Triathlon XS des Pieux 2O19

Voir le verre à moitié vide…

Affiche triathlon des PieuxAllez, disons-le clairement, je ne suis pas super content de moi. Pas déçu non, mais agacé de ne pas parvenir à m’imposer la vie d’ascète qui devrait être la mienne pour performer un peu. Une vie sans raclette, sans crêpes à l’andouille, sans confiture de lait, sans cidre, une vie de sportif qui fait des pompes tous les matins et ne sèche aucun entraînement.

M’enfin bon, comme on ne se refait pas, je m’aligne ce dimanche pour la deuxième année consécutive sur ce mini triathlon bien cassant dans un état de forme plus qu’aléatoire mais avec la ferme intention de faire au moins aussi bien que l’an dernier. Contrat non rempli. À ma décharge, peu nombreux sont ceux qui y sont parvenus, l’ensemble des chronos étant assez clairement en baisse en comparaison de l’an dernier, y compris chez les tous meilleurs qui concèdent 2, 3 et parfois plus de 4 minutes sur leur chrono de l’an dernier. Pour moi, ça sera 3 minutes toutes rondes soit 55 minutes au lieu de 52. (suite…)

Triathlon S d’Attichy

Affiche triathlon d'AttichyAprès mes deux premiers triathlons, j’avais un peu fanfaronné, c’est vrai. Mais il faut dire que j’étais drôlement content. J’avais bien nagé, roulé à bloc et limité la casse en course à pied. À Paris, mon très bon chrono en vélo m’avait permis de me classer plus haut dans la liste des finishers que sur aucune course, toutes catégories confondues. Mais bon, c’est Paris, un triathlon populaire avec beaucoup de néophytes qui, comme moi, profitent de l’occasion pour se tester sur ce sport sympathique.

Ça m’avait drôlement boosté pour passer sur la distance supérieure, la distance M, qui reste mon défi principal. Dans ma to do list, il y a « boucler un triathlon M » alors depuis un an, j’ y travaille. J’avais en ligne de mire celui de Cherbourg. Il n’est pas très cher, il est quasi à la maison mais voila, la partie natation se fait en mer.

Tout le monde me dit que c’est plus facile car avec le sel, on est mieux porté, mais ça me contrarie. Je n’ai jamais nagé en mer et ces 1500 mètres m’inquiètent. Je traine, attends d’avoir pu me tester et lorsque vers fin août je rentre rassuré d’une balade en mer de 2100 mètres qui est passée toute seule, je décide de m’inscrire mais découvre avec beaucoup d’amertume que c’est trop tard. Les inscriptions sont closes, c’est complet. (suite…)

Triathlon de Paris – Sprint 2019

Je vais plutôt vous le prendre en taille S

Maintenant que l’ascenseur émotionnel a fini ses aller-retours et que j’ai à peu près repris mes esprits, se pose à moi la question de savoir comment je vais bien pouvoir vous le raconter ce triathlon de Paris. Généralement, l’autodérision fonctionne bien pour narrer mes fins de courses laborieuses mais comment raconter cette aventure là sans tomber dans l’autosatisfaction béate ? Car disons-le franchement, ce triathlon, je l’ai déchiré ! Ce récit, je ne l’ai même pas commencé qu’il empeste déjà la testostérone.

Il faut savoir que ça fait un paquet d’années que je louche sur le triathlon de Paris avec plus ou moins d’insistance mais j’ai longtemps pensé que le format était un peu trop costaud pour moi. Pour le piètre nageur que je suis, 1,5 km de natation, c’était difficilement concevable. Les 40 km de vélo à bloc, compliqués. Et les 10 km de course à pied derrière avec les jambes en bois, encore plus. Ces distances correspondent au format olympique ou plus simplement le format M depuis que les triathlons ont pris des noms de tee-shirt.

De plus, il tombe toujours le même week-end que les 24 heures du Mans roller. Lorsqu’en 2013 la préfecture de Paris condamne à mort ce triathlon en interdisant la baignade dans la Seine, je me souviens très bien d’avoir été rempli de regrets. Lorsque il renait de ses cendres quelques années après, j’ai recommence à loucher dessus en me disant que quand même, ce serait un truc de fou d’arriver à enchaîner tout ça. Et chaque année, je retourne au Mans.

L’an dernier cependant, après avoir failli laisser ma peau sur le circuit Bugatti, je prends la décision de ne pas y retourner et dans la foulée, me fixe un an pour apprendre à nager le crawl et m’affuter pour le triathlon. Je perds 6 kilos, me mets à nager deux fois par semaine, m’entraîne sérieusement en course à pied, parviens à nouveau à courir le Paris-Versailles en moins d’une heure trente, explose mon temps sur la course des 4 châteaux, reprends sérieusement le vovinam et marche 10 km par jour, fixé sur mon objectif. (suite…)

Triathlon XS des Pieux

Alors là les amis, ça faisait un paquet de temps que je ne m’étais pas autant amusé en faisant un truc sportif avec mes pieds (et un peu tout le reste du corps en fait). Le triathlon, ça fait un moment que ça me trotte dans la tête. J’avais d’ailleurs tenté un aquathlon dans la Seine il y a quelques années et je n’y avais pas été ridicule.

Ceci étant, j’hésitais. Pas vraiment nageur (plutôt plongeur), pas vraiment coureur cycliste (mais randonneur endurant) et coureur à pied assez médiocre, sur le papier, je me trouvais loin des standards de l’exercice. Mais bon, me dis-je, tentons.

Je décide donc de m’attaquer à la discipline humblement avec le format le plus court qui existe, le triathlon XS. Le S est un peu plus costaud, puis les choses sérieuses commencent avec le format M, le format olympique, celui du triathlon de paris auquel, je ne m’en cache pas, j’aimerais bien aller me frotter. Au-delà, les formats L et XL ne me semblent pas accessibles. Ni aujourd’hui, ni jamais.

Le XS disais-je, tout petit triathlon pour essayer et voir si c’est bien. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, il se trouve qu’il s’en court un au Pieux, le gros bourg près duquel je passe la moitié de mes vacances. Et en plus il se dit qu’il est top. So be it. (suite…)