Trail de Senlis 2011

Balade picarde pour bien commencer l’hiver

afficheCe matin, je me suis aligné sur un petit trail forestier sans prétention qui renaît de ses cendres après que les organisateurs aient connu quelques déboires, il y a trois ans, lors d’une édition catastrophe qui avait vu les participants des différentes distances, confondre les parcours, se croiser dans tous les sens puis se perdre les uns après les autres. Aucune raison a priori, pour moi qui cours très (trop) peu de trails, d’aller me perdre au fin-fond de la Picardie un dimanche de décembre mais il se trouve que je suis attaché à Senlis pour des raisons sentimentales.

« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant ».

Quand j’étais minot, nous grimpions de temps en temps sur la banquette en skaï de la 504 break familiale pour aller se balader en forêt.  Je n’en garde pratiquement aucun souvenir en dehors de deux cuisses couvertes de boutons après un passage dans un champ d’orties mais ce nom, Senlis, conserve une certaine douceur et reste synonyme de forêt, de fougères et de chemin étroit recouvert de feuilles mortes. (Lire la suite…)

Marathonien !

Marathon de Vincennes et des bords de Marne 2011

Un jour j’ai rencontré un éditeur qui, citant Compay Segundo, m’a dit qu’il y avait trois choses qu’il fallait avoir faites dans sa vie : « faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre ». J’ai fait (avec l’aide inestimable de leur mère) deux enfants magnifiques, j’ai participé à l’écriture de plusieurs livres dont au moins un dont je suis immensément fier et j’ai  semé des graines, derrière la cour d’une école, dans la campagne cambodgienne. FatigueJe mesure aujourd’hui en écrivant ces lignes la chance que j’ai de vivre cette vie. Il  y a un peu plus de quatre ans, au cours de ma dernière mue, la plus spectaculaire, j’ai ajouté deux trois trucs à cette liste car j’ai compris qu’à part revenir de la mort, rien n’était impossible et que la vie était trop courte pour s’interdire quoi que se soit. Je me garderais bien, par pure superstition, de vous dire ce qu’il y a sur cette liste mais je peux bien vous dire ce qu’il n’y a pas et ce qu’il n’y a plus. Il n’est pas écrit sur cette liste qu’il me semble important de posséder une Rolex avant mes 50 ans et il n’est plus écrit qu’il faut avoir couru un marathon. Je l’ai rayé mentalement de ma liste hier après-midi aux alentours de 14h en franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Vincennes et des bords de Marne et ce, au prix d’efforts et de douleurs que je ne suis pas certain d’être capable de décrire tant ce fut difficile. Tous les superlatifs seraient vains pour décrire ce que beaucoup considèrent (à tort) comme un exploit. Assis à mon bureau, les jambes perclus de courbatures, je n’ai pas du tout l’impression d’avoir accompli un exploit, mais plutôt d’avoir fait le job, d’avoir rempli ma mission et je n’en éprouve bizarrement ni fierté, ni satisfaction. (Lire la suite…)

20 km de Paris en mode balade

Les promeneurs du Champ-de-Mars

Affiche 20km de ParisMe voila donc aligné sur mon premier 20 km de Paris. Je m’y étais inscrit il y a quelques mois, sans entrain, m’y rabattant après avoir loupé les préinscriptions de Paris-Versailles (ces deux courses sont prises en charge par mon boulot) et avant de m’être décidé à courir le marathon de Vincennes qui à lieu dans trois semaines. Finalement, j’ai tout de même couru Paris-Versailles à bloc il y a deux semaines et il n’est donc pas question d’enchaîner ce 20km à fond les manettes car le marathon se rapproche à grands pas et qu’il va falloir en garder sous le pied.

Je décide donc de courir un ton en dessous de mon allure semi et donc, de courir les 17 premiers kilomètres à allure marathon puis d’accélérer éventuellement sur les trois derniers. Officiellement, il s’agit de tester mon allure et mes temps de passage. Officieusement, il s’agit surtout de me rassurer car je garde un très mauvais souvenir des trois derniers kilomètres de mes trois derniers semi-marathons. (Lire la suite…)

Paris-Versaille 2011

Soleil et chaleur  pour un (petit) record au parfum aigre-doux

Affiche Paris-Versailles 2011Dimanche, y’avait course. Et pas n’importe quelle course, Zeu course, celle que j’attends toute l’année avec une impatience non dissimulée. Pourtant, ce Paris-Versailles là, maintenant qu’il est couru (et pas trop mal couru, soit dit en passant) n’a pas vraiment la même saveur que les deux autres. Il me laisse, finalement, un petit gout de je ne sais quoi, un brin déplaisant.

Traveling arrière

Nous sommes au mois d’avril. Alors que je guette quasi quotidiennement sur l’intranet du boulot l’ouverture des inscriptions pour le Paris-Versailles, je vois arriver les inscriptions pour… les 20 km de Paris qui tombent toujours après. Intrigué, je téléphone au service qui s’occupe de cela et j’apprends avec une pointe de désappointement que les inscriptions pour Paris-Versailles sont closes depuis plus d’un mois. Absent pendant plus de trois semaines pour cause de voyage en Asie (y’a plus grave comme problème, je vous l’accorde), la fenêtre s’était ouverte et refermée sans que je m’en aperçoive. Qu’à cela ne tienne, comme je renonce chaque année à m’inscrire aux 20 km de Paris pour cause de Paris-Versailles, ça sera l’occasion de découvrir cette course qui, parait-il, est formidable. (Lire la suite…)

La course du Run 2011

Tour VaubanAprès des jours de grisaille, de bruine et de vents glacés (si, si, glacés les vents, Sibériques même), le ciel daigne enfin se dégager (un peu) sur le Nord-Cotentin et c’est dans la douceur d’une après-midi enfin estivale que je m’aligne pour la troisième année consécutive sur la course la plus sympa qui soit : la course du Run, aussi appelée les traversées de Tatihou en référence au festival de musique éponyme qui a lieu chaque année sur l’île vers la fin du mois d’août.

Arrivé sur la plage, première surprise, la course part du fond de la plage et fait une boucle devant la cale. Le speaker annonce également que le parcours a été rallongé de 600 mètres, probablement pour étirer le peloton sur le plat afin d’éviter la pagaille mémorable de l’arrivée de l’an dernier. En soi, c’est plutôt une bonne nouvelle. Crédité d’un chrono fantaisiste en 2009, privé de ligne d’arrivée en 2010, la session 2011 serait-elle la bonne ? (Lire la suite…)

Aquathlon découverte, Paris 2011

Quelques brasses dans la Seine pour bien commencer l’été ?

affiche triathlon 2011C’est l’été, le soleil quoique capricieux, inonde la plaine et la capitale a enfin retrouvé un peu de calme. La fin de l’année a été fatigante et j’ai enchaîné les courses sérieuses pendant tout le mois de juin, profitant de ne pas avoir de passage de grade à préparer pour la première fois depuis quatre ans. J’arrive donc en fin de saison avec pas mal de kilomètres dans les pattes, mais tout de même un peu usé et ayant maintenant envie de faire des courses un peu plus rigolotes et surtout, sans pression.

Je jette un coup d’œil sur l’intranet du boulot dans la rubrique « je cours pour la Ville » qui permet de s’inscrire gratos à certaines  courses et je tombe sur le triathlon de Paris. Fera ? Fera pas ? Pas ! 40 bornes de vélo, pani pwoblem, 10 bornes de courses à pied, pani non plus mais par contre 1800 mètres de nage : pas possible du tout ! Avec des palmes, oui, 18 000 même, mais avec mes pieds, c’est inconcevable sans un entraînement qu’il me semble impossible de m’imposer.
Mais que vois-je ? un ch’ti aquathlon tout mignon avec seulement 150 mètres de natation, dans la Seine – whaou, ça c’est fun – suivi d’un petit quinze cent mètres et la possibilité de passer par les mêmes chemins que les pros et la ligne d’arrivée sur le troca. Pas de vélo malheureusement, mon seul point fort, mais qu’à cela ne tienne, si tôt dit si tôt fait, me voila parti pour la grande aventure. (Lire la suite…)

Les foulées du 12e 2011

Je vous l’avais bien dit que j’avais la pêche :-)

Affiche de la courseJe l’avais déjà senti il y a un mois, lors du 10kil du 19e et je m’étais dit que si mon fichu record perso sur 10km devait tomber, c’était maintenant. Je m’étais donc cherché en catastrophe un autre 10km mais en oubliant de vérifier s’il était roulant, ce qu’il n’était, au final, clairement pas. Néanmoins, malgré un parcours très délicat et bien casse-pattes, j’y signais mon meilleur chrono sur la distance depuis des lustres et approchait de quelques secondes seulement mon meilleur temps sur cette distance. C’était donc raté pour ce coup ci mais qu’à cela ne tienne, un autre s’il vous plait, et que ça saute !

Mon choix se porte sur les foulées du 12e. La course a une excellente réputation, le tracé est aussi plat qu’on peut l’être, le cadre est formidable (le bois de Vincennes itself)  et les frais d’inscription sont tout à fait abordables, contrairement à l’autre 10km qui se court au même moment à quelques kilomètres de là en plein cœur de Paris (mais c’est une autre histoire).

Me voila donc au petit matin, à une heure tellement indécente pour un dimanche que je n’ose même pas l’écrire, bravant un froid polaire et un vent glacial, fonçant sur mon vélo au travers des rues désertes et ensommeillées qui descendent vers Montreuil. C’est donc la mâchoire claquante et les poils des cuisses légèrement hérissés que je me dirige vers le bois de Vincennes, que mon sens de l’orientation légendaire me permettra d’ailleurs de visiter en long, en large et en travers avant de trouver enfin le vélodrome dont j’ignorais jusqu’à l’existence 24 heures plus tôt. (Lire la suite…)

Les foulées noiséennes 2011

Il y a 15 jours tout juste, je m’alignais sur le 10km de Paris 19e en touriste et sans grosse préparation et y faisait mon meilleur chrono depuis quatre an, améliorant même la marque de l’an dernier d’une minute complète. Affiche foulées noiséennesJe me fis alors la remarque que j’étais plutôt en forme et que c’était l’occasion de me tester sur un 10km normal (comprenez plat et roulant) et pourquoi pas en finir avec ce vieil objectif de descendre sous les 50 minutes ou tout au moins battre mon record personnel sur la distance vieux de trois ans et égalé il y a près d’un an et demi à Vincennes sur le 10km le plus plat de la région.

En épluchant les calendriers des courses, je tombe donc sur les foulées noiséennes, qui en sont déjà à leur 8e édition, qui se courent à deux pas de la maison à une date tout à fait compatible avec mon emploi du temps de ministre et au prix défiant toute concurrence de zéro euro tout compris. Je m’inscris donc sur Internet et cale la date dans mon agenda. En guise de préparation, les 300 bornes de vélo prévues en début de semaine devraient suffire, sous réserve d’y ajouter un petit footing le jeudi, ce qui fut fait d’autant plus aisément que ce jeudi là était férié. Royal non ? (Lire la suite…)

10 km du 19e édition 2011

Neuf trois en force !

C’est désormais une tradition, l’avant dernier week-end de mai, les coureurs de l’Est parisiens se donnent rendez-vous, sous un soleil toujours ponctuel, pour les formidables 10 km du 19e. 10km-du-19e 2011Une bien belle course parfaitement organisée qui se court à deux pas de chez moi dans le cadre absolument splendide du plus beau parc de Paris. Le tracé est toujours le même, cassant comme aucun autre dans la capitale, avec ses enchaînements de faux plats interminables et sa longue remontée à l’intérieur des Buttes Chaumont. Par contre cette année, l’organisation a versé dans la sobriété : T-shirt blanc (j’avais parié sur un violet pour cette année) et médaille brillante, rien que du conventionnel, à l’image de ce récit qui sera, une fois n’est pas coutume, d’une grande sobriété.

Seule nouveauté pour cette 5e édition – et quatrième participation consécutive en ce qui me concerne – je pète la forme ! Et puis je porte le dossard 93, c’est forcément un signe ! (Lire la suite…)

Odysséa 2010

Une fausse course pour la bonne cause

egerie 2010 odysseaCe fut un bien beau dimanche. Un peu trop beau même, avec un je ne sais quoi d’un peu inquiétant dans ce soudain redoux qui contrastait de façon ostentatoire avec le temps exécrable dont Mère Nature nous avait abreuvé toute la semaine. On avait commencé à sortir les pulls, rallumé les radiateurs et soudain, sans prévenir, abruptement, il se mit à faire chaud comme en plein été. Cet inexplicable phénomène météorologique n’a d’ailleurs duré que trois petites heures, juste le temps de signer une nouvelle contre-performance mémorable. Le lendemain il plut et tout rentra dans l’ordre.

Mais trêve de circonvolutions sur le temps qu’il fait pour se recentrer sur ce temps après lequel on court car il ne s’agit finalement que de ça. Je participe à l’Odysséa, une course caritative particulièrement bien organisée et dont l’ensemble des recettes vont à la lutte contre le cancer. Je délaisse donc pour la première fois le 10 km de Paris Centre qui se court le même jour et qui m’avait laissé un souvenir plus que mitigé lors de sa dernière édition. Je suis engagé aux côtés de 11 autres coureurs dans l’équipe du siège de la Croix-Rouge française qui participe au challenge entreprise. Me voilà donc moi aussi affublé de mon t-shirt rose, prêt à en découdre avec ce 10 km boisé à l’ambiance particulièrement conviviale. Je suis sur la ligne de départ au milieu de 5500 autres coureurs et coureuses avec mes doutes, mes objectifs, mes craintes. Pour beaucoup de coureurs, il semble évident que c’est la première fois qu’ils s’alignent sur une course et le stress est perceptible sur de nombreux visages. Moi-même je me surprends à fantasmer sur une course irréelle, où touché par la grâce je filerais vers la ligne d’arrivée en 45 minutes. Amateurs de récits épiques, passez votre chemin, il n’y aura pas de miracle. Mes récits de 10 km se suivent et se ressemblent mais encore une fois, mes chances de battre mon record sur la distance sont anorexiques.

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