Une histoire de lentilles et d’eau salée

Mais pas que.

J’ai commencé la plongée sous-marine il y a une vingtaine d’années mais cela ne fait que quelques années, cinq ou six tout au plus, que j’ai pris l’habitude de toujours emmener avec moi un appareil photo que je protège de l’eau et de la pression en l’enfermant dans un boitier étanche et solide que l’on appelle un caisson.

poisson lézard, Thailande, 2010J’ai débuté la photo sous-marine avec un petit caisson Canon, spécialement conçu pour mon compact de l’époque, un Ixus 70 pour ne pas le nommer. Un appareil de milieu de gamme très correct et proposant un mode sous-marin honnête. J’ai néanmoins très vite été bloqué par l’absence de lumière. J’ai acheté une lampe mais je me suis trompé en l’achetant et avec son faisceau étroit je n’ai jamais vraiment pu éclairer correctement mes scènes sous-marines. Je me suis fait offrir un très chouette phare mais il n’est pas adapté à la photo.

Les images que j’ai ramenées avec cet appareil sont tout juste correctes et ce dernier a très vite montré ses limites. Lors de ma 100e plongée, je l’ai emmené pour la première fois un petit peu au-delà de 40 mètres et il n’a pas du tout aimé cela. Là, c’est le caisson qui à montré ses limites. Les petits caissons Canon sont de bonnes entrées de gamme mais ils ne sont pas prévus pour la plongée profonde.

Ouvrons donc une large parenthèse car il se trouve que moi non plus je ne suis pas prévu pour cela. Les grandes profondeurs ne m’ont jamais vraiment attiré et continuent à me faire un peu peur. Au-delà de 45 mètres, on entre dans un autre monde. (suite…)

On boucle !

Un petit marathon en relai pour (bien) finir une saison sportive plutôt morose

Voila, la saison s’achève et je m’aperçois que je n’ai jamais rédigé aussi peu de compte-rendus de courses que cette année. J’ai couru si peu et si mal que ça ne méritait pas vraiment qu’on s’y attarde. Je n’ai pas non plus été à Cherbourg en vélo avec mon copain Tom et je peux bien le dire aujourd’hui : ça m’a beaucoup manqué. Et puis je me suis pris deux trois baffes qui m’ont rappelé mon adolescence et ça non plus, ça n’avait pas sa place sur ce blog qui n’a jamais eu d’autre ambition que de faire marrer les copains.

Les ButchonneursDrôle d’année tout de même, rythmée par l’interminable roman feuilleton de mes déboires professionnels un peu surréalistes dont je me garderais bien de livrer ici le moindre détail (d’ailleurs ça serait peine perdue, vous n’en croiriez pas un mot). Ça finit bien, bien sûr, mais ça a été très fatigant et ça a laissé peu de place pour le reste.

Je me suis également mis dans la tête de passer mon niveau 3 de plongée mais ce qui aurait dû n’être qu’une formalité s’est transformé véritable épopée.

Je m’étais booké pour septembre un petit programme aux petits oignons avec une semaine au Frioul entre le Paris-Versailles et les 20 km de Paris. Je suis malheureusement tombé sur un club de pieds nickelés et tout est tombé à l’eau. J’ai, en catastrophe, trouvé une autre formation qui m’a obligé à annuler ma participation au Paris-Versailles. Mauvais choix, j’aurais mieux fait d’aller courir, il faisait beau à Paris ce jour là tandis que j’enchaînais plongées de merde sur plongées de merde pour finir par rater assez lamentablement mon niveau 3. 2012, l’année de la loose. (suite…)

Ski hors-piste sur le glacier d’Argentières

Mais dans quoi me suis-je encore fourré…

Avec Tom (nous sommes les rois du monde !)Jusqu’à peu, ne plus faire de ski ne me manquait pas tellement. J’aurais échangé sans l’ombre d’un regret une semaine à Courchevel contre ne serait-ce qu’une seule plongée dans n’importe quelle mer chaude du globe. Il aura donc fallu que je passe quelques jours dans les Vosges, en décembre, pour qu’au contact de la montagne, je me rende compte qu’elle m’avait manqué plus que je ne l’imaginais. À peine rentré, je ne pensais déjà plus qu’à repartir et c’est ainsi que je parviens à convaincre Tom, mon irremplaçable acolyte des Paris-Quettetot à vélo, de m’accompagner dans une petite escapade alpine, histoire d’aller vérifier si je n’ai pas trop perdu mon chasse-neige.

À deux jours du départ, Tom m’appelle pour me demander si je possède un baudrier et du matériel d’escalade. C’est sûr, ça aurait dû m’interpeler.

Après une première journée de chauffe dans le domaine de Balme, l’un des trois domaines skiables de Chamonix,  nous faisons la connaissance d’Igor, un Chamoniard ayant usé ses skis sur tous les versants des aiguilles de la chaine du Mont-Blanc, qui nous propose de nous emmener skier sur le glacier d’Argentières, accessible depuis le sommet des Grands-Montets. (suite…)

Chronique d’une journée de merde

Samedi 31 décembre

Bien qu’on soit samedi, vacances scolaires obligent, je ne suis pas contraint d’aller bosser. Je me lève néanmoins aux aurores, résolu à en découdre avec l’asphalte francilien. Mon compteur de vélo pour 2011 est bloqué à 2699 km et moi, j’aime bien les comptes ronds. Je me suis donc prévu un petit aller/retour vers Jablines sur la piste du Canal de l’Ourcq, me remémorant avec une pointe de nostalgie notre formidable Balladavélo du mois de mai en direction de la Brie.

véloDehors, il se met à pleuvoir. Pas beaucoup, mais suffisamment pour éclipser ces beaux souvenirs et me rappeler que cette même année, j’ai également vécu l’enfer lors d’un Paris-Quettetot à rallonge au cours duquel j’ai passé des heures à pédaler sous des trombes d’eau et que je déteste rouler sous la pluie. Je renonce donc à la ballade. Je suis d’humeur maussade. J’allume mon PC pour voir si la nuit lui a porté conseil. Record battu, il reste allumé 17 secondes, c’est 7 de mieux qu’hier. J’essaye de me souvenir d’à quand remonte la dernière sauvegarde. Le fait que je ne m’en souvienne pas indique que ça doit faire un petit moment. Je décompte mentalement le nombre de disques durs externes vides ou quasiment vides qui sont présents dans la pièce et dans un soupir, m’effondre dans le canapé, découragé. (suite…)

Aquathlon découverte, Paris 2011

Quelques brasses dans la Seine pour bien commencer l’été ?

affiche triathlon 2011C’est l’été, le soleil quoique capricieux, inonde la plaine et la capitale a enfin retrouvé un peu de calme. La fin de l’année a été fatigante et j’ai enchaîné les courses sérieuses pendant tout le mois de juin, profitant de ne pas avoir de passage de grade à préparer pour la première fois depuis quatre ans. J’arrive donc en fin de saison avec pas mal de kilomètres dans les pattes, mais tout de même un peu usé et ayant maintenant envie de faire des courses un peu plus rigolotes et surtout, sans pression.

Je jette un coup d’œil sur l’intranet du boulot dans la rubrique « je cours pour la Ville » qui permet de s’inscrire gratos à certaines  courses et je tombe sur le triathlon de Paris. Fera ? Fera pas ? Pas ! 40 bornes de vélo, pani pwoblem, 10 bornes de courses à pied, pani non plus mais par contre 1800 mètres de nage : pas possible du tout ! Avec des palmes, oui, 18 000 même, mais avec mes pieds, c’est inconcevable sans un entraînement qu’il me semble impossible de m’imposer.
Mais que vois-je ? un ch’ti aquathlon tout mignon avec seulement 150 mètres de natation, dans la Seine – whaou, ça c’est fun – suivi d’un petit quinze cent mètres et la possibilité de passer par les mêmes chemins que les pros et la ligne d’arrivée sur le troca. Pas de vélo malheureusement, mon seul point fort, mais qu’à cela ne tienne, si tôt dit si tôt fait, me voila parti pour la grande aventure. (suite…)