EDF challenge Paris – 2,5 km Open

Deux très longs kilomètres et demi

Affiche EDF ChallengeIl y a un an tout juste, j’ai décidé de me mettre sérieusement à la natation avec l’idée de participer à mes premiers triathlons. Partant de très loin, j’ai assez vite progressé et presque aussi vite stagné car la natation est un sport où la technique a une grande importance. Et je n’ai jamais été un grand technicien. Cependant, j’ai assez rapidement atteint le niveau que je m’étais fixé, à savoir être capable de nager les distances des triathlon S et M : 750 et 1500 mètres.

Les résultats ont suivi, plus qu’encourageants, entrainant une certaine euphorie. Après avoir fini dans la première moitié du classement de ma première course de nage en eau libre, je m’étais scotché moi même en faisant un classement tout à fait sidérant au triathlon de Paris. Grisant. Se retrouver, deux fois de suite, dans le haut, voire le très haut du classement avait quelque chose de magique. Et comme c’était trop beau pour être vrai, ça n’a évidement pas duré 🙂 .

Après une contre performance sans appel sur mon second triathlon, il y ‘avait de bonnes chances que ça soit encore pire sur la compétition du jour, un 2500 mètres en eau libre dans le bassin de la Villette. Cette distance, je ne l’ai jamais nagée. En piscine, mes plus grosses séances font 2000 mètres, avec des pauses entre les séries. En mer j’ai nagé une fois 2100 mètres mais le sel offre une très bonne portance et là, on sera en eau douce. Crade, mais douce. (suite…)

Open swim star 2019 – 1 km

Barbotage dans l’eau verdâtre du canal de l’Ourcq

Ce dimanche, y’avait course. L’Open swim star, c’est son petit nom. Une compétition de nage en eau libre (comprendre hors piscine) qui consiste à se jeter dans l’eau trouble du bassin de la Villette et à affronter 200 autres nageurs et nageuses surexcités en essayant de ne pas se noyer.

Mais que diable était-il venu faire dans cette galère me demanderez-vous ? Eh bien figurez-vous que depuis le début de l’année scolaire, je nage. Une ou deux fois par semaine même, avec beaucoup d’assiduité. Et du crawl en plus. Mais oui. J’m’y suis mis.

Après 44 ans de brasse, j’ai décidé de me frotter à la nage libre, non par amour des carreaux et du chlore mais avec l’idée de m’aligner cet été sur le triathlon de Paris.

J’ai donc beaucoup nagé, beaucoup progressé et je suis parvenu à plusieurs reprises à nager un kilomètre en piscine sans interruption en améliorant à chaque fois mon temps pour finalement stagner aux alentours de 23 minutes. À ce moment là du récit, je suis incapable de dire si c’est bien ou pas mais c’est assez loin de la barrière horaire de la course qui fixe un temps maxi de 40 minutes. (suite…)

Baladavélo #9 trois-quart…

La baladavélo qui fait plop !

Tom & MiklSur le papier, la baladavélo #10 avait tout pour plaire. Quelques jours après les 24 heures du Mans et quelques jours avant de partir en vacances, un petit week-end tranquille à faire du vélo dans la campagne, entouré de cyclistes heureux de pédaler gaiement sous le soleil de juillet. J’avais promis à Tom que ça serait une micro balade et que nous serions rentrés de bonne heure le dimanche après-midi. Et d’une certaine façon, quoiqu’à mon corps défendant, j’ai tenu parole.

L’idée de départ était de partir sur un format économique, écologique et accessible à tous. J’ai donc réservé l’ancienne maison forestière de la forêt domaniale du Retz transformée en gite nature par une bande de passionnés qui luttent pour la maintenir en état. Cette maison, nous y avions passé une soirée inoubliable il y a quelques années et j’avais depuis longtemps envie d’y retourner. L’idée plait. Tout le monde ou presque me répond « oui pourquoi pas » ou « oui oui avec plaisir ». Bien sûr, à la fin, nous ne fûmes que deux mais vu que c’est à peu près toujours comme ça, nous commençons, Tom et moi, à y être habitués. Qu’à cela ne tienne, nous voila repartis sur les routes, contents comme des gosses à l’idée de pédaler pendant deux jours. (suite…)

Baladavélo#9, la balade du 2e tour

Balade grisâtre dans les plaines de l’Aisne

Dur dur ce second tourLorsque après une trop longue pause, nous avons repris les baladavélos en novembre dernier, Tom et moi sommes assez vite tombés d’accord sur le fait qu’il ne faudrait pas attendre à nouveau quatre ans pour remettre ça. Nous avons donc laissé passer l’hiver et décidé de repartir aux beaux-jours. (façon de parler). Nous optons pour le pont du 8 mai, sans faire attention au fait que ça sera le week-end du second tour des élections présidentielles. Nous sommes loin d’imaginer qu’il nous faudra laisser nos chères et tendres faire le sale boulot à notre place en votant à contrecœur, non pas pour le meilleur mais pour le moins pire des deux candidats restés en lice.

Mais laissons là ces considérations républicaines, et parlons des sujets sérieux qui font le sel des récits des baladavélos à savoir, la mécanique pour les nuls, la météo qui est de pire en pire ma bonne dame et les errances vélocipedico-campagnardes.

Coté attelage, je dois bien me rendre à l’évidence : mon biclou ne s’est jamais vraiment remis de notre dernière virée. À un mois du départ il est dans un état lamentable.

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Baladavélo #8 : Paris-Normandie-Picardie

Quatre longues années…

Dans la pampa

Plus de quatre ans nous séparent désormais de la dernière baladavélo. Les années passent tellement vite. Il faudrait plusieurs vies pour avoir le temps de tout faire. Et puis allez savoir pourquoi, un matin ça m’a pris, comme ça, je me suis dit qu’il était temps de repartir en balade.

Le temps a passé donc et mes acolytes des éditions précédentes se sont éloignés. Ou ont fait des bébés. Voire sont partis à l’autre bout de la France faire des bébés.

Tom, lui, n’a jamais participé à mes petites boucles touristiques confortables en chambres d’hôtes. Tom, c’est mon compagnon de galère des Paris-Quettetot, des tentes sous la pluie et des étapes interminables de 140 bornes. Notre dernière aventure vélocipédique avait tourné au cauchemar et je n’ai plus jamais rejoint le Cotentin en vélo depuis. Ni avec, ni sans lui. Pourtant, quand je lui propose de partir faire une petite boucle de 4 jours autour de Paris, il signe tout de suite en bas d’une page blanche. Et il me promets de trouver un vélo d’ici là. Normal.

Tom et moi, c’est deux styles différents. Pour Tom, un vélo de course des années 60 acheté 25 € chez Emmaüs peut faire l’affaire. Partir pour 400 km de balade avec pas une minute de vélo dans les pattes également.

Nouvelle selleDe mon côté, n’ayant pas ses prédispositions hors norme et son endurance naturelle, je compense en besognant. Je roule beaucoup les semaines précédentes, repère avec méticulosité les itinéraires et bichonne mon vélo. Je me fais même un petit caprice en prévision de cette longue rando. Un selle Brooks, un vieux rêve, la Rolls des selles, promettant des étapes confortables comme jamais. Je la paye cinq fois le prix du vélo de Tom mais je considère que mon popotin vaut bien ça. (suite…)

Trail blanc des Vosges bis

On prend (presque) les mêmes… et on recommence

Il y a tout juste un an, nous quittions Rouge-Gazon fourbus mais contents, assez décidés à remettre ça l’année suivante. Il ne m’aura donc pas fallu longtemps pour convaincre la fine équipe de de remettre le couvert.

panoramaEn deux temps, trois mouvements, la chambre est réservée, les arrhes envoyés et il ne reste plus qu’à surveiller les dates d’ouverture des inscriptions. Première déconvenue, cette année, pas de petite course. La nocturne du samedi soir est maintenue inchangée, le trail court de 17 km du dimanche également mais le trail découverte est supprimé. Yann et Thomas qui étaient chauds pour m’accompagner sur le nocturne et faire le petit circuit le lendemain se retrouvent un peu coincés. Je parviens à les convaincre de faire le 17 km mais du coup ils renoncent au trail nocturne que je vais donc à nouveau courir tout seul 🙁

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Courses d’automne à Paris

On savait que ça serait dur, ça a été pire.

Voila, nous y sommes. Enfin. Paris-Versailles cru 2014. La course de tous les superlatifs, la plus belle course parisienne et celle où généralement je réalise mes meilleures performances. Distance idéale, format idéal, j’adore cette course. J’ai dû renoncer aux deux dernières éditions depuis que j’ai repris sérieusement la plongée, car je suis souvent en vadrouille à cette période. Mais là non, tout est parfait et en plus il va faire beau (il fait toujours beau quand je cours le Paris-Versailles).

bandeau Paris-Versailles

J’en avais donc fait mon objectif numéro un. Sauf que.

Généralement en août, je cours pas mal mais cet été, non. Des coups de flemme, beaucoup de plongée (course à pied et plongée sont incompatibles) un climat exécrable à Paris et nous voila déjà en septembre avec à peu près zéro kilomètre dans les pattes. Et puis surtout, comme mon épaule me fait moins mal, j’ai décidé de me remettre très sérieusement au vovinam avec comme objectif de passer mon premier dang en juin. Le vovinam m’a trop manqué pendant les quelques mois de repos forcé. J’ai pris du poids, perdu de la souplesse, de l’explosivité. Je me suis encrassé. Mais il faut aussi me (suite…)

Le trail des étangs de Cergy

Une virée forestière désespérément plate

Passerelle Ce matin, comme à peu près tous les dimanches matin depuis deux mois, je me suis aligné au départ d’une course. Encore. La dernière de l’année, pas la meilleure, pas la pire. Sur la course elle-même, il n’y a pas grand chose à raconter car il ne s’y est pas passé grand chose. Mais j’ai surtout repensé à la question que l’un d’entre-vous (je parle du groupe très restreint de mes fidèles lecteurs) m’a posée à la suite de mon billet sur la Mirabal. Il se demandait en substance après quoi je courais.

Et c’est vrai que cette longue succession de courses (6 en 8 semaines) et la façon dont tout cela s’est mis en place peut surprendre et poser question. Tout ou rien, jamais de demi-mesure, l’histoire de ma vie.

Aussi, et puisque j’en suis à évoquer les vicissitudes de l’existence d’un coureur de fond, permettez moi d’ouvrir une large parenthèse consacrée à la fin d’une envie et à son réveil.

Nous sommes en mars 2012 et je viens de courir la course de trop.  Quelque part entre Chaville et le champ de Mars, toute envie de courir s’est envolée. Contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant le compte rendu plutôt rigolo que j’en avais fait à l’époque, je garde de cette course le souvenir d’un grand gâchis et une certaine amertume. (suite…)

La Mirabal 2013

Courir pour l’égalité et contre les violences faîtes aux femmes !

La MirabalLa Mirabal, vous connaissiez ? Non ? ben… moi non plus. Il  y a quelques semaines, alors que Sylvain et moi quittions le gymnase de Fontenay-sous-Bois après le 10 km éponyme (et mémorable) couru au milieu des cités valdemarnaise sous un temps gris à pleurer, crédité d’un chrono à pleurer également, nous tombions sur le flyer de la course. Pas très loin de la maison, dans un joli parc arboré, à une date qui le faisait bien, nous nous sommes dit qu’après cette première expérience de course (suivie, c’est vrai, d’un bon gueuleton) ça serait une bonne occasion de remettre le couvert. Comme en plus c’était pour une bonne cause, nous sommes convenus que oui, nous allions faire cette course.

Comme entre temps je me suis fait embarquer sur un cross improbable organisé par Amnesty International le dimanche d’avant et que j’avais de longue date prévu de faire le trail des étangs de Cergy le week-end d’après, il n’était pas vraiment question pour moi de courir ce 10 km à 100%. De toute façon, je n’aime définitivement plus courir des 10 km et je décide donc de transformer cette course en entrainement et de profiter d’un tracé plat et facile pour aider Sylvain à améliorer de façon notable son record perso sur la distance. Trop prudent, il a pour objectif de faire moins d’une heure mais j’estime qu’il peut rapidement faire beaucoup moins et qu’il a le potentiel pour courir plus vite que moi d’ici peu. Avec un entrainement sérieux, je le vois bien courir en 45’ bien avant que je ne parvienne à descendre sous les 50’. Mais bon pour le moment, l’objectif est facile à atteindre, moins d’une heure : finger in the noze ! (suite…)

Courir pour la liberté

Affiche Alors pour être absolument honnête, quand Guy m’a téléphoné pour me proposer de faire un cross dans le parc de la Villette pour soutenir le docteur Tung Aung, un prisonnier politique Birman, soutenu par la section locale d’Amnesty International, il y a eu comme un petit flottement, à peine perceptible, juste le temps de recentrer mes chakras et de répondre par un « mais oui, absolument, pourquoi pas ? », tout à fait approprié à la situation.

Une heure plus tard en découvrant sur leur site qu’il s’agissait de courir à huit reprises sur le triangle formé par trois artères en bitume, qu’il y avait seulement 30 engagés sur la précédente édition et qu’il fallait être sur place à 9h du matin, j’admets avoir laissé échappé un long soupir. Mais bon, une bonne action, un petit footing pour aller à la Villette qui se trouve d’ailleurs sur une des mes boucles favorites du dimanche matin, une petite coursette au saucisson (sans saucisson) et un coup de tramway pour rentrer, tout cela n’était pas si mal. Je l’ai donc ajoutée à mon agenda avec, finalement, assez d’enthousiasme. (suite…)