j’en reviens épuisé et à moitié malade. La semaine qui s’en suit sera une semaine pour rien, passée à errer de mon bureau à mon appart, me trainant entre les deux comme une âme en peine. Le vendredi, seulement, veille de la course, je reprends un peu de poil de la bête mais je passe mon après-midi à courir dans les transports en commun allant de gare en aéroport pour récupérer mes Schtroumpfettes que j’avais éparpillées aux quatre coins du vieux continents. Les 4 heures de bagnoles pour descendre en Normandie finissent de me rétamer et je me présente donc ce samedi après-midi sur la ligne de départ dans un état de méforme assez exceptionnel. Mais bon 15 bornes, ça doit pouvoir passer facile, surtout dans un décor aussi sympa.

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Baladavélo #8 : Paris-Normandie-Picardie

Quatre longues années…

Dans la pampa

Plus de quatre ans nous séparent désormais de la dernière baladavélo. Les années passent tellement vite. Il faudrait plusieurs vies pour avoir le temps de tout faire. Et puis allez savoir pourquoi, un matin ça m’a pris, comme ça, je me suis dit qu’il était temps de repartir en balade.

Le temps a passé donc et mes acolytes des éditions précédentes se sont éloignés. Ou ont fait des bébés. Voire sont partis à l’autre bout de la France faire des bébés.

Tom, lui, n’a jamais participé à mes petites boucles touristiques confortables en chambres d’hôtes. Tom, c’est mon compagnon de galère des Paris-Quettetot, des tentes sous la pluie et des étapes interminables de 140 bornes. Notre dernière aventure vélocipédique avait tourné au cauchemar et je n’ai plus jamais rejoint le Cotentin en vélo depuis. Ni avec, ni sans lui. Pourtant, quand je lui propose de partir faire une petite boucle de 4 jours autour de Paris, il signe tout de suite en bas d’une page blanche. Et il me promets de trouver un vélo d’ici là. Normal.

Tom et moi, c’est deux styles différents. Pour Tom, un vélo de course des années 60 acheté 25 € chez Emmaüs peut faire l’affaire. Partir pour 400 km de balade avec pas une minute de vélo dans les pattes également.

Nouvelle selleDe mon côté, n’ayant pas ses prédispositions hors norme et son endurance naturelle, je compense en besognant. Je roule beaucoup les semaines précédentes, repère avec méticulosité les itinéraires et bichonne mon vélo. Je me fais même un petit caprice en prévision de cette longue rando. Un selle Brooks, un vieux rêve, la Rolls des selles, promettant des étapes confortables comme jamais. Je la paye cinq fois le prix du vélo de Tom mais je considère que mon popotin vaut bien ça. (suite…)

20 km de Paris 2016

Mykoeul is back !

Ceux qui me connaissent savent que s’il y a bien un défaut que je n’ai pas, c’est la modestie. Aussi, je crois qu’il est inutile de tourner autour du pot, ma gestion de course, ce dimanche, pour ma 6e participation aux 20 km de Paris, a été, tout simplement… parfaite ! 🙂 Rien que ça.

20 km de Paris 2016

Alors certes je finis 13459e, ce qui ne sera pas suffisant pour me qualifier pour les prochains jeux olympiques, même s’ils ont lieu à Paris, mais je suis, vous l’avez compris très (vraiment très) content quand même. D’autant que ça fait quand même pas loin de 5 ans que je n’avais pas amélioré un de mes records personnels.

Il y a 15 jours, je parvenais après une course exténuante à atteindre l’objectif trop modeste que je m’étais fixé et n’en avait retiré qu’une petite déception teintée d’amertume. J’avais néanmoins fini mon récit sur une note optimiste et un vœux : battre un record. Faire une belle course, être enfin content d’avoir couru. Re-goûter au plaisir subtil du devoir accompli. Finir 15000e d’une course en étant heureux comme un cycliste qui remporte l’Alpe d’Huez.

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Paris-Versailles 2016

Paris-Versailles 2016

Jamais content

Bon allez, disons-le, je suis déçu. Limite contrarié. Non j’exagère. Juste  déçu. Un peu. Ce n’est pas la première fois que je signe une contre-performance, loin de là. Il m’est arrivé souvent de rater à quelques minutes voire quelques secondes, un objectif que je m’étais fixé et pour lequel je m’étais entraîné sérieusement. Il m’est arrivé souvent de finir dans un tel état de délabrement que réussir ou pas à atteindre mon objectif n’avait plus la moindre importance. Avec l’expérience, j’ai appris à estimer assez précisément ce dont j’étais capable à un instant T et à me fixer des objectifs réalistes. J’avais annoncé à plusieurs reprises que j’allais tenter de faire moins d’une heure trente et me suis entraîné dans cette perspective.  In fine, j’ai, au prix de souffrances exagérées, passé la ligne d’arrivée de mon 5e Paris-Versailles en 1h29 et 30 secondes. Je devrais donc être, si ce n’est content, au moins satisfait d’avoir fait ce temps réaliste mais voilà, ce n’est pas le cas.

J’espérais, secrètement, qu’en état de grâce, mu par une force de caractère en acier trempé et d’un moral à toute épreuve, j’allais, faire la course de ma vie et enterrer mon record de 2011, même si je le devinais hors de portée. Fantasme. D’autant qu’en course à pied, je reviens de loin.

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La course du Run 2016

Les pieds dans l’eau, la tête en vacances

logo course du run

Ah, la course du Run… Une course géniale qui se court l’été dans la petite station balnéaire de Saint-Vaast-la-Hougue, dans la Manche et qui consiste à emprunter, à marée descendante, le chemin qui se dessine sous la mer et qui permet d’accéder à l’île de Tatihou. 8,25 kilomètres très difficiles car nécessitant de se réadapter continuellement aux différents sols sur lesquels on court : sable mouillé, sable sec, herbes, cailloux, graviers et bien sûr, les fameuses flaques d’eau qui peuvent atteindre jusqu’à 60 cm de profondeur. Le tout dans un décor unique, l’île abritant notamment une tour Vauban, des fortifications, une réserve ornithologique et un jardin de toute beauté. Rien que ça.

J’avais déjà couru les éditions 2009, 2010 et 2011 et je gardais de cette course des souvenirs mélangés. D’un coté une ambiance fabuleuse et un décor somptueux, de l’autre une organisation un peu olé-olé et des chronos fantaisistes, voire pas de chrono du tout sur l’édition 2010. Je n’ai cependant pas hésité une seconde à m’y réinscrire lorsque j’ai constaté que la date de la course était compatible avec mon agenda estival et je me suis mis en demeure de reprendre l’entraînement après une saison sportive assez catastrophique ponctuée par plusieurs chutes à vélo et d’interminables périodes de fatigues chroniques. (suite…)

Ferraille, grand frais et ibuprofène

Un stage épaves qui porte bien son nom

Il y a deux choses que j’aime par-dessus tout lorsque je plonge : les poissons colorés et la ferraille. Les poissons, pas besoin d’expliquer, c’est intrinsèquement joli. Mais les épaves c’est autre chose. Il faut y aller pour comprendre. Lorsque l’on descend dans le bleu et qu’au bout d’un moment, elle apparait, plus ou moins visible selon les conditions, plus ou moins abimée par le temps, plus ou moins colonisée par les gorgones, c’est parfois magique. Et beau. Et poétique. Et parfois un peu effrayant. Bref, c’est souvent grandiose et je ne m’en lasse pas.

Port Cros

Cette année, la sortie d’automne de notre club de plongée se déroule au Lavandou, petite station balnéaire du Var située juste en face de la réserve naturelle de Port Cros et donc à quelques encablures de quelques-unes des plus magnifiques épaves de Méditerranée. Les plus assidus dès lecteurs de ce blog se souviendront peut-être de mon rendez-vous manqué avec le Donator qui s’était soldé par la noyade d’un appareil photo. Il y avait donc comme un besoin, d’aller voir si cette épave était à la hauteur de sa réputation. Et comme le hasard fait (presque) toujours bien les choses, le club qui nous accueille propose dans la foulée un stage 100% épaves. La période est parfaite, suffisamment éloignée de la rentrée scolaire pour que je puisse poser des congés et à bonne distance de mon passage de grade qui est prévu pour décembre. (suite…)

Trail blanc des Vosges bis

On prend (presque) les mêmes… et on recommence

Il y a tout juste un an, nous quittions Rouge-Gazon fourbus mais contents, assez décidés à remettre ça l’année suivante. Il ne m’aura donc pas fallu longtemps pour convaincre la fine équipe de de remettre le couvert.

panoramaEn deux temps, trois mouvements, la chambre est réservée, les arrhes envoyés et il ne reste plus qu’à surveiller les dates d’ouverture des inscriptions. Première déconvenue, cette année, pas de petite course. La nocturne du samedi soir est maintenue inchangée, le trail court de 17 km du dimanche également mais le trail découverte est supprimé. Yann et Thomas qui étaient chauds pour m’accompagner sur le nocturne et faire le petit circuit le lendemain se retrouvent un peu coincés. Je parviens à les convaincre de faire le 17 km mais du coup ils renoncent au trail nocturne que je vais donc à nouveau courir tout seul 🙁

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La route des quatre châteaux

Balade automnale en terres châtelaines

logo courseLorsque l’on tape « plus belles courses de France » dans Google, on ne tarde pas à trouver des pages de forums qui recensent les « belles à faire » et autres « immanquables ». Il n’y a pas de vrai consensus mais tout de même, certaines courses reviennent assez régulièrement dans les top 10 et parmi elles, la R4C qui est régulièrement citée comme la plus belle course d’Île de France.

Un petit tour sur le site Internet de l’événement m’apprend que les inscriptions seront ouvertes le 15 septembre et qu’il faudra se dépêcher de s’inscrire. Je préviens la bande qu’il ne faudra pas traîner et le jour dit, je suis sur les rangs pour obtenir un des 2700 dossards disponibles. Il fallait aller vite, à 18h, la course est complète et nous ne sommes finalement que deux à être inscrits. Youpi quand même, ça faisait un moment que j’avais envie de la faire celle-ci ! (suite…)

Courses d’automne à Paris

On savait que ça serait dur, ça a été pire.

Voila, nous y sommes. Enfin. Paris-Versailles cru 2014. La course de tous les superlatifs, la plus belle course parisienne et celle où généralement je réalise mes meilleures performances. Distance idéale, format idéal, j’adore cette course. J’ai dû renoncer aux deux dernières éditions depuis que j’ai repris sérieusement la plongée, car je suis souvent en vadrouille à cette période. Mais là non, tout est parfait et en plus il va faire beau (il fait toujours beau quand je cours le Paris-Versailles).

bandeau Paris-Versailles

J’en avais donc fait mon objectif numéro un. Sauf que.

Généralement en août, je cours pas mal mais cet été, non. Des coups de flemme, beaucoup de plongée (course à pied et plongée sont incompatibles) un climat exécrable à Paris et nous voila déjà en septembre avec à peu près zéro kilomètre dans les pattes. Et puis surtout, comme mon épaule me fait moins mal, j’ai décidé de me remettre très sérieusement au vovinam avec comme objectif de passer mon premier dang en juin. Le vovinam m’a trop manqué pendant les quelques mois de repos forcé. J’ai pris du poids, perdu de la souplesse, de l’explosivité. Je me suis encrassé. Mais il faut aussi me (suite…)

Le Merle : 1ère plongée profonde

Narcose, clous rouillés et fil de pêche

CongreEn perçant la surface hier, vivant et en pleine forme, pour la 175e fois de ma palpitante existence, de nombreuses pensées contradictoires se sont bousculées dans ma caboche encore un peu secouée par l’expérience quasi-métaphysique que je venais de vivre. Je venais de passer 44 minutes sous l’eau dont les deux tiers à glander au palier pour déssaturer de tout l’azote accumulé au cours de cette plongée profonde. Ma première plongée au-delà des 50 mètres de profondeur. 52 mètres pour être précis. C’est beaucoup. Ce commentaire fera sourire les plongeurs que ces profondeurs n’impressionnent pas ou plus mais moi, 52 mètres, ça m’impressionne.

Depuis que j’ai mon niveau 3, je suis autorisé à plonger jusqu’à 60 mètres mais encore faut-il qu’il y ait une raison particulière d’aller taquiner ce genre de profondeur. Seule un beau tombant ou une épave peuvent, selon moi, justifier de s’imposer de telles contraintes : temps de plongée limité, attente interminable aux paliers, prise de risque importante. La liste n’est pas exhaustive. (suite…)