La Mirabal 2013

Courir pour l’égalité et contre les violences faîtes aux femmes !

La MirabalLa Mirabal, vous connaissiez ? Non ? ben… moi non plus. Il  y a quelques semaines, alors que Sylvain et moi quittions le gymnase de Fontenay-sous-Bois après le 10 km éponyme (et mémorable) couru au milieu des cités valdemarnaise sous un temps gris à pleurer, crédité d’un chrono à pleurer également, nous tombions sur le flyer de la course. Pas très loin de la maison, dans un joli parc arboré, à une date qui le faisait bien, nous nous sommes dit qu’après cette première expérience de course (suivie, c’est vrai, d’un bon gueuleton) ça serait une bonne occasion de remettre le couvert. Comme en plus c’était pour une bonne cause, nous sommes convenus que oui, nous allions faire cette course.

Comme entre temps je me suis fait embarquer sur un cross improbable organisé par Amnesty International le dimanche d’avant et que j’avais de longue date prévu de faire le trail des étangs de Cergy le week-end d’après, il n’était pas vraiment question pour moi de courir ce 10 km à 100%. De toute façon, je n’aime définitivement plus courir des 10 km et je décide donc de transformer cette course en entrainement et de profiter d’un tracé plat et facile pour aider Sylvain à améliorer de façon notable son record perso sur la distance. Trop prudent, il a pour objectif de faire moins d’une heure mais j’estime qu’il peut rapidement faire beaucoup moins et qu’il a le potentiel pour courir plus vite que moi d’ici peu. Avec un entrainement sérieux, je le vois bien courir en 45’ bien avant que je ne parvienne à descendre sous les 50’. Mais bon pour le moment, l’objectif est facile à atteindre, moins d’une heure : finger in the noze ! (suite…)

Courir pour la liberté

Affiche Alors pour être absolument honnête, quand Guy m’a téléphoné pour me proposer de faire un cross dans le parc de la Villette pour soutenir le docteur Tung Aung, un prisonnier politique Birman, soutenu par la section locale d’Amnesty International, il y a eu comme un petit flottement, à peine perceptible, juste le temps de recentrer mes chakras et de répondre par un « mais oui, absolument, pourquoi pas ? », tout à fait approprié à la situation.

Une heure plus tard en découvrant sur leur site qu’il s’agissait de courir à huit reprises sur le triangle formé par trois artères en bitume, qu’il y avait seulement 30 engagés sur la précédente édition et qu’il fallait être sur place à 9h du matin, j’admets avoir laissé échappé un long soupir. Mais bon, une bonne action, un petit footing pour aller à la Villette qui se trouve d’ailleurs sur une des mes boucles favorites du dimanche matin, une petite coursette au saucisson (sans saucisson) et un coup de tramway pour rentrer, tout cela n’était pas si mal. Je l’ai donc ajoutée à mon agenda avec, finalement, assez d’enthousiasme. (suite…)

Le trail des falaises

Balade dans les cailloux à l’extrême sud de la France

BonifacioOrganiser une saison de course à pied à peu près cohérente, lorsque l’on est fan de trail et que l’on habite dans la région la plus urbanisée et la moins « nature » de France relève parfois du casse tête. Les inscriptions sur les plus belles courses se font souvent des mois à l’avance et les trails franciliens sont globalement décevants. Se lever à 5h du matin pour aller courir 15 bornes sous la pluie dans la forêt de Senlis a son charme  mais mes rêves sont ailleurs. Plus de craie que de fougère, plus de caillou que de mousse humide. La vallée de Chevreuse a des atouts, mais à choisir, je prendrais plutôt le Mont-Blanc.

J’ai également, comme la plupart des coureurs, des distances de course de prédilection. Trop court et ça ne vaut pas le coup de se déplacer. Trop long et la course peut virer au cauchemar et nécessiter une récupération longue et pénible.

La plupart du temps, ça ne se goupille pas comme je voudrais. Il y a par exemple cette course a priori formidable qui est organisée chaque année sur le sentier des douaniers qui longe la côte ouest de la presqu’île du Cotentin que je connais comme ma poche pour l’avoir arpenté de long, en large et en travers et qui a lieu généralement le seul week-end de l’année où il m’est impossible de me rendre en Normandie.

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20 km de Paris 2013

Ma recette pour bien courir : ne surtout pas se préparer !

Affiche 20km de Paris 2013

Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas du tout prévu de faire un récit de cette course. D’ailleurs j’y suis, comme l’an dernier, allé à reculons et c’est à se demander pourquoi chaque année, je m’évertue à m’y inscrire.

Étant donc, par principe, contraint d’honorer ma présence sur cet événement, je me suis résigné à devoir prendre le départ mais sans avoir la moindre intention de compétiter sérieusement. Et comme je ne vais pas vous faire un article pour chaque footing dominical, il n’a jamais vraiment été question de parler de ces 20 km autrement que de façon anecdotique.

Sauf que voila, figurez-vous que j’y suis allé quand même et qu’il s’est avéré que j’étais dans un bon jour. Alors forcément, pour une fois que ça se passe pas trop mal, ça vaut le coup de sacrifier une soirée pour vous raconter. (suite…)

On boucle !

Un petit marathon en relai pour (bien) finir une saison sportive plutôt morose

Voila, la saison s’achève et je m’aperçois que je n’ai jamais rédigé aussi peu de compte-rendus de courses que cette année. J’ai couru si peu et si mal que ça ne méritait pas vraiment qu’on s’y attarde. Je n’ai pas non plus été à Cherbourg en vélo avec mon copain Tom et je peux bien le dire aujourd’hui : ça m’a beaucoup manqué. Et puis je me suis pris deux trois baffes qui m’ont rappelé mon adolescence et ça non plus, ça n’avait pas sa place sur ce blog qui n’a jamais eu d’autre ambition que de faire marrer les copains.

Les ButchonneursDrôle d’année tout de même, rythmée par l’interminable roman feuilleton de mes déboires professionnels un peu surréalistes dont je me garderais bien de livrer ici le moindre détail (d’ailleurs ça serait peine perdue, vous n’en croiriez pas un mot). Ça finit bien, bien sûr, mais ça a été très fatigant et ça a laissé peu de place pour le reste.

Je me suis également mis dans la tête de passer mon niveau 3 de plongée mais ce qui aurait dû n’être qu’une formalité s’est transformé véritable épopée.

Je m’étais booké pour septembre un petit programme aux petits oignons avec une semaine au Frioul entre le Paris-Versailles et les 20 km de Paris. Je suis malheureusement tombé sur un club de pieds nickelés et tout est tombé à l’eau. J’ai, en catastrophe, trouvé une autre formation qui m’a obligé à annuler ma participation au Paris-Versailles. Mauvais choix, j’aurais mieux fait d’aller courir, il faisait beau à Paris ce jour là tandis que j’enchaînais plongées de merde sur plongées de merde pour finir par rater assez lamentablement mon niveau 3. 2012, l’année de la loose. (suite…)

Sport d’automne au pays du munster

Y’a plus de saison ma bonne dame !

Le bonhommeIl m’est arrivé, trop souvent, de m’en être voulu de n’avoir pas, par flemme,  emporté dans ma valise une paire de pompes de course à pied.

Ce fut encore le cas pas plus tard qu’il n’y a pas si longtemps que ça, lors de mon récent passage chez nos voisins Belges. Je garde notamment un souvenir mitigé de la matinée passée à glander dans une chambre d’hôtel de la banlieue de Bruxelles alors que, de mon balcon, je pouvais voir l’entrée du parc du Wolvendael et ses 18 hectares de verdure qui me tendaient leurs branches. C’est ainsi qu’il y a un dizaine de jours, au moment de partir finir l’année dans le massif des Vosges, j’ai glissé, sans trop y croire, mes pompes de trail et un collant dans mon paquetage. Bien m’en a pris.

Tout avait pourtant commencé normalement. Début décembre, un petit passage sur le site internet de la station du Lac-Blanc m’avait  confirmé que la saison était partie sur des chapeaux de roue. La totalité des pistes de ski de cette sympathique petite station étaient alors ouvertes mais lorsque nous débarquons au Bonhomme, trois semaines plus tard, tout à fondu. Il ne reste plus que quelques pistes vertes enneigées artificiellement, une piste de luge à moitié décatie et nos yeux pour pleurer. (suite…)

Les 20 km de Paris en mode mouillé

Pieds de plomb, déluge et mauvais chocolat

logo 20 km de Paris 2012J’avais pas, mais alors pas du tout envie d’y aller ! Je me suis donc fait violence comme jamais. Il faut dire qu’ayant déjà planté le Paris-Versailles 15 jours plus tôt,  je ne pouvais pas décemment me permettre de renoncer deux fois de suite, au risque de me griller définitivement avec le service des sports qui finance généreusement mes inscriptions aux courses populaires parisiennes depuis plusieurs années.

Sauf qu’en tout état de cause, je n’étais absolument pas en état pour enquiller 20 km dans de bonnes conditions. Je me suis donc rendu à cette grande fête de la course à pied avec les cinq kilos pris cet été et jamais reperdus, un coupe-vent dérisoire pour lutter efficacement contre les conditions climatiques exécrables de ce dimanche, le moral dans les chaussettes après le plantage de mon niveau 3, très fatigué, mal entraîné et bof motivé. (suite…)

30km de l’Éco-Trail de Paris®

Abandonner, mais finir quand même

tetiere

LogoJ’ai commencé la course à pied en 2007. Au bout de quelques mois, l’envie de me fixer des objectifs concrets est apparue et j’ai commencé à m’intéresser à toutes ces courses, dont je ne soupçonnais même pas l’existence. J’ai découvert que certaines étaient des « classiques », que d’autres étaient « mythiques » ou qu’il fallait les avoir faites au moins une fois dans sa vie de coureur. Nous vivons dans une société de superlatifs et le microcosme de la course hors-stade n’échappe pas à la règle.

À cette époque, je m’en souviens encore, une course créait l’événement et déchainait les passions sur les forums spécialisés : l’Éco-Trail de Paris Ile de France ou comment organiser une course nature de près de 80 km dans une région que tout le monde se représente comme totalement urbanisée et dénuée d’espaces verts. Je regardais cela de loin avec une moue dubitative. Comment donc pouvait-on courir 80km ? Ou même vingt, alors que je peinais à en courir plus de huit et que mon objectif de finir un premier 10km me semblait quasi-insurmontable. Cette course, encensée pour son organisation irréprochable, représentait un monde qui m’était interdit car il me semblait inconcevable que  je sois un jour capable de courir un trail de 80km. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, même si, soyons honnête, ça n’est pas pour demain non plus. (suite…)

Trail de Senlis 2011

Balade picarde pour bien commencer l’hiver

afficheCe matin, je me suis aligné sur un petit trail forestier sans prétention qui renaît de ses cendres après que les organisateurs aient connu quelques déboires, il y a trois ans, lors d’une édition catastrophe qui avait vu les participants des différentes distances, confondre les parcours, se croiser dans tous les sens puis se perdre les uns après les autres. Aucune raison a priori, pour moi qui cours très (trop) peu de trails, d’aller me perdre au fin-fond de la Picardie un dimanche de décembre mais il se trouve que je suis attaché à Senlis pour des raisons sentimentales.

« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant ».

Quand j’étais minot, nous grimpions de temps en temps sur la banquette en skaï de la 504 break familiale pour aller se balader en forêt.  Je n’en garde pratiquement aucun souvenir en dehors de deux cuisses couvertes de boutons après un passage dans un champ d’orties mais ce nom, Senlis, conserve une certaine douceur et reste synonyme de forêt, de fougères et de chemins étroits recouverts de feuilles mortes. (suite…)

Marathonien !

Marathon de Vincennes et des bords de Marne 2011

Un jour j’ai rencontré un éditeur qui, citant Compay Segundo, m’a dit qu’il y avait trois choses qu’il fallait avoir faites dans sa vie : « faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre ». J’ai fait (avec l’aide inestimable de leur mère) deux enfants magnifiques, j’ai participé à l’écriture de plusieurs livres dont au moins un dont je suis immensément fier et j’ai  semé des graines, derrière la cour d’une école, dans la campagne cambodgienne. FatigueJe mesure aujourd’hui en écrivant ces lignes la chance que j’ai de vivre cette vie. Il  y a un peu plus de quatre ans, au cours de ma dernière mue, la plus spectaculaire, j’ai ajouté deux trois trucs à cette liste car j’ai compris qu’à part revenir de la mort, rien n’était impossible et que la vie était trop courte pour s’interdire quoi que se soit.

Je me garderais bien, par pure superstition, de vous dire ce qu’il y a sur cette liste mais je peux bien vous dire ce qu’il n’y a pas et ce qu’il n’y a plus. Il n’est pas écrit sur cette liste qu’il me semble important de posséder une Rolex avant mes 50 ans et il n’est plus écrit qu’il faut avoir couru un marathon. Je l’ai rayé mentalement de ma liste hier après-midi aux alentours de 14h en franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Vincennes et des bords de Marne et ce, au prix d’efforts et de douleurs que je ne suis pas certain d’être capable de décrire tant ce fut difficile. Tous les superlatifs seraient vains pour décrire ce que beaucoup considèrent (à tort) comme un exploit. Assis à mon bureau, les jambes percluses de courbatures, je n’ai pas du tout l’impression d’avoir accompli un exploit, mais plutôt d’avoir fait le job, d’avoir rempli ma mission et je n’en éprouve bizarrement ni fierté, ni satisfaction. (suite…)