EDF challenge Paris – 2,5 km Open

Deux très longs kilomètres et demi

Affiche EDF ChallengeIl y a un an tout juste, j’ai décidé de me mettre sérieusement à la natation avec l’idée de participer à mes premiers triathlons. Partant de très loin, j’ai assez vite progressé et presque aussi vite stagné car la natation est un sport où la technique a une grande importance. Et je n’ai jamais été un grand technicien. Cependant, j’ai assez rapidement atteint le niveau que je m’étais fixé, à savoir être capable de nager les distances des triathlon S et M : 750 et 1500 mètres.

Les résultats ont suivi, plus qu’encourageants, entrainant une certaine euphorie. Après avoir fini dans la première moitié du classement de ma première course de nage en eau libre, je m’étais scotché moi même en faisant un classement tout à fait sidérant au triathlon de Paris. Grisant. Se retrouver, deux fois de suite, dans le haut, voire le très haut du classement avait quelque chose de magique. Et comme c’était trop beau pour être vrai, ça n’a évidement pas duré 🙂 .

Après une contre performance sans appel sur mon second triathlon, il y ‘avait de bonnes chances que ça soit encore pire sur la compétition du jour, un 2500 mètres en eau libre dans le bassin de la Villette. Cette distance, je ne l’ai jamais nagée. En piscine, mes plus grosses séances font 2000 mètres, avec des pauses entre les séries. En mer j’ai nagé une fois 2100 mètres mais le sel offre une très bonne portance et là, on sera en eau douce. Crade, mais douce. (suite…)

Triathlon S d’Attichy

Affiche triathlon d'AttichyAprès mes deux premiers triathlons, j’avais un peu fanfaronné, c’est vrai. Mais il faut dire que j’étais drôlement content. J’avais bien nagé, roulé à bloc et limité la casse en course à pied. À Paris, mon très bon chrono en vélo m’avait permis de me classer plus haut dans la liste des finishers que sur aucune course, toutes catégories confondues. Mais bon, c’est Paris, un triathlon populaire avec beaucoup de néophytes qui, comme moi, profitent de l’occasion pour se tester sur ce sport sympathique.

Ça m’avait drôlement boosté pour passer sur la distance supérieure, la distance M, qui reste mon défi principal. Dans ma to do list, il y a « boucler un triathlon M » alors depuis un an, j’ y travaille. J’avais en ligne de mire celui de Cherbourg. Il n’est pas très cher, il est quasi à la maison mais voila, la partie natation se fait en mer.

Tout le monde me dit que c’est plus facile car avec le sel, on est mieux porté, mais ça me contrarie. Je n’ai jamais nagé en mer et ces 1500 mètres m’inquiètent. Je traine, attends d’avoir pu me tester et lorsque vers fin août je rentre rassuré d’une balade en mer de 2100 mètres qui est passée toute seule, je décide de m’inscrire mais découvre avec beaucoup d’amertume que c’est trop tard. Les inscriptions sont closes, c’est complet. (suite…)

Triathlon de Paris – Sprint 2019

Je vais plutôt vous le prendre en taille S

Maintenant que l’ascenseur émotionnel a fini ses aller-retours et que j’ai à peu près repris mes esprits, se pose à moi la question de savoir comment je vais bien pouvoir vous le raconter ce triathlon de Paris. Généralement, l’autodérision fonctionne bien pour narrer mes fins de courses laborieuses mais comment raconter cette aventure là sans tomber dans l’autosatisfaction béate ? Car disons-le franchement, ce triathlon, je l’ai déchiré ! Ce récit, je ne l’ai même pas commencé qu’il empeste déjà la testostérone.

Il faut savoir que ça fait un paquet d’années que je louche sur le triathlon de Paris avec plus ou moins d’insistance mais j’ai longtemps pensé que le format était un peu trop costaud pour moi. Pour le piètre nageur que je suis, 1,5 km de natation, c’était difficilement concevable. Les 40 km de vélo à bloc, compliqués. Et les 10 km de course à pied derrière avec les jambes en bois, encore plus. Ces distances correspondent au format olympique ou plus simplement le format M depuis que les triathlons ont pris des noms de tee-shirt.

De plus, il tombe toujours le même week-end que les 24 heures du Mans roller. Lorsqu’en 2013 la préfecture de Paris condamne à mort ce triathlon en interdisant la baignade dans la Seine, je me souviens très bien d’avoir été rempli de regrets. Lorsque il renait de ses cendres quelques années après, j’ai recommence à loucher dessus en me disant que quand même, ce serait un truc de fou d’arriver à enchaîner tout ça. Et chaque année, je retourne au Mans.

L’an dernier cependant, après avoir failli laisser ma peau sur le circuit Bugatti, je prends la décision de ne pas y retourner et dans la foulée, me fixe un an pour apprendre à nager le crawl et m’affuter pour le triathlon. Je perds 6 kilos, me mets à nager deux fois par semaine, m’entraîne sérieusement en course à pied, parviens à nouveau à courir le Paris-Versailles en moins d’une heure trente, explose mon temps sur la course des 4 châteaux, reprends sérieusement le vovinam et marche 10 km par jour, fixé sur mon objectif. (suite…)

Open swim star 2019 – 1 km

Barbotage dans l’eau verdâtre du canal de l’Ourcq

Ce dimanche, y’avait course. L’Open swim star, c’est son petit nom. Une compétition de nage en eau libre (comprendre hors piscine) qui consiste à se jeter dans l’eau trouble du bassin de la Villette et à affronter 200 autres nageurs et nageuses surexcités en essayant de ne pas se noyer.

Mais que diable était-il venu faire dans cette galère me demanderez-vous ? Eh bien figurez-vous que depuis le début de l’année scolaire, je nage. Une ou deux fois par semaine même, avec beaucoup d’assiduité. Et du crawl en plus. Mais oui. J’m’y suis mis.

Après 44 ans de brasse, j’ai décidé de me frotter à la nage libre, non par amour des carreaux et du chlore mais avec l’idée de m’aligner cet été sur le triathlon de Paris.

J’ai donc beaucoup nagé, beaucoup progressé et je suis parvenu à plusieurs reprises à nager un kilomètre en piscine sans interruption en améliorant à chaque fois mon temps pour finalement stagner aux alentours de 23 minutes. À ce moment là du récit, je suis incapable de dire si c’est bien ou pas mais c’est assez loin de la barrière horaire de la course qui fixe un temps maxi de 40 minutes. (suite…)

Triathlon XS des Pieux

Alors là les amis, ça faisait un paquet de temps que je ne m’étais pas autant amusé en faisant un truc sportif avec mes pieds (et un peu tout le reste du corps en fait). Le triathlon, ça fait un moment que ça me trotte dans la tête. J’avais d’ailleurs tenté un aquathlon dans la Seine il y a quelques années et je n’y avais pas été ridicule.

Ceci étant, j’hésitais. Pas vraiment nageur (plutôt plongeur), pas vraiment coureur cycliste (mais randonneur endurant) et coureur à pied assez médiocre, sur le papier, je me trouvais loin des standards de l’exercice. Mais bon, me dis-je, tentons.

Je décide donc de m’attaquer à la discipline humblement avec le format le plus court qui existe, le triathlon XS. Le S est un peu plus costaud, puis les choses sérieuses commencent avec le format M, le format olympique, celui du triathlon de paris auquel, je ne m’en cache pas, j’aimerais bien aller me frotter. Au-delà, les formats L et XL ne me semblent pas accessibles. Ni aujourd’hui, ni jamais.

Le XS disais-je, tout petit triathlon pour essayer et voir si c’est bien. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, il se trouve qu’il s’en court un au Pieux, le gros bourg près duquel je passe la moitié de mes vacances. Et en plus il se dit qu’il est top. So be it. (suite…)

La course du Run 2018

La traditionnelle de l’été en mode lendemain de fête

Il fallait une bonne dose de motivation et peut être même un peu de courage pour s’aligner ce dimanche sur la 15e (la 6e en ce qui me concerne) édition de la Course du Run de Tatihou. Après des semaines de canicule, le climat normand a en effet décidé que c’était aujourd’hui qu’il reprenait ses droits, et pour fêter ça, il nous a carrément gâtés. Trombes d’eau, rafales de vent, ciel gris pour ne pas dire noir, brume bien épaisse et bien humide, bref, en un mot comme en cent, un sacré temps de merde. Alors forcément, toute la matinée, j’hésite.

D’un côté, quand je regarde par la fenêtre, j’ai pas envie. D’un autre côté après le fiasco des 24 heures du Mans je me dis que je ne peux pas décemment annuler le Run pour trois gouttes d’eau et quelques rafales de vent. Mais quand même, j’ai pas envie.

Je trouve quand même un filet de motivation et décide in extremis de tenter le coup. Ayant oublié ma tenue de pluie à Paris, je ne sais pas vraiment comment m’habiller. Je tente le haut d’hiver bien chaud en espérant qu’il fera un peu coupe-vent et que la pluie finira par se calmer et me voici parti vers Saint-Vaast-La-Houge. Seul. Et franchement, la course du Run avec le pique-nique en famille avant et la glace sur le port après c’est une chose ; la course du Run seul à se peler sous la flotte en attendant le départ, c’en est une autre.

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Les 13h11 du Mans roller

2017 : duo d’enfer, 2018 : l’enfer du duo

L’an dernier, je quittais le Mans sur un petit nuage, pas peu fier d’avoir contribué à approcher notre duo du podium. J’aurais dû en rester là. Mes chances de faire mieux étaient nulles ou presque. À moins bien sûr de m’entraîner dur, ce que tout le monde y compris moi savait parfaitement que je ne ferai pas.

Mais comme chaque année, j’ai re signé. Et comme les étoiles ne peuvent pas toujours être parfaitement alignées, cette 10e participation aux 24 heures du Mans roller a tourné en eau de boudin.

Y aller, pas y aller…

Début juin. Alors que je regarde le soleil se coucher sur les calanques, perclus de douleurs lombaires, j’apprends qu’une des patineuses de l’autre équipe Roolilalet’s, blessée, renonce à participer. Vu le temps que je viens de passer à lui trouver des coéquipiers, j’ai la certitude que je ne pourrai pas la remplacer. Je me retrouve donc avec, d’un côté, une équipe maudite définitivement impossible à boucler et de l’autre un Vincent que je ne veux pas abandonner malgré une furieuse envie de tout envoyer balader. Une idée géniale me vint alors, caser Vincent dans l’équipe de 6 et déclarer forfait.

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Les sentiers de la Hague 2018

Moi, mes adversaires imaginaires et l’air du Cotentin

[Préambule] Avoir un copain imaginaire, quand on est un petit enfant, c’est mignon. Quand on est adulte, on parle généralement de schizophrénie. C’est tout de suite moins mignon. Mais si on fait de la course en pied, alors là, ça va. Ton ami imaginaire, c’est ta montre qui te le crée. On appelle ça un virtual partner. Un coureur théorique, régulier comme un robot qui court devant toi mais que tu ne peux pas voir. Bref, un truc bien con. Je boycotte. Mais ce dimanche, dans le même esprit, j’ai développé un nouveau concept : la virtual race in my mind.

Je profite en effet d’une escapade dans le Cotentin pour m’inscrire aux sentiers de la Hague. 31e édition, du solide me dis-je. Les sentiers du coin, je connais. Il y a un peu moins de 2 ans, j’avais vécu l’enfer sur les sentiers d’Allonne, un trail local où j’avais fini bon dernier dans ma catégorie, boité pendant 3 jours et mis près d’un mois à me remettre de cette sortie catastrophique et épouvantablement mal gérée. Je m’étais promis qu’on ne m’y reprendrait plus mais voilà, le temps passe et la gourmandise reprend le dessus. Et sur le papier, cette course, c’est le rêve : l’anse Saint Martin, Omonville la Rogue, que des endroits magnifiques. J’opte pour le 15 km, ma distance préférée et en route pour l’aventure.

Le départ se fait au Manoir du Tourp, un bien bel endroit. Je récupère mon dossard en un clin d’oeil et je poireaute en attendant le départ. Il y a une arche un podium, des tas de traileurs avec des dossards, du café en libre service, bref ça a l’air super bien organisé et j’ai hâte de m’y coller. (suite…)

20 kilomètres de Paris 2017

9 microscopiques secondes

Alors, ces 20 km de Paris, on se la joue comment ? Si vous m’aviez posé cette question il y a 3 mois, en plein été, lorsque je m’entrainais au soleil, je vous aurais répondu sans hésiter : « on s’attaque au record et on y croit ».

Si par contre, si vous m’aviez posé la question le  matin du départ, pendant que je ruminais devant ma tasse de café, je vous aurais sans doute fait une réponse très différente.

20 km de ParisTout l’été, ces 20 km étaient mon objectif prioritaire. Contraint de faire l’impasse sur Paris-Versailles après avoir oublié d’envoyer mon dossier d’inscription, j’avais décidé de ne m’entraîner que pour ça. Pas de côtes, peu de VMA, juste des sorties régulières et des passages à 11 km/h pour avoir l’allure bien dans les jambes le jour J.

Et puis comme souvent à la rentrée, le quotidien a repris le dessus. Journées de boulot interminables, climat automnal déprimant, incapacité à maintenir un poids décent, bref ça restait jouable mais sans trop de conviction. Et puis s’est présentée à moi une opportunité de faire quand même le Paris-Versailles.  J’aurais pu et dû dire non mais voila, vous savez comme je suis, j’aime pas gâcher. J’y suis donc allé et ce fut catastrophique. Le genre de course qui se passe tellement mal qu’il est presqu’impossible d’en faire un article rigolo. J’explosais en vol au 13e kilomètres et finissait la course au petit trot, passant la ligne en boitant à plus de 12 minutes de mon record. Affligeant. (suite…)

La course du Run 2017

De l’eau jusqu’au nombril pour une édition fatigante

La course du Run, je ne cesse de le répéter, est une course formidable quoique difficile. Cette année, elle fut, définitivement formidable mais exceptionnellement difficile. Comme jamais. Les flaques cette année, n’étaient pas de flaques mais des abysses. On n’a pas couru dans l’eau, on y a coulé ! De l’eau jusqu’au nombril dans les pires creux, de mémoire, ça n’était jamais arrivé. Alors évidement, tout le monde a ralenti. Enfin, presque tout le monde. Le vainqueur de l’an dernier qui l’avait emporté en 27 minutes en a mis deux de plus cette année. Il n’a d’ailleurs fini que second, le premier affichant un chrono épatant à 29 minutes 15. À leur niveau deux minutes, c’est un océan. C’est important d’avoir cela en tête pour comprendre pourquoi je savoure avec un immense plaisir d’avoir fait mon meilleur classement et mon meilleur chrono sur cette course, améliorant la marque de l’an dernier de plus d’une minute. Content je suis, ravi même, et je tenais à ce que tout le monde le sache.

Et puis cette course a un côté magique. Pour commencer, il y fait toujours beau. Difficile à imaginer au vue de l’été exécrable que nous avons eu mais cette édition n’aura pas échappé à la règle. Le soleil a brillé pendant toute la course, alors qu’on ne l’avait plus vu depuis un paquet de temps. La marée quant à elle, est toujours capricieuse. Le départ est souvent retardé parce qu’il y a trop d’eau. Cette année, toute le monde devait vouloir en découdre car nous sommes finalement partis alors qu’il y avait encore de l’eau sur l’Île de Tatihou et de l’eau, on en a bouffé comme jamais. (suite…)