Le piaf

Tout petit déjà…

Piaf himself

Je m’appelle Mi-K-L et j’ai 35 ans. Côté boulot, après (ou plutôt à la place) de brillantes études qui ont l’originalité de n’avoir jamais été entamées à cause d’un petit détail anecdotique (pas de bac, pas de chocolat), j’ai sévi pendant de nombreuses années en tant qu’animateur volontaire (CVL., classe transplantées) puis permanent dans divers centres de loisirs. Tout d’ abord animateur, chef de centre puis directeur, je suis actuellement coordo pédagogique dans une circonscription des affaires scolaires parisienne. Une jour je vous raconterai mais très franchement, ça ne mérite pas un paragraphe dans un blog.

Mes bulles

Bien sûr il y a le web. Mais comme la vie ne peut se résumer à rester scotché devant l’écran rectangulaire d’un ordinateur, il m’arrive aussi de faire des choses extrêmement concrètes. Si je m’autorisais une petite digression métaphorique, je dirais que mes passions ont toutes en commun d’être rondes (comme des bonbons ?)

J’ai d’abord passé quelques années à essayer de décoder des bulles noires et des bulles blanches qui s’entêtaient à rester profondément absconses à mes yeux. Sur une basse d’abord, ce qui m’a valu d’être surnommé par un saxophoniste repenti qui se reconnaîtra « le seul bassiste arythmique qui arrive à jouer les feuilles mortes sans se planter », et ça, ce n’est pas rien ! Sur une gratte folk ensuite, parce que tout animateur qui se respecte doit savoir jouer le « petit âne gris » sur une gratte, c’est un minimum. Devenu raisonnable en grandissant, j’ai décidé que pour maintenir une bonne harmonie avec mes proches et entretenir des relations de bon voisinage, il serait plus prudent de mettre ma carrière de chanteur de charme en sommeil bien qu’il m’arrive encore parfois, à la tombée du jour, d’endormir (hum) mes deux (seules) fans avec un vieux « Dis-moi Céline » des familles (rigolez pas, elles adorent).

Des bulles dans des cases. J’ose avouer un petit béguin pour Navïs. C’est dit. Et une certaine forme d’admiration pour Carmen Mc Callum. J’aime la décontraction de Travis, le jusqu’au boutisme de Nash, la candeur de Nao et même quand j’accepte de délaisser le space opéra, la dépression de Marco. Ainsi, j’erre de bulles en bulles, d’Anachron à Troyes, toujours par des galaxies très lointaines peuplées de dragons immortels, de mantrisses, de sommeil téta… Mon dernier coup de coeur, le réseau Bombyce, une merveille !

Des vraies bulles aussi, qui remontent doucement vers la surface, car moi y’en a bien aimer faire trempette. Ne comptez pas sur moi pour avouer publiquement dans un blog que ça m’est venu en voyant le Grand bleu. D’autant que même si j’ai longtemps affirmé l’avoir vu neuf fois au cinéma, je peux bien confesser aujourd’hui que c’est extrêmement exagéré…

Des bulles aux pieds bien sûr, ou ma vie sur roulettes. Parce que la ville est plus belle quand on la traverse sur des patins, parce que le baril de pétrole peut bien flamber, nous on roule.

Et puis il y a ma bulle, celle où je mets tout le reste, tout ce qui a vraiment de l’importance, mais ça, c’est ma bulle à moi et je me la garde.

Savoir qu’il y a des gens qui s’ennuient dans la vie m’attriste profondément…