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	<title>Mikaweb, le blog de Miklc &#187; Trucs sportifs</title>
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	<description>Le blog de miklc qui parle de roller, de voyages, de courses à pied, de plongée...</description>
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		<title>Trail de Senlis 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2011 22:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trucs sportifs]]></category>

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		<description><![CDATA[Balade picarde pour bien commencer l&#8217;hiver Ce matin, je me suis aligné sur un petit trail forestier sans prétention qui renaît de ses cendres après que les organisateurs aient connu quelques déboires, il y a trois ans, lors d’une édition catastrophe qui avait vu les participants des différentes distances, confondre les parcours, se croiser dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Balade picarde pour bien commencer l&#8217;hiver<br />
</span></strong></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/affiche.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-952" title="affiche" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/affiche.jpg" alt="affiche" width="172" height="250" /></a>Ce matin, je me suis aligné sur un petit trail forestier sans prétention qui renaît de ses cendres après que les organisateurs aient connu quelques déboires, il y a trois ans, lors d’une édition catastrophe qui avait vu les participants des différentes distances, confondre les parcours, se croiser dans tous les sens puis se perdre les uns après les autres. Aucune raison <em>a priori</em>, pour moi qui cours très (trop) peu de trails, d’aller me perdre au fin-fond de la Picardie un dimanche de décembre mais il se trouve que je suis attaché à Senlis pour des raisons sentimentales.</p>
<p><em> « La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant ».</em></p>
<p>Quand j’étais minot, nous grimpions de temps en temps sur la banquette en skaï de la <a href="http://les-peugeot-mythique.com/wp-content/uploads/2011/11/Peugeot_504_Break_1978-e1320411150183.jpg" target="_blank">504 break</a> familiale pour aller se balader en forêt.  Je n’en garde pratiquement aucun souvenir en dehors de deux cuisses couvertes de boutons après un passage dans un champ d’orties mais ce nom, Senlis, conserve une certaine douceur et reste synonyme de forêt, de fougères et de chemin étroit recouvert de feuilles mortes.<span id="more-941"></span></p>
<p>Me voila donc au milieu d’un champ herbeux,  dans une ambiance un petit peu éthérée à cause des brumes matinales. C’est beau, c’est évanescent, mais par contre qu&#8217;est-ce qu&#8217;on caille. C&#8217;est bien simple, <em>il fait un froid de gueux.</em> Ben vi, c’est mon blog, je cite Kierkegaard et <a href="http://www.replikultes.net/films/fiches/225/ensemble_c_est_tout/repliks/" target="_blank">Anne Gavalda</a> si je veux !</p>
<p>L’ambiance d’avant départ est vraiment très différente des courses sur route. Un petit côté potache qui me semble cependant un brin pré-fabriqué. Cependant, nous sommes quelques très rares coureurs à ne connaître personne, ce qui semble indiquer qu’il y a une majorité de clubs et comme nous sommes très peu nombreux et qu’il s’agit de la plus longue distance, toutes les conditions sont réunies pour que je finisse dans les 10 derniers, ce qui certes n’est pas très grave mais n’a cependant rien de réjouissant. D’ailleurs  je ne finirai pas dans les dix derniers mais 244e sur 278 ce qui, soit dit en passant, n’est pas tellement plus glorieux&#8230; Néanmoins et contrairement à ce que pourrait laisser penser ce résultat un peu médiocre, je considère que j’ai fait aujourd’hui une très belle course. Et je me suis amusé comme un petit fou <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Pour bien commencer, je rate le départ pour cause d’envie pressante à quelques instants de l’heure fatidique et déjà le peloton s’étire à perte de vue. Mon dernier trail remonte à il y a presque deux ans. J’avais vécu l’enfer sur le <a title="Bain de boue dans la vallée de Chevreuse" href="http://mikaweb.org/blog/400/bain-de-boue-dans-la-vallee-de-chevreuse/" target="_blank">trail de la vallée de Chevreuse</a>, l’un des plus difficiles, si ce n’est LE plus difficile de la région, couru dans des conditions dantesques, et dont j&#8217;ai gardé un souvenir très mitigé. C&#8217;est donc en promeneur que je suis venu aujourd&#8217;hui avec l’intention de ne surtout pas me mettre dans le rouge et de bien profiter du paysage.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/trail30r.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-947" title="départ" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/trail30r.jpg" alt="départ" width="570" height="382" /></a></p>
<p>Le parcours est annoncé pour 22 km avec 600 mètres de dénivelé positif ce qui équivaut à un 28 km sur bitume plat. J’estime en avoir pour un peu moins de 3 heures. J’adopte donc une allure marathon que j’ai bien dans les jambes pour en avoir bouffé des centaines de kilomètres en préparant <a title="Marathonien !" href="http://mikaweb.org/blog/910/marathonien/" target="_blank">Vincennes</a> mais ce matin, contre toute attente, je suis en super forme et je sens que je peux peut être grappiller quelques places de plus que les habituels semi-abandons qui marchent comme des zombis en fin de course. Je profite de la première montée pour dépasser quelques coureurs attardés puis après avoir perdu un peu de terrain sur le plat, arrive enfin la première vraie belle descente remplie de cailloux, de ronces, de racines et boueuse juste ce qu’il faut. Je décide de me lâcher et de la prendre à fond les ballons et même si je suis à des année-lumière des <a href="http://player.canalplus.fr/#/542193" target="_blank">exploits des meilleurs traileurs</a> qui dévalent des montages à 20km/h, avec le bruit des impacts sur  la terre de ma carcasse lancée à 14 km/h et le vent qui siffle dans les oreilles, ça le fait carrément !</p>
<p>Je dépasse un petit groupe de quatre coureurs qui descend prudemment la pente et avise ensuite un autre groupe. Malheureusement, comme je suis très lent sur le plat, les écarts se creusent inexorablement et il y a vraiment trop peu de participants à doubler. J’attends les montées et les descentes avec impatience et parviens à chaque fois à grappiller quelques places.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/trail397r.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-948" title="miklc" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/trail397r.jpg" alt="miklc" width="180" height="424" /></a>Vers le 17<sup>e</sup> kilomètre, après une belle grimpette de la <a href="http://www.balado.fr/loisirs-balades/60520-thiers-sur-th%C3%A8ve/en-campagne/64609-butte-aux-gens-d-armes" target="_blank">butte aux Gens d&#8217;Armes</a>, la fatigue commence à se faire sentir. J’ai beaucoup cogné dans les descentes et je commence à avoir mal au talon. Jusqu’à maintenant, j’ai réussi à reprendre une trentaine de coureurs mais le petit groupe de 4 avec qui j&#8217;ai joué au chat et à la souris restera finalement hors de portée.</p>
<p>Je me fais également reprendre par deux coureuses qui chassaient les féminines et qui me poursuivaient depuis un moment en fixant ma queue de cheval en pensant que j’étais l’une d’elles. Le trail, c’est pas un sport de hippies et il est vrai qu’avec mon allure de hardos sur le retour, je fais un peu tache dans le décor. La fameuse ambiance trail, c’est quand même un peu, des fois, l’ambiance 3<sup>e</sup> Rima et, c’est comme tout, faut aimer.</p>
<p>Sur ce, et alors que j’estime qu’il me reste une petite vingtaine de minutes de course, j’aperçois l’arche d’arrivée. Ce 22 km n’en fera finalement que 20,4 et comme je suis tout content d’être en si bonne forme, je décide de courir le dernier kilo à fond, ce qui,  pour moi, est synonyme de pas très vite, mais juste assez pour laisser dans le vent un coureur qui, visiblement n’a pas du tout apprécié, vu le regard qu’il m’a lancé quelque mètres après l&#8217;arrivée.</p>
<p>Voila, une bien sympathique ballade au cœur de la forêt domaniale d’Ermenonville particulièrement bien organisée et très conviviale, à ranger dans la catégorie des courses à refaire l&#8217;année prochaine, avis aux amateurs.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/Image1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-950" title="trace gps" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/12/Image1.jpg" alt="trace gps" width="570" height="390" /></a></p>
<p><small>© crédit photo : <a href="http://xtremchallenges.free.fr" target="_blank">xtremchallenges</a></small></p>
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		<title>Marathonien !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 01:10:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
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		<description><![CDATA[Marathon de Vincennes et des bords de Marne 2011 Un jour j’ai rencontré un éditeur qui, citant Compay Segundo, m&#8217;a dit qu&#8217;il y avait trois choses qu’il fallait avoir faites dans sa vie : &#171;&#160;faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre&#160;&#187;. J’ai fait (avec l’aide inestimable de leur mère) deux enfants magnifiques, j’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Marathon de Vincennes et des bords de Marne 2011</span></strong></p>
<p>Un jour j’ai rencontré un éditeur qui, citant <a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/compay-segundo-6336.php?citations" target="_blank">Compay Segundo</a>, m&#8217;a dit qu&#8217;il y avait trois choses qu’il fallait avoir faites dans sa vie : &laquo;&nbsp;faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre&nbsp;&raquo;. J’ai fait (avec l’aide inestimable de leur mère) deux enfants magnifiques, j’ai participé à l’écriture de plusieurs livres dont au moins <a href="http://www.book-e-book.com/index.asp?sessionID=446644398&amp;fx=2&amp;p_id=155" target="_blank">un dont je suis immensément fier</a> et j’ai  semé des graines, derrière la cour d’une école, dans la campagne cambodgienne. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Img_9174bis.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-913" title="Fatigue" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Img_9174bis.jpg" alt="Fatigue" width="180" height="270" /></a>Je mesure aujourd’hui en écrivant ces lignes la chance que j’ai de vivre cette vie. Il  y a un peu plus de quatre ans, au cours de ma dernière mue, la plus spectaculaire, j’ai ajouté deux trois trucs à cette liste car j’ai compris qu’à part revenir de la mort, rien n’était impossible et que la vie était trop courte pour s’interdire quoi que se soit. Je me garderais bien, par pure superstition, de vous dire ce qu’il y a sur cette liste mais je peux bien vous dire ce qu’il n’y a pas et ce qu’il n’y a plus. Il n’est pas écrit sur cette liste qu’il me semble important de posséder une Rolex avant mes 50 ans et il n’est plus écrit qu’il faut avoir couru un marathon. Je l’ai rayé mentalement de ma liste hier après-midi aux alentours de 14h en franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Vincennes et des bords de Marne et ce, au prix d’efforts et de douleurs que je ne suis pas certain d’être capable de décrire tant ce fut difficile. Tous les superlatifs seraient vains pour décrire ce que beaucoup considèrent (à tort) comme un exploit. Assis à mon bureau, les jambes perclus de courbatures, je n’ai pas du tout l’impression d’avoir accompli un exploit, mais plutôt d’avoir fait le job, d’avoir rempli ma mission et je n’en éprouve bizarrement ni fierté, ni satisfaction.<span id="more-910"></span></p>
<p>Un marathon, c’est 42 km 195 qu’on essaye de courir le plus vite possible. Les meilleurs Kenyans avalent ça en deux heures et une poignée de minutes, les plus lents, sur des marathons populaires comme celui de <a href="http://www.nycmarathon.org/" target="_blank">New-York</a> mettent plus de 6 ou 7 heures mais la plupart des coureurs amateurs dans mon genre bouclent la distance entre 3h30 et 4h30. Pour ma part avec des références en <a title="Semi-marathon de Boulogne" href="http://mikaweb.org/blog/324/semi_de_boulogne_2009/" target="_blank">un peu moins de 2 heures sur semi</a> et une endurance assez moyenne, j’étais censé pouvoir boucler la distance en 4h15. Et comme dirait l’autre, c’est quand même vachement long.</p>
<p>J’ai toujours su que je m’y frotterai un jour, mais j’ai longtemps reculé, arguant, à juste titre que ça n’était jamais le bon moment et puis j’ai fini par me lancer et je me suis inscrit au marathon de Vincennes. J’ai acheté plein de magazines, mixé plusieurs plans d’entrainements, suivi à la lettre les conseils des spécialistes et puis surtout j’ai suivi la devise des anciens, ceux qui courraient déjà le marathon avant l’invention des cardio-fréquencemètres : &laquo;&nbsp;de l’eau, du sucre, de la sueur !&nbsp;&raquo; Je suis passé de 2 ou 3 séances à 4 séances hebdomadaires qu’il a fallu caser avec un chausse-pied dans un planning déjà complètement bouché par les entraînements de vovinam, j’ai fait à peu près gaffe à ce que je mangeais, j’ai beaucoup plus dormi que d’habitude et jusqu’au dernier moment j’ai cru pouvoir réussir à boucler le tout en moins de 4h30 en partant sur une base de 4h15 avec un petit quart d’heure de marge. Ça n’a pas marché. Mais ça n&#8217;est pas passé loin et pour tout dire, j’en ai tellement bavé que ça n’a plus la moindre importance.</p>
<p>Un marathon, ça se prépare. J’ai donc respecté les grands principes de l’exercice. 4 semaines de préparation générale suivies d’un plan d’entrainement spécifique de 8 semaines puis, pour finir, deux semaines de relâchement pour arriver en forme au marathon. Je me suis entraîné très sérieusement, je n’ai pas séché une seule séance et j’ai étonnamment bien encaissé les sorties longues, y compris les interminables ballades de plus de deux heures que je me suis imposées chaque dimanche matin en fin de programme. La course test des <a title="20 km de Paris en mode balade" href="http://mikaweb.org/blog/881/20_km_de_paris/" target="_blank">20km de Paris</a>, il y a trois semaines, fut une promenade de santé et lorsque le programme a été bouclé, je me suis senti un peu vidé. Je n’ai pas su gérer les deux semaines de relâchement. J’ai laissé l’appréhension m’envahir, j’ai profité de cette masse de temps libre pour rattraper tout ce que j’avais laissé de côté et je suis arrivé au marathon fatigué.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/dlt72l94.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-919" title="Cours Marigny" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/dlt72l94.jpg" alt="Cours Marigny" width="570" height="191" /></a></p>
<p><strong>L’enfer du dimanche</strong></p>
<p>Ce dimanche matin, toutes les conditions sont réunies pour que la fête soit belle. Il fait un temps magnifique, une température idéale pour courir (12°C) et le soleil brille sans brûler.</p>
<p>Je retrouve Philippe et nous nous plaçons à la fin du peloton qui est étonnamment ténu. J’essaye de me détendre car je sens un poids sur mon estomac. Le départ est donné et nous partons tranquillement car les derniers participants du semi-marathon nous empêchent d’avancer, ce qui nous évite de prendre un départ trop rapide. Nous partons sur une base de 6 minutes au kilomètre qui doit nous permettre de passer la ligne entre 4h15 et 4h30. Philippe qui a déjà couru deux marathons en plus de 4h40 ayant accepté de se caler sur mon allure, c’est donc moi, comme sur les 20 km de Paris qui vais devoir réguler notre allure à tous les deux. Comme il y a trois semaines, nous avons du mal à nous ralentir et dans l’euphorie de cette belle matinée, nous avalons les dix premiers kilos un poil trop vite. Nous discutons et rigolons, ce qui avec le recul a du nous pomper un peu trop d’énergie car dès le 13e kilomètre, les premières traces de fatigue et les premières douleurs aux jambes font leur apparition.  Nous sommes sur les bords de Marne et le paysage est particulièrement agréable. Nous sommes désormais parfaitement calés à 6 minutes au kilo mais en ce qui me concerne, le mal est fait. Je sais déjà à ce moment là que ça va être sérieux, difficile et que mon nouvel objectif doit désormais être de passer l’arrivée sur mes jambes, la perspective d&#8217;une arrivée <a href="http://www.triclair.com/wiki-triathlon/julie-moss-hawaii-1982-64-article.htm" target="_blank">à la Julie Moss</a> n&#8217;ayant à mes yeux aucun attrait.</p>
<p>Nous restons ainsi côte à côte mais je sens que Philippe, qui court naturellement plus vite que moi, a les jambes pour courir un poil au dessus mais je ne suis pas assez en forme pour chercher à le retenir à côté de moi ou pour le suivre. Il prend inexorablement ses distances même si je le rattrape aux ravitaillements. Au 20e kilomètre c’est moi qui le sème finalement et je rejoins des coureurs que j’avais en mire depuis près de 10 km. Nous nous calons sur un rythme qui me convient parfaitement. Philippe nous rejoint, nous dépasse et prend le large. Je ne le reverrai plus jusqu’à l&#8217;arrivée. Nous avançons ainsi sans se parler pendant près de trois kilomètres. Nous passons le semi-marathon en 2 heures et 6 minutes et au 23e kilo, nous sommes toujours parfaitement dans le tempo en 2 heures et 18 minutes. C’est alors qu’une crampe à la jambe me foudroie et je regarde avec dépit mes deux amis muets prendre le large à leur tour. Je stoppe aussitôt pour éviter que ça ne s’aggrave et je prends le temps de m’étirer pendant deux minutes avant de reprendre la course, très inquiet pour la suite.</p>
<p>Je respire. Après avoir élevé progressivement le tempo, je suis à nouveau au dessus des 10 km/h et je n’ai au final perdu que deux minutes sur le timing.</p>
<p>Au 28e kilomètre, le parcours devient très difficile avec des montées courtes mais cassantes et surtout des virages à 180° très éprouvants. Ça monte, ça descend, nous passons sur un pont puis en dessous puis à nouveau sur le pont pour repartir dans l’autre sens et ce, au plus mauvais moment, en pleine zone du fameux mur des 30 km.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/parcours.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-912" title="parcours" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/parcours.gif" alt="parcours" width="570" height="325" /></a></p>
<p>Moi le mur, je me le suis mangé au 32e. Puis alors pas qu’un peu. Pleine face.</p>
<p>Alors que nous quittons la civilisation pour rentrer dans l’hippodrome, tout se déglingue. Nous passons sous des espèces de tunnels en tôle, sous la piste et je ressens alors un profond désarroi. J’ai l’impression de ne plus être que l’ombre de moi-même. Cela fait maintenant près de 3 heures et demi que je cours et je suis complètement désorienté, à moitié déshydraté et terriblement fatigué. Mes jambes sont dures comme du bois et les crampes commencent à nouveau à pointer le bout de leur nez. Le spectacle de l’hippodrome, désert, silencieux comme doit l’être la mort, me fiche le bourdon et je commence à me haïr de m’être traîné dans cette aventure. Je me répète en boucle que je vais finir cette foutue course et  mettre mes runnings au vide ordure en arrivant. Je suis à nouveau contraint de m’arrêter pour tirer mes crampes. Encore deux minutes de perdues, sans compter les secondes qui s&#8217;égrainent, kilomètre après kilomètre depuis maintenant un moment. Je découvre des douleurs à des endroits dont j’ignorais même qu’ils pouvaient être douloureux. L’intérieur des côtes et mes hanches notamment me hurlent d’arrêter.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Image4.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-915" title="Hippodrome" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Image4.jpg" alt="Hippodrome" width="200" height="300" /></a>Je suis au fond du trou, il reste 10 kilomètres à courir et je ne vois pas comment je pourrais courir encore 10 km dans cet état. Sur la route c’est l’hécatombe. Tout le monde marche, on se croirait en exode et le sable noir de la piste ajoute à la désolation. Le ciel s’est assombri et mes espoirs de finir correctement ce marathon se sont envolés. Je pense alors très fort à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haruki_Murakami" target="_blank">Murakami</a>, qui m’a accompagné pendant toute la course et à son récit épique des 100 km du lac Saroma à Hokkaido. Je décide de m’approprier ce récit et à mon tour, d’ordonner à mes jambes de m’obéir, qu’elles le veuillent ou non et je me remets à courir. À trotter d’abords puis à courir ensuite. Mes jambes continuent à vouloir résister mais je n’ai pas le choix, il faut continuer, coute que coute. J’aperçois enfin la sortie de l’hippodrome et les photographes qui nous y attendent. Nous venons de courir près de 3 kilomètres sans croiser âme qui vive. Nous devons faire peine à voir car les photographes nous encouragent (jamais vu ça sur une course) et au moment ou je rentre à nouveau dans le bois de Vincennes, un déclic se produit. Un peu comme un retour à la vie et je sais, à ce moment là que je vais pouvoir boucler ce marathon.</p>
<p>J’ai complètement perdu le fil de mes temps de passage. Je sais que j’ai perdu au moins 2 minutes de plus sur le 32e kilo mais que j’ai réussi péniblement à maintenir 9 km / heure dans l’hippodrome. Je calcule tant bien que mal et arrive à la conclusion que je peux encore viser les 4h30.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Image8.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-918" title="Arrivée" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Image8.jpg" alt="Arrivée" width="200" height="300" /></a>Murakami avait raison, au bout d’un moment les jambes finissent par capituler, elles se font une raison, c’est la tête qui commande et dans ma tête il y a une phrase et une seule : « <em>Pain is inevitable</em>, <em>Suffering is optional » </em>Alors je cours. Arrivé au 35e kilo néanmoins, nouvelle déconvenue. Il n’y a pas de ravito. Je m’y raccrochais comme à une bouée. Heureusement, il y a une fontaine et comme il y a déjà eu des problèmes d’eau aux deux précédents ravitos, je m’arrête pour boire mais me pencher est un supplice. L’eau est fraiche, c’est un délice mais il faut repartir. Le ravito est là, un bon kilomètre plus loin. Je mange un bout de banane et des pruneaux et je repars comme je peux. Il reste 7 kilomètres mais mon cœur s’emballe et je commence à être soucieux car je me sais déshydraté. Tant pis pour les puristes, je décide d’opter pour une alternance marche et course ; 6 minutes de course, 1 minute de marche et je me surprends à être capable de recourir, courir, encore et toujours. Je vois une fontaine mais j’hésite à y aller car le ravito du 40e doit être tout près. Je passe la ligne rouge du 40e en marchant et il n’y a pas de ravito. Je suis à l’agonie, mais j’ai déjà connu ça, notamment <a title="Bain de boue dans la vallée de Chevreuse" href="http://mikaweb.org/blog/400/bain-de-boue-dans-la-vallee-de-chevreuse/">sur la fin du TVC</a>. Alors je me dis que si j’ai pu en courir 40, je pourrais bien en courir 42 et je me mets sur pilote automatique. Je ne regarde plus le chrono. Ma vue se trouble un peu, je regarde droit devant moi, je mets un pied devant l’autre et je me répète que c’est dans la tête que ça se passe. Puis le 41e arrive enfin et le 42e arrive à son tour. L’arche d’arrivée est en vue à la sortie du bois et le brouhaha de l’arrivée commence à raisonner, le public forme une haie, c’est grisant et ça me redonne juste assez de jus pour rouvrir les yeux. Je vois mon père d’abord, ma fille ensuite puis j’entends le bip libérateur et je croise les regards émus du reste de mon comité d’accueil. Philippe est là aussi, frais comme un gardon. Il a bouclé son 3e marathon en 4h22, moi en 4h35.</p>
<p>Voila, c’est fini. Longtemps pendant la course, pour me motiver, j’ai pensé au moment où je passerai la ligne les bras levés mais je n’ai même pas eu la force de lever les bras et surtout, je ne voyais rien qui le justifie. Par contre j&#8217;ai gardé la médaille autour du cou tout l&#8217;après midi.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Img_9190blog.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-914" title="C'est fini" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/11/Img_9190blog.jpg" alt="C'est fini" width="570" height="379" /></a></p>
<p>Une heure après l’arrivée, je suis affalé sur un banc, incapable de marcher jusqu’à la voiture au milieu de ce qui ressemble moins à un parking qu&#8217;à un champ de bataille après une défaite. Des éclopés soutenus par des proches clopinent vers leurs voitures ou s’effondrent dans l’herbe. Il faudra deux bonnes heures de plus pour que je reprenne forme humaine et il faudra sans doute plus que ça pour que je retrouve l’envie de courir.</p>
<p>Encore que. Je viens juste de confirmer ma participation à Marseille-Cassis 2012 qui se court le même jour que le marathon de Vincennes. Un bon moyen de m’assurer que je ne serai pas tenté de me réinscrire à ce foutu marathon l’année prochaine.</p>
<p>C’est d&#8217;autant plus prudent qu&#8217;avec les grands masochistes, on ne peut jamais savoir.</p>
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		<title>20 km de Paris en mode balade</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Oct 2011 15:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
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		<description><![CDATA[Les promeneurs du Champ-de-Mars Me voila donc aligné sur mon premier 20 km de Paris. Je m’y étais inscrit il y a quelques mois, sans entrain, m’y rabattant après avoir loupé les préinscriptions de Paris-Versailles (ces deux courses sont prises en charge par mon boulot) et avant de m&#8217;être décidé à courir le marathon de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Les promeneurs du Champ-de-Mars</span></strong></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/a17sqnt6.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-894" title="Affiche 20km de Paris" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/a17sqnt6.gif" alt="Affiche 20km de Paris" width="180" height="244" /></a>Me voila donc aligné sur mon premier 20 km de Paris. Je m’y étais inscrit il y a quelques mois, sans entrain, m’y rabattant après avoir loupé les préinscriptions de Paris-Versailles (ces deux courses sont prises en charge par mon boulot) et avant de m&#8217;être décidé à courir le marathon de Vincennes qui à lieu dans trois semaines. Finalement, <a title="Paris-Versaille 2011" href="http://mikaweb.org/blog/858/paris-versaille-2011/">j’ai tout de même couru Paris-Versailles</a> à bloc il y a deux semaines et il n’est donc pas question d’enchaîner ce 20km à fond les manettes car le marathon se rapproche à grands pas et qu’il va falloir en garder sous le pied.</p>
<p>Je décide donc de courir un ton en dessous de mon allure semi et donc, de courir les 17 premiers kilomètres à allure marathon puis d’accélérer éventuellement sur les trois derniers. Officiellement, il s’agit de tester mon allure et mes temps de passage. Officieusement, il s’agit surtout de me rassurer car je garde un très mauvais souvenir des trois derniers kilomètres de mes trois derniers semi-marathons.<span id="more-881"></span></p>
<p>Entre temps, je découvre grâce à la magie de Facebook que Philippe, <a href="http://www.vovinam-leslilas.com/" target="_blank">valeureux vo sinh</a> avec qui je pratique le vovinam est déjà marathonien et qu’il va également courir Vincennes. Lorsque je lui parle des 20 km de Paris que je compte courir dans le cadre de ma prépa, les inscriptions sont closes. C’est donc lui qui hérite du dossard vétéran femme et du prénom féminin sous lequel j’ai couru Paris-Versailles il y a quinze jours (ben oui, faut suivre, c’est un blog compliqué, si vous ratez un récit, après vous comprenez plus rien).</p>
<p>Vendredi, après avoir traversé Paris à tout berzingue en vélo, je récupère nos deux dossards et découvre, un brin dépité, que les hommes et les femmes ont des dossards de couleur différente. Hum. Difficile de passer inaperçu avec ça, Philippe sera bon pour son petit passage au village pour régulariser, ce qui lui permettra de courir sous son vrai nom. Le veinard.</p>
<p><strong>C’est dimanche et il pleut</strong></p>
<p>Nous voila donc dans la queue du peloton, moyennement motivés il faut bien le reconnaître car l’ambiance est tout de même un petit peu plombée par le temps exécrable de cette matinée automnale.  Il pleut, il caille, il fait gris et cette aimable ballade dans Paris perd un peu de son attractivité. Nous nous plaçons en fin de cortège puisque nous n’avons évidement aucune prétention chronométrique et que nous sommes venus là en promeneurs. Histoire de se réchauffer nous pensons à l’été et soupesons l’opportunité de faire ou de ne pas faire le <a href="http://www.triathlondeparis.fr/" target="_blank">triathlon de Paris</a> car tout de même, les 1500 mètres de natation entre les Invalides et le pont d’Iéna (où nous nous trouvons à ce moment là justement) nous semblent tout de même un peu too much mais c’est une autre histoire.<a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/Image1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-886" title="Départ" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/Image1.jpg" alt="Départ" width="570" height="317" /></a>Le départ est donné à 10h pile mais rien ne se passe pour nous qu’une marée humaine sépare de la ligne de départ et nous continuons donc à servir d’éponge aux nuages gris qui nous abreuvent jusqu’à plus soif d’une bruine franchement pénible.</p>
<p>Nous avançons centimètre par centimètre pendant un petit quart d’heure avant de passer enfin la ligne de départ. Le parcours a la particularité de commencer directement par une montée, pas vraiment vilaine mais tout de même pénible en guise d&#8217;échauffement. Philippe part en trombe et je peine à le suivre car je ne veux accélérer sous aucun prétexte. J’ai bien l’intention de faire cette course à allure marathon et je me maintiens donc aux alentours de 10,5 km/h. Le premier kilo est avalé trop vite, le second encore plus vite et nous avons déjà 1’25 minute d’avance sur mes temps de passage marathon (6 minutes au kilomètre pour faire simple). Je propose à Philippe de filer et de me laisser courir moins vite mais il préfère m’accompagner et lever le pied. Nous trottons ainsi en papotant en maintenant une allure à peine plus élevée qu’un footing en endurance qui nous convient parfaitement mais je dois quand même freiner les ardeurs de mon acolyte qui profite de la moindre montée pour accélérer et essayer de me semer <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' />  Après un petit temps de calage, nous voila parfaitement synchros et nous engrangeons les kilos en continuant à discuter en veillant à ne pas repasser en endurance mais à bien rester en légère résistance et en surveillant bien les temps de passage qui sont d’une régularité sidérante. Nous conserverons d’ailleurs notre minute 45 d’avance jusqu’au 18e kilomètre.</p>
<p><strong>La joie des courses populaires</strong></p>
<p>Les courses à 20 000 participants, on aime ou on n’aime pas. Moi j’aime. Mais c’est vrai que dans le lot, y’a forcément la même proportion d’abrutis que partout ailleurs. Le premier ravito est l’occasion de le vérifier avec toutes sortes de comportements tout à fait incivils de quelques énergumènes qui jouent les gros bras. C’est sans compter la maîtrise parfaite des coups de coude 1 à 4 que nous mettons en œuvre afin de protéger nos vies et d’accéder à notre gobelet d’eau. Certes, vu les conditions climatiques, il n’est pas du tout indispensable à ce niveau de la course mais je tiens à me placer dans les mêmes conditions qu’au marathon où il ne sera pas question de louper un seul ravito.</p>
<p>Le ravito du dixième kilo offre le même spectacle désolant de quelques imbéciles agacés par l’afflux de touristes devant les tables de quarts d’orange. Une espèce d’orang outan essaye même de me percuter, sans doute pour me donner une bonne leçon car je suis en train de chipoter dans les cartons à la recherche d’un quart d’orange n&#8217;ayant pas encore été rongé et recraché, mais comme je suis à l’arrêt et qu&#8217;on ne déplace pas 87 kilos de carbone comme ça, il manque de se casser la figure. L’idée me traverse l’esprit d’accompagner son déséquilibre d’un discret balayage, mais j’opte pour un regard mi narquois, mi affligé et le regarde reprendre sa route en grommelant en me disant que, vraiment, y’a des coups de pied au c&#8230; qui se perdent.</p>
<p>Après que Philippe ait mis en œuvre une autre technique de vovinam : l&#8217;esquive par glissade avec finition en chute sur le côté (c’est très dur à faire, les enfants n’essayez pas de reproduire cette technique à la maison) au cours d’une petite cascade assez spectaculaire visant à éviter de tuer sur le coup, par percussion directe, un couple de parisiens qui passaient par là et n’avaient visiblement pas remarqué les 13 000 coureurs qui nous précédaient, nous revoilà sur les quais de Seine qui nous offrent le spectacle peu banal de la Dame de fer dans la brume. Magnifique. Cette petite balade bucolique se passe donc comme un charme et il faut attendre le 14e kilomètre pour commencer à sentir les premières traces de fatigue mais rien à voir avec mes semis marathons. Au 15e kilo, l’enchainement de tunnels nous fait perdre un peu de temps, d’autant que les ravitos ne sont vraiment pas faciles à atteindre et que nous avons déjà à plusieurs reprises été obligés de marcher voire de piétiner. C&#8217;est plus une course, c&#8217;est une manif <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' />  C’est un peu chiant, mais un peu seulement car là encore, on sait à quoi s’en tenir quand on s’inscrit sur ce type de course.</p>
<p><strong>Attrape-moi si tu peux</strong></p>
<p>16e kilomètre, pas question de s&#8217;emballer et de partir comme des dératés même si ça démange un peu Philippe. Nous décidons de bien maintenir la cadence sans accélérer car c’est à cette distance que les choses sérieuses commenceront le 30 octobre. Et donc ? Ben… rien ! Pas de crampes, pas de lourdeur, les abricots séchés du 15e kilo nous ont requinqués et nous continuons à être suffisamment frais pour pouvoir discuter sans être hors d’haleine. Tout se passe bien. Au 18 e kilo, nous hésitons encore à lâcher les chevaux, hésitation qui  durera jusqu’à l&#8217;approche du 19e. À un kilomètre cinq cent de l’arrivée, Philippe me lâche et part seul devant. Je le regarde partir mais j’ai de très bonnes sensations et je décide donc d’accélérer.<a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/xQSd47.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-897" title="Arrivée festive" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/xQSd47.jpg" alt="Arrivée festive" width="257" height="161" /></a> Je remonte le peloton qui semble beaucoup souffrir et je suis surpris de voir l’arche d’arrivée se rapprocher (hé oui ce n’est pas un semi, après le 19e kilo il y a l’arrivée). J’accélère fort à 300 mètres de l’arrivée histoire de gratter quelques secondes pour ne pas être trop loin derrière Philippe qui de son côté se débat avec un vilain point de côté et me regarde finalement passer devant lui et filer vers la ligne d’arrivée qu’il passera 15 petites secondes après moi. Nous finissons donc frais comme des gardons, en 1h57 pile pour ce qui me concerne, ce qui permet d’envisager la fin de la prépa marathon sereinement. D’autant que l’entrainement reprend dès demain.</p>
<p>Objectif atteint donc avec ce 20km bouclé tranquillou et sans encombre. Côté classement, évidemment, ça ne frôle pas les cimes. Nous finissons dans le fond du deuxième tiers, respectivement 13 369e et 13 494e sur un peu plus de 21 000 coureurs.</p>
<p>Alors bien sûr, je sais ce que vous vous dites. Tout ça pour ça ? 10 minutes de lecture pour un banal footing du dimanche matin ? Pas de larmes, pas de sang ? ben… nan, mais des larmes, de la sueur et de la douleur, y’en aura dans trois semaines, ça c’est certain, alors <a href="http://www.sportpassionorganisation.com/courses/marathon_vincennes/" target="_blank">rendez-vous le 30 octobre</a> pour de nouvelles aventures.</p>
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		<title>Paris-Versaille 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 20:54:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trucs sportifs]]></category>

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		<description><![CDATA[Soleil et chaleur  pour un (petit) record au parfum aigre-doux Dimanche, y&#8217;avait course. Et pas n&#8217;importe quelle course, Zeu course, celle que j’attends toute l&#8217;année avec une impatience non dissimulée. Pourtant, ce Paris-Versailles là, maintenant qu&#8217;il est couru (et pas trop mal couru, soit dit en passant) n&#8217;a pas vraiment la même saveur que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Soleil et chaleur  pour un (petit) record au parfum aigre-doux</strong></span></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/09/slqnvud0.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-864" title="Affiche Paris-Versailles 2011" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/09/slqnvud0.jpg" alt="Affiche Paris-Versailles 2011" width="180" height="250" /></a>Dimanche, y&#8217;avait course. Et pas n&#8217;importe quelle course, Zeu course, celle que j’attends toute l&#8217;année avec une impatience non dissimulée. Pourtant, ce Paris-Versailles là, maintenant qu&#8217;il est couru (et pas trop mal couru, soit dit en passant) n&#8217;a pas vraiment la même saveur que les deux autres. Il me laisse, finalement, un petit gout de je ne sais quoi, un brin déplaisant.</p>
<p><strong>Traveling arrière</strong></p>
<p>Nous sommes au mois d&#8217;avril. Alors que je guette quasi quotidiennement sur l’intranet du boulot l’ouverture des inscriptions pour le Paris-Versailles, je vois arriver les inscriptions pour… les 20 km de Paris qui tombent toujours après. Intrigué, je téléphone au service qui s’occupe de cela et j’apprends avec une pointe de désappointement que les inscriptions pour Paris-Versailles sont closes depuis plus d&#8217;un mois. Absent pendant plus de trois semaines pour cause de voyage en Asie (y’a plus grave comme problème, je vous l’accorde), la fenêtre s’était ouverte et refermée sans que je m’en aperçoive. Qu’à cela ne tienne, comme je renonce chaque année à m’inscrire aux 20 km de Paris pour cause de Paris-Versailles, ça sera l’occasion de découvrir cette course qui, parait-il, est formidable.<span id="more-858"></span></p>
<p>Quelques mois plus tard (oui, oui, c’est une histoire sur plusieurs mois, on croirait pas mais je mène une vie très trépidante) je parviens à trainer dans mon sillage un groupe de potes pour participer à la Crazy-Jog, une course urbaine à obstacles dans, sous, sur et autour du Stade de France. Au milieu de cette bande de runners hétéroclite, notre seule coureuse, chargée d&#8217;apporter une touche féminine à notre team de choc y laisse malheureusement un genou en sautant d’un container et est contrainte à l’abandon.</p>
<p>De mon côté, titillé depuis déjà quelques années par l’envie de me frotter enfin au marathon, je décide de m’inscrire à celui <a href="http://www.sportpassionevenement.com/courses/marathon_vincennes/" target="_blank">des bords de Marne</a> qui se court fin octobre et j&#8217;attaque donc une prépa marathon assez contraignante avec un volume de course hebdomadaire qui dépasse les 5 heures de course à pied, s&#8217;ajoutant aux entraînements de <a href="http://www.vovinam-leslilas.com/non-classe/cest-la-rentree/" target="_blank">vovinam</a>, aux <a href="http://roolilalets.free.fr" target="_blank">animations roller,</a> aux déplacements en vélo et ne laissant donc pas beaucoup de place pour faire autre chose que d&#8217;essayer d&#8217;y survivre.</p>
<p>Et puis voila qu’il  y a trois jours, je reçois un mail m’apprenant que le genou de [amis cinéphiles, notez l'astuce] n’a pas guéri, qu’il nécessite un arrêt complet de la course à pied privant sa propriétaire de la possibilité de courir son 4e Paris-Versailles pour lequel elle est pourtant inscrite depuis des lustres. Elle me propose de courir à sa place histoire que le dossard ne soit pas perdu pour tout le monde. Aie, aie, aie ! Déjà que je culpabilisais de l’avoir entraînée dans le casse-patte du Stade de France, voila que s’offre à moi la possibilité d’enfoncer le clou en lui chipant son dossard. Le malheur des uns ferait-il vraiment le bonheur des autres ? Après quelques tergiversations dont je vous épargne les détails, je finis par me dire que ça serait quand même trop bête et j’enfourche mon vélo pour foncer à Issy-les-Moulineaux chercher le dossard.</p>
<p><span style="color: #808080;"><strong>Vicissitudes d&#8217;un apprenti marathonien</strong></span></p>
<p>Pas le temps de réfléchir, je réorganise mon plan d’entraînement qui ne ressemble déjà pas à grand-chose en casant cette course ni courte, ni longue et décline définitivement la proposition pourtant alléchante de courir également l’Odysséa avec l’équipe de la Croix-Rouge le dimanche suivant parce que faut pas pousser quand même…</p>
<p>Bien entendu, à 5 semaines du marathon, il eut été raisonnable de courir ce Paris-Versailles un ton en dessous pour faire durer le plaisir et remplacer la sortie longue de 2h15 prévue ce dimanche mais avec un record perso à 1h26 établi l’an dernier et parfaitement à ma portée, la tentation était trop forte. Je décide donc d’y aller à fond les ballons et advienne que pourra.</p>
<p>Me voila donc ce matin et pour la première fois obligé de faire la queue (d’habitude je pars en sas préférentiel avec tous mes collègues, juste derrière les élites à 10h pile) et arrive donc très tôt au pied de la Tour Eiffel. Mon sac poubelle prévu pour me protéger du froid ne me sert à rien car il fait déjà une chaleur étonnante pour un début d’automne. Je m’assois dans la foule et attends patiemment que le départ soit donné. Étant arrivé plus d’une heure en avance je suis idéalement placé et je pars avec la douzième vague avec devant moi, non pas comme les autres années une centaine de Kényans lancés comme des fusées mais pas loin de 4000 coureurs de tous niveaux dont une bonne moitié qu’il va falloir doubler, grande nouveauté pour moi sur cette course.</p>
<p>Comme d’habitude je pars beaucoup trop vite et comme d’habitude je me crame en quelques minutes. Mon GPS me donnant des vitesses complètement délirantes, je me fie uniquement à mes sensations et Je passe le premier kilo en 4’20 ce qui vu mon niveau est juste suicidaire. Je lève donc le pied mais même en essayant de me brider, les kilomètres défilent sur des bases beaucoup plus rapides que sur 10 km, aux alentours de 4’50 au kilo. J’arrive donc au pied de la côte des gardes avec  une avance confortable pour battre mon record de l’an dernier. Mais je suis mort.</p>
<p>J’aborde donc cette vilaine côté avec humilité et applique à la lettre les trois conseils donnés par <a href="http://media3.lepape-info.com/thumb/4bc5011bb2d03cca3f572b81d4f5f684.jpg" target="_blank">Dominique Chauvelier</a> au départ, regarder le sol, tirer sur le bras, ne pas partir trop vite. Et ça passe, comme dans du beurre, merci Chauchau. J’avale les 2 kilomètres de côte en un temps très correct sans marcher une seule fois, en mode automate en me répétant que si je n’ai pas le mental pour grimper ça, c’est pas la peine d’espérer boucler un marathon. J’arrive dans le bois de Meudon un peu cuit mais pas encore enterré et je relance aussitôt malgré la chaleur qui commence à devenir un peu pénible.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/09/Image2.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-870" title="Grimpette" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/09/Image2.gif" alt="Grimpette" width="570" height="357" /></a></p>
<p>Le ravito, enfin. Je suis en surchauffe. Je décide de prendre mon temps et je marche le temps de bien me rafraichir puis je repars avec les jambes un peu lourdes. S’ensuivent les traditionnelles montagnes russes alternant de magnifiques descentes qui permettent de bien balancer et les petites côtes casse-pattes bien pénibles. Et puis, arrive la dernière bosse et tout se détraque. Mes jambes ne me portent plus, je suis incapable de mettre un pied devant l’autre. Je décide de tenter la marche rapide et si je parviens à doubler tous les marcheurs, tous les coureurs, même les plus lents remontent inexorablement. Mince, zut, flute ! (je traduis car il y a des enfants qui lisent ce blog) me dis-je alors et après m’être mis un petit coup de pied aux fesses, je me remets à trotter, puis à courir. Après ce 14e kilomètre calamiteux bouclé en 5’57 j’aborde enfin la rue de Paris, très fatigué, en me disant que tout cela est de bien mauvaise augure pour le 30 octobre.</p>
<p><span style="color: #808080;"><strong>Interminable !</strong></span></p>
<p>On le dit chaque année, on a beau le savoir, quand on y est, on a vraiment l’impression que ça ne va jamais finir. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/09/111363001.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-866" title="Mimi" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/09/111363001.jpg" alt="Mimi" width="201" height="300" /></a>Ce fichu faux-plat montant de près d’un kilomètre et demi est vraiment l’un des plus pénibles que je connaisse. J’essaye de me maintenir à mon allure de fin de 10 km mais mes jambes ne sont pas d’accords. Je baisse un peu le régime, me cale à un peu moins de 12 km/heure et je serre les dents. L’arche apparaît enfin, j’en suis à 1h23 mais plus je m’approche et plus elle recule. Les secondes s’égrènent. J’essaye d’accélérer progressivement et puise assez profond pour trouver la force de sprinter un peu et arrache finalement un chrono à 1h25 et un nuages de secondes me permettant de passer sous les 1h26 et de battre au passage mon record d’une quinzaine de secondes. 15 petites secondes, dans l&#8217;absolu, ce n’est pas mirobolant mais à y regarder de plus près, c&#8217;est tout de même très satisfaisant, surtout avec une telle chaleur qui a fait ralentir tout le peloton. Je gagne en effet un peu plus de 1500 places par rapport à l&#8217;an dernier et comme il y avait cette année 2000 finishers de plus, cela me permet pour une fois de me placer dans le premier tiers du classement.</p>
<p>Pour autant, là où l’an dernier j’avais ressenti un grand bonheur en passant la ligne, je me suis senti, ce matin, un peu dans la peau d’un imposteur, comme si je n’avais pas vraiment le droit d’être là et encore moins d’être content. Enfin bon, je suis un peu content quand même hein, et l’an prochain… je reviendrai <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>La course du Run 2011</title>
		<link>http://mikaweb.org/blog/832/la-course-du-run-2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Aug 2011 21:04:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après des jours de grisaille, de bruine et de vents glacés (si, si, glacés les vents, Sibériques même), le ciel daigne enfin se dégager (un peu) sur le Nord-Cotentin et c’est dans la douceur d’une après-midi enfin estivale que je m’aligne pour la troisième année consécutive sur la course la plus sympa qui soit : la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8600.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-841" title="Tour Vauban" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8600.jpg" alt="Tour Vauban" width="200" height="275" /></a>Après des jours de grisaille, de bruine et de vents glacés (si, si, glacés les vents, Sibériques même), le ciel daigne enfin se dégager (un peu) sur le Nord-Cotentin et c’est dans la douceur d’une après-midi enfin estivale que je m’aligne pour la troisième année consécutive sur la course la plus sympa qui soit : la course du Run, aussi appelée <em>les traversées de Tatihou</em> en référence au <a href="http://www.manche.fr/tatihou/festival-traversees-tatihou.asp" target="_blank">festival de musique</a> éponyme qui a lieu chaque année sur l’île vers la fin du mois d’août.</p>
<p>Arrivé sur la plage, première surprise, la course part du fond de la plage et fait une boucle devant la cale. Le speaker annonce également que le parcours a été rallongé de 600 mètres, probablement pour étirer le peloton sur le plat afin d’éviter la pagaille mémorable de l’arrivée de l’an dernier. En soi, c&#8217;est plutôt une bonne nouvelle. Crédité d’un chrono fantaisiste en <a title="La course du Run 2009" href="http://mikaweb.org/blog/263/la-course-du-run-2009/">2009</a>, privé de ligne d’arrivée en <a title="La course du Run 2010" href="http://mikaweb.org/blog/516/la-course-du-run-2010/">2010</a>, la session 2011 serait-elle la bonne ?<span id="more-832"></span></p>
<p>Je rejoins le départ assez mollement et je suis un peu attristé de constater que je ne suis pas tellement content d’être là finalement. Je suis toujours très crispé au moment de prendre le départ d’une course mais là c’est différent, je suis vraiment claqué et je n&#8217;ai pas du tout envie de me taper dedans. La fin d’année a été exténuante et j’ai probablement laissé plus de forces que je ne veux bien l&#8217;avouer dans <a title="5e Baladavélo : 2 cyclistes sous le déluge" href="http://mikaweb.org/blog/771/5e-baladavelo/">ma ballade à vélo pour descendre en Normandie</a> (oui madame, moi je monte à la Ville et je descends en Normandie). J’ai très peu couru ces dernières semaines et je n’ai pas encore vraiment récupéré malgré un enchaînement pourtant spectaculaire de grasses matinées. Je sais d’avance que ça va être très dur (c’est toujours dur) et je n’en ai pas tant envie que ça. Mais bon, puisque j’y suis, autant y aller et, quitte à y aller, autant y aller franchement.</p>
<p><strong><span style="color: #888888;">C’est parti</span></strong></p>
<p>Chaque année cette course est un supplice, mais alors là c’est le pompon <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' />  Je me mets dans le dur en moins de vingt secondes, ma foulée a la grâce d&#8217;un  pachyderme et les encouragements de mes chéries quand j’atteins la cale me donne juste ce qu’il faut de jus pour ne pas finir aussitôt en queue de peloton. Arrivé aux flaques, je n’éprouve aucun plaisir à gambader dedans, trop de fatigue s’est accumulée, je souffle comme un bœuf et je me fais  tellement doubler que j’ai l’impression que le peloton entier est en train de me passer dessus. Cette impression de reculer me rappelle un peu <a title="Premier trail d’enfer dans des tonnes de boue" href="http://mikaweb.org/blog/358/ice-trail-2010/">l’Ice Trail</a> et sa boue gluante sauf que là, c’est mes jambes qui n’avancent pas. Y’a des jours comme ça.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8591.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-833" title="La course du Run" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8591.jpg" alt="La course du Run" width="570" height="141" /></a></p>
<p>Arrivé sur l’île, mes poumons sont en feu, je manque de m’éclater par terre à deux reprises sur les cailloux et j’avance tant bien que mal sur la plage en perdant encore de nombreuses places. Arrivé sur la monotrace herbeuse, une coureuse relativement lente impose une baisse de rythme à tous les suiveurs qui hésitent à la/nous doubler. Cela me permet de reprendre un peu d’air et j’attaque la petite boucle dans le sable mouillée (encore une nouveauté) un chouia plus frais qu’en sortant de l’eau. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/DSC_2167.jpg"><img class="size-full wp-image-834 alignright" title="Dans le Run" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/DSC_2167.jpg" alt="Dans le Run" width="199" height="300" /></a>Entre temps, les sensations reviennent enfin dans les jambes mais comme je suis déjà dans le rouge depuis un moment, la machine a du mal à retrouver un rythme normal. Je rentre dans le fort en priant pour que le ravito soit à sa place car comme chaque année j’arrive ici complètement cramé. Y y’est. Je marche au moins une minute en prenant le temps de bien boire, ce qui me permet de retrouver une seconde jeunesse. J’arrive enfin à dérouler ma foulée et je remonte consciencieusement et un par un tous les coureurs qui me sont passés devant pendant que je me restaurais. Un junior passe devant moi comme une fusée, je m’accroche à sa foulée et remonte une vingtaine de coureurs avant de le laisser filer. Le second passage dans les flaques est cette fois rafraichissant et une fois sorti de la partie encore un peu immergée, je parviens à monter un peu le rythme et à remonter un par un les coureurs qui semblent tous souffrir beaucoup à ce stade de la course. Sur la plage, je gagne encore quelques places et retrouve le groupe avec qui j’ai couru le premier kilomètre. Sur la plage, j’ai enfin un rythme de course normal qui me permet de refaire une partie de mon retard en remontant beaucoup de coureurs mais le mal est fait, ma montre indique un chrono décevant et après un ultime effort pour remonter la cale et prendre le virage à 280° qui casse les genoux, je réussi à me trainer jusqu’à la ligne d’arrivée que je passe avec une tête de déterré dans un état de mal être général qui mettra plusieurs heures à disparaitre.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8625.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-838" title="Arrivée" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8625.jpg" alt="Arrivée" width="570" height="398" /></a>J’ai l’agréable surprise d’être dirigé sans problème vers un sas libre, l’arrivée est fluide, bien organisée et après un court temps d’attente j’atteins le ravito qui est encore bien garni. Tout était parfait cette année, y&#8217;a que le bonhomme qui dysfonctionnait.</p>
<p>Au final, je boucle l’ensemble en 43 minutes et des brouettes, mon chrono me donnant à peu de choses près le même temps que l’orga qui m’annonce une 491<sup>e</sup> place (sur 795) soit à peu de choses près la même  performance que l’an dernier, à peine mieux, mais pas pire. Comme quoi&#8230;</p>
<p>Ban, bah là ça y est, je vais enfin pouvoir me reposer. Enfin pas demain, demain, c’est férié, c’est le 15 août, et quitte à être réveillé à 7h du mat par la fanfare du village, autant en profiter pour aller se faire <a href="http://asamplongee.com/pages/manche.htm" target="_blank">une petite épave</a>, non ?</p>
<p><small>© photos : Sophie / Normandie course à pied (que j&#8217;en profite pour remercier)</small></p>
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		<title>5e Baladavélo : 2 cyclistes sous le déluge</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 22:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Trucs sportifs]]></category>
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		<description><![CDATA[Paris – Quettetot #3 : la wet-wet édition Sur le papier, cette troisième édition du désormais traditionnel Paris-Quettetot avait tout pour devenir la rando étalon des Baladavélos. Un parcours aux petits oignons, des étapes raccourcies et calibrées pour être ni trop courtes ni trop longues, un voyages rallongé pour pouvoir bifurquer un peu et traverser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Paris</span><span style="color: #ff6600;"> – Quettetot #3 : la wet-wet édition </span><br />
</strong></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9127.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-786" title="Tom et Mikl" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9127.jpg" alt="Tom et Mikl" width="300" height="200" /></a>Sur le papier, cette troisième édition du désormais traditionnel Paris-Quettetot avait tout pour devenir la rando étalon des Baladavélos. Un parcours aux petits oignons, des étapes raccourcies et calibrées pour être ni trop courtes ni trop longues, un voyages rallongé pour pouvoir bifurquer un peu et traverser des paysages inédits, bref, c’eut du être la Baladavélo du nec plus ultra. Sur le papier. Sur le terrain, ça s’est assez rapidement transformé en chemin de croix et il aura fallu puiser assez profond dans nos réserves de bonne humeur pour ne pas tout envoyer balader et rentrer à la maison.<span id="more-771"></span></p>
<p><strong>Étape 1 : Paris – Rambouillet 62 km<br />
</strong></p>
<p>Tout avait pourtant bien commencé. Afin de gagner une demi-journée, je décide de partir après le boulot le mercredi et donne rendez-vous à Tom au bureau. Dès l’heure légale atteinte, je dépointe et nous voila partis sous un soleil radieux en direction de <a href="http://www.af3v.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=9&amp;voie=27" target="_blank">la coulée verte</a> qui relie Montparnasse à Massy. Il ne nous faudra que 13 petites minutes pour rencontrer notre premier pépin. Le couloir de bus qui longe Beaubourg est jonché de bouts de verre. J’en évite juste à temps un énorme tas mais un abruti de taxi oblige Tom à se rabattre en plein dedans et le pschitt qui s’ensuit ne laisse planer aucun doute sur l’état de son pneu. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9129.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-788" title="Tom, rue du Renard" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9129.jpg" alt="Tom, rue du Renard" width="300" height="200" /></a>Tom ayant étonnamment pensé à prendre une chambre à air de rechange, nous repartons assez rapidement en direction de la place de Catalogne. La voie verte est parfaitement balisée et nous découvrons cet itinéraire très agréable quoique relativement éprouvant (beaucoup de montées, de nombreuses barrières qui cassent l’effort, des virages en épingle et autres chemins très biscornus) et nous traversons ainsi Malakoff, Anthony, Sceaux et d’autres banlieues sans subir tous les inconvénients habituels de la sortie de Paris.  Nous arrivons à Massy très contents de la balade mais très à la bourre sur le timing.</p>
<p>Au bout d’une dizaine de minutes, je m’arrête pour faire un point carto et Tom descend de son vélo pour se dégourdir les jambes. Je suis à une trentaine de mètres de lui mais le bruit provoqué par l’explosion de son pneu me fait sursauter. Tom est persuadé qu’on lui a tiré dessus. Il faut dire que les trous dans la chambre et surtout dans le pneu sont assez impressionnants. Nous changeons donc à nouveau la chambre à air dans une ambiance légèrement tendue. L&#8217;état des pneus de son vieux vélo, déjà pas rutilants avant de partir, et désormais troués de partout, insinue en nous quelques réelles inquiétudes et nous repartons en croisant les doigts pour que le pneu arrière tienne le coup jusqu&#8217;au lendemain.</p>
<p>Nous arrivons finalement à 20h30 à Rambouillet dans un camping très déplaisant, hors de prix et qui plus est très inconfortable où nous plantons la tente entre deux flaques de boue sur un bout de terrain microscopique dépourvu du moindre brin d’herbe. La suite est assez classique, pique-nique, douche chaude, point carto puis dodo tôt, car le vélo, ça fatigue.</p>
<p><strong>Étape 2 : Rambouillet – Longny-au-Perche 101 km</strong></p>
<p>Après un petit déj&#8217; cher et mesquin (vraiment pas top ce camping Rambolitain), nous nous dirigeons vers la grande surface du coin pour trouver des pneus neufs. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9137.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-791" title="Atelier réparation" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9137.jpg" alt="Atelier réparation" width="570" height="341" /></a>Nous optons pour une jolie paire de demi-slick d’entrée de gamme de chez Michelin qui feront parfaitement l’affaire mais qui nécessiteront de déplacer le dérailleur et donc de le dérégler et donc de bien se prendre le chou. Nous repartons vers 10h30 sous un soleil de plomb. Je trace un nouvel itinéraire en direction de Nogent-le-Roi qui est moins agréable que la route prévue initialement mais nous passons une assez agréable matinée. Vers midi les premières gouttes de pluie font leur apparition pendant que nous faisons les courses pour le pique-nique. Nous reprenons la route en espérant trouver un abri pour manger au sec et trouvons refuge dans le renfoncement d’un garage à tracteurs. Sexy. Les petites gouttes se transforment en grosses gouttes et les grosses gouttes en pluie qui ne cessera quasiment plus de tomber pendant 3 jours. Une fois les sacoches mises sous bâches et nos carcasses sous capes de pluie, nous reprenons la route sans entrain, avec comme seul mire la prochaine terrasse de café couverte où nous pourrons boire un petit café bien chaud. En milieu d’après-midi, nous quittons définitivement l’Île de France pour rentrer dans <a href="http://www.parc-naturel-perche.fr/" target="_blank">le Perche</a>. Si un jour vous passez par là, je vous recommande tout particulièrement la route qui va de Jaudray à Senonches, un faux-plat en ligne droite de quatre ou cinq kilomètres dont on ne voit pas le bout et dont la remontée semble durer des heures. Avec la pluie, le vent et une grisaille digne d&#8217;un mauvais mois de novembre, c&#8217;est tout simplement désespérant et c’est sans plaisir que nous bouclons les 101  km de cette étape.</p>
<p>À notre arrivée, nous sommes accueillis comme des héros par le personnel du camping, adorable et très arrangeant. La piscine chauffée et couverte n’attendait que nous. Une accalmie nous permet de monter la tente au sec et nous fonçons à la piscine que les propriétaires laisseront ouverte bien après l’heure de fermeture pour nous permettre d’en profiter. Royal !</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/pano.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-806" title="Panoramique du Monaco Parc" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/pano.jpg" alt="Panoramique du Monaco Parc" width="570" height="150" /></a></p>
<p>Le restaurant du camping est excellent, le service aux petits oignons et les rillettes maison offertes avec l’apéro font oublier la galère de la journée. La soirée s’étire ainsi dans la douceur du soir, permettant à la jauge de motivation de remonter à un niveau correct. Et de la motivation, le lendemain, il va en falloir un paquet !</p>
<p><strong>Étape 3 : Longny-au-Perche – Bagnoles-de-L’orne 107 km</strong></p>
<p>Après une nuit peu reposante rythmée par des trombes et des trombes d’eau qui s&#8217;abattent bruyamment sur la tente, nous perdons deux heures à tenter tant bien que mal de replier notre bivouac et re-préparer les vélos. Tout est trempé et nous devons nous résoudre à replier la tente mouillée en espérant que l’intérieur, qui a bien résisté pendant la nuit, ne prenne pas l&#8217;eau au cours de la journée.</p>
<p>Nous quittons le camping vers 10h et nous retrouvons aussitôt sur la route la plus pourrie du monde alternant des côtes à angle-droit avec des faux plats interminables. Nous mettons près d’une heure à boucler les 10 premiers kilomètres et nous arrêtons dans une station service de campagne où nous prenons un café pas si mauvais que ça à l’abri devant les pompes à essence, trempés jusqu’aux os et franchement démoralisés. Le compteur affiche une moyenne de 13km/h et il nous reste 90 km à parcourir. Nous reprenons la route avec le moral dans les chaussettes. Heureusement, nous quittons presque aussitôt la route principale pour emprunter une route de forêt de près de 10 km, tout en descente, que nous avalons en un rien de temps.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9172.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-799" title="Cathédrale de Sées" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9172.jpg" alt="Cathédrale de Sées" width="180" height="271" /></a>Le reste de la matinée sera moins déplaisant. La pluie cesse enfin et nous roulons ainsi, enfin au sec, sur une route quasi plate, pendant une bonne trentaine de kilomètres. Nous arrivons enfin à Sées, ancienne cité épiscopale particulièrement agréable, où nous pique-niquons sous l&#8217;auvent d&#8217;un magasin de bricolage. Au moment de repartir, nous avons même droit à quelques rayons de soleil qui nous permettent de profiter de la beauté de cette charmante bourgade. Nous quittons assez vite la route principale et empruntons la route qui va nous permettre d’en découdre avec le relief de la superbe <a href="http://lilou-61.over-blog.com/categorie-10965848.html" target="_blank">forêt d’Écouves</a> mais, là encore, la fête est gâchée par la pluie qui se remet rapidement à tomber. Nous avons juste le temps de nous rééquiper avant d’être pris dans un énorme orage. Nous pédalons comme des furieux puis arrivons à un abri fort opportunément disposé au cœur de la forêt. Nous laissons passer un, puis deux orages et commençons à très sérieusement envisager d’abandonner. La pluie finit par se calmer et nous repartons, car il faut bien repartir. La suite sera plus agréable que prévue avec une simple bruine et une route heureusement superbe et très variée.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/IMG_9179.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-796" title="Forêt d'Écouves" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/IMG_9179.jpg" alt="Forêt d'Écouves" width="570" height="164" /></a>Nous roulons à un bon rythme et arrivons enfin au camping de Bagnoles où quelques timides rayons de soleil nous permettent de monter la tente au sec et même de la faire sécher à peu près correctement.</p>
<p>Nous sommes exténués et renonçons à visiter la ville pourtant très agréable. Nous mangeons ce que l’on trouve au snack du camping où tout le monde est adorable. Tom qui est un couche tôt, m’abandonne rapidement et je passe la soirée à surfer dans la salle commune, larvé dans un canapé confortable et enfin au sec et au chaud. Sans ces soirées plutôt agréables, il est assez probable que j&#8217;aurais fini par jeter l&#8217;éponge.</p>
<p><strong>Étape 4 : Bagnoles-de-L’orne – Villedieu-les-Poêles 91 km</strong></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9190.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-801" title="Il pleut" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9190.jpg" alt="Il pleut" width="300" height="200" /></a>Ce matin, il bruine encore et ça commence à devenir vraiment très casse-c… L’étape d’aujourd’hui est censée être la plus longue puisque nous avons prévu de dormir à Villedieu-les-Poêles en faisant un gros crochet par Avranches, histoire de jeter un œil sur la baie du Mont-Saint-Michel. Nous commençons par traverser la ville qui est décidément vraiment très mignonne et qu’il faudra que je revienne visiter un de ces quatre, puis nous attaquons une côte d’environ trois cent cinquante kilomètres sous une pluie de nouveau battante, avec en prime, ce matin, un thermomètre qui est tombé dans les chaussettes et qui nous glace le sang. Nous sommes littéralement frigorifiés, trempés, la route ne cesse jamais de grimper et nous en avons tellement ras la couenne que j’en jetterais mon vélo contre un mur. Je manque tellement de lucidité que je ne comprends même plus ce que j’ai écrit sur mon road book pourtant parfaitement préparé et j’entraîne Tom sur une route qui part complètement dans la direction opposée.<a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9195.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-802" title="Il pleut toujours " src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9195.jpg" alt="Il pleut toujours " width="200" height="300" /></a> Au bout de quatre kilomètres, il s’étonne de ne voir nulle part le nom du bled que je lui ai annoncé et je constate en plein milieu d’une descente que nous sommes en train de partir du mauvais côté. Le GPS nous remet sur la bonne route monnayant cinq kilomètres supplémentaires. Après une pause café que nous étirons déraisonnablement, nous reprenons la route sous une pluie diluvienne. Nos pieds massèrent dans des chaussettes trempées, nos pompes sont remplies d’eau et nous ne sommes pas loin de craquer. Nous pique-niquons sous un abri bus comme deux âmes en peine en mode Caliméro. Moi qui, comme chacun sait, ne me plains jamais, c&#8217;est dire <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Nous décidons d’écourter au maximum l’étape et traçons une ligne droite vers Villedieu sans passer par la case Avranches. La route est d&#8217;ailleurs finalement plutôt agréable et une petite accalmie nous permet d’augmenter l’allure de façon significative et d’arriver au camping relativement tôt. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9201.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-822" title="Villedieu-les-Poêlles" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9201.jpg" alt="Villedieu-les-Poêlles" width="570" height="135" /></a>Le soleil se montre enfin. Nous profitons du confort du camping et passons une fin de journée très agréable mais Tom a sa dose et prends la décision de ne pas aller jusqu’à Valognes où il est censé prendre le train de 19h le lendemain. Il envisage même un temps de prendre le train directement à Villedieu. Je le convaincs néanmoins assez facilement de nous dérouter vers Carentan qui se trouve à « seulement » 60 km de là et que nous pourrions rejoindre rapidement en partant tôt le matin. Je passe donc une partie de la soirée à tracer un nouvel itinéraire et opte pour la ligne droite en espérant que la route choisie ne soit pas trop fréquentée.</p>
<p><strong>Étape 5 : Villedieu-les-Poêles –  Carentan –  Quettetot 111 km</strong></p>
<p>Il fait enfin beau et mes chaussures sont sèches. Je peux donc aller au bout du monde ! Nous avons la bonne surprise d’avoir un petit vent de dos et surtout un parcours quasiment plat, ponctué régulièrement par des montées assez courtes et suivies, forcément, par de belles descentes longues et régulières. Le pied quoi ! L’objectif est d’intercepter le train de 14h. Nous roulons à une moyenne exceptionnelle de 23  km/h, prenant toutes les montées en danseuse sans repasser sur petit plateau et en envoyant du 35 voire du 40 km/h sur le plat, ce qui, vu le poids de nos montures chargées, est quand même pas mal et nous redonne la gniak. Nous arrivons à Carentan à midi sous un beau soleil, les cuisses en feu mais content d’avoir enfin pu faire du vélo et pris du plaisir à rouler. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9214.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-807" title="Voie verte" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_9214.jpg" alt="Voie verte" width="300" height="200" /></a>Après une pause tartiflette (ben quoi ?) je largue Tom à la gare et l’abandonne à son destin puis reprends la route. Environ 4 minutes plus tard, je m’aperçois que mon pneu arrière est à plat. N&#8217;ayant pas de chambre à air de rechange, je passe un bon quart d&#8217;heure à chercher la fuite sans y parvenir et me résigne à regonfler à bloc sans réparer en espérant que ça tienne jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée.</p>
<p>Pour tout vous dire, à ce moment là, je commence à être très légèrement agacé et finalement pressé d’en finir et de passer à autre chose.</p>
<p>Alors que l&#8217;objectif était de faire cette année un itinéraire 100% inédit, je me retrouve sur une route que je connais par coeur et c’est donc en vieil habitué que je me dirige vers Saint-Sauveur-le-Vicomte. Comme il était écrit que ça serait galère du début à la fin, le vent de dos tourne aussitôt  pour se transformer en vent de face et c’est donc en peinant seul face au vent que j’avale les 30 kilomètres assez pénibles qui me séparent de Saint-Sauveur. Je commence à payer les pointes de vitesse du matin et me battre avec le vent avec un pneu arrière sous-gonflé a raison de mes dernières forces. J’arrive devant la voie verte très diminué et vraiment fatigué. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8487.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-810" title="Arrivée" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/08/Img_8487.jpg" alt="Arrivée" width="200" height="300" /></a>J’hésite à l’emprunter, je sais que les cailloux vont me freiner et qu’il y a, dans cinq kilomètres, un long faux-plat fatiguant mais je décide d’y aller quand même car c’est vraiment une route magnifique et surtout très tranquille. Je suis néanmoins obligé de faire un longue pause à mi-chemin puis je me traîne péniblement jusqu’à Bricquebec où je reste cinq bonnes minutes à contempler la côte de Cattigny sans parvenir à me résoudre à m&#8217;y coller. Mais bon, quand faut y aller&#8230; Un quart d’heure plus tard et un peu au bout du rouleau, j’arrive néanmoins enfin à Quettetot où le comité d’accueil est là et bien là.</p>
<p><strong>Épilogue</strong></p>
<p>Voila, c’en est fini de la Baladavélo#5 mais très franchement, j’en garde un gout un peu amer. Nous avons traversé sans prendre de plaisir des paysages magnifiques mais au lieu de prendre le temps de m’arrêter pour faire des photos, j&#8217;ai passé mon temps à me battre avec les housses de protection de mes sacoches pour tenter de préserver mon barda. J’ai crevé de froid en plein mois d’août, j’ai mangé assis en tailleur sur des parkings de supermarché et j’en suis arrivé, par moment, à détester le vélo. Au final, je n’ai même pas l’impression, comme les premières fois, d’avoir accompli un exploit personnel ou relevé un défi sportif. J’étais juste content d’arriver, content d’en finir et content de ne pas avoir à faire de vélo le lendemain.</p>
<p>Enfin ça c’était hier, parce qu’aujourd’hui, en regardant la carte de la Manche accrochée à la porte des toilettes, je me suis surpris à me demander par où j’allais passer l’année prochaine. Ça me laisse un an pour convaincre Tom de remettre ça une quatrième fois. Un an. M&#8217;est avis que ça ne sera pas de trop&#8230;</p>
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		<title>Aquathlon découverte, Paris 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 22:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<description><![CDATA[Quelques brasses dans la Seine pour bien commencer l&#8217;été ? C’est l’été, le soleil quoique capricieux, inonde la plaine et la capitale a enfin retrouvé un peu de calme. La fin de l’année a été fatigante et j’ai enchaîné les courses sérieuses pendant tout le mois de juin, profitant de ne pas avoir de passage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Quelques brasses dans la Seine pour bien commencer l&#8217;été ?</span></strong></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/affiche.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-746" title="affiche triathlon 2011" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/affiche.jpg" alt="affiche triathlon 2011" width="200" height="274" /></a>C’est l’été, le soleil quoique capricieux, inonde la plaine et la capitale a enfin retrouvé un peu de calme. La fin de l’année a été fatigante et j’ai enchaîné les courses sérieuses pendant tout le mois de juin, profitant de ne pas avoir de passage de grade à préparer pour la première fois depuis quatre ans. J’arrive donc en fin de saison avec pas mal de kilomètres dans les pattes, mais tout de même un peu usé et ayant maintenant envie de faire des courses un peu plus rigolotes et surtout, sans pression.</p>
<p>Je jette un coup d’œil sur l’intranet du boulot dans la rubrique « je cours pour la Ville » qui permet de s&#8217;inscrire gratos à certaines  courses et je tombe sur le triathlon de Paris. Fera ? Fera pas ? Pas ! 40 bornes de vélo, pani pwoblem, 10 bornes de courses à pied, pani non plus mais par contre 1800 mètres de nage : pas possible du tout ! Avec des palmes, oui, 18 000 même, mais avec mes pieds, c’est inconcevable sans un entraînement qu&#8217;il me semble impossible de m’imposer.<br />
Mais que vois-je ? un ch’ti aquathlon tout mignon avec seulement 150 mètres de natation, dans la Seine – whaou, ça c’est fun – suivi d’un petit quinze cent mètres et la possibilité de passer par les mêmes chemins que les pros et la ligne d’arrivée sur le troca. Pas de vélo malheureusement, mon seul point fort, mais qu’à cela ne tienne, si tôt dit si tôt fait, me voila parti pour la grande aventure.<span id="more-731"></span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Aquathlon.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-757" title="Parcours de l'Aquathlon" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Aquathlon.gif" alt="Parcours de l'Aquathlon" width="570" height="340" /></a><strong><span style="color: #ff6600;">J moins 2</span></strong></p>
<p>Voila. Une course rigolote&#8230; Pour ne pas me mettre la pression&#8230; Mais quel crétin ! C’est la vraie mauvaise pioche de l’année car la pression est énorme. D’une, je ne sais pas nager. Du moins pas en crawl. Enfin si, mais pas longtemps. En piscine je tiens une longueur avant d’étouffer, soit à peine 25 mètres. 150 mètres ce n’est rien, mais c’est quand même très largement au dessus de mes forces et en réunissant bien tous mes souvenirs, j’estime que la dernière fois que j’ai nagé remonte à il y a environ un an.</p>
<p>Je passe deux soirées entières à écumer les forums de triathlon à la recherche de conseils pour la transition. Comme on ne peut pas tout raconter sur un blog, je ne vous raconterais pas comment à minuit je me suis entraîné dans mon couloir à enlever mon lycra et sauter dans mes baskets. Vous ne savez pas ce que vous perdez.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">J. &laquo;&nbsp;J&#8217;y vais, mais j&#8217;ai peur !&nbsp;&raquo; (air connu)</span></strong></p>
<p>Le lendemain, big coup de stress. Démesuré même. Arrivés au pied de la tour Eiffel, rien n&#8217;est prêt, quelques clampins, l&#8217;air aussi paumés que moi errent en short, bonnet de bain jaune enfoncé sur la tête, puis finalement, tout s’emballe. La responsable apparait comme par magie et nous fait un briefing rapide puis nous dirige vers les casiers dans lesquels nous pouvons déposer nos baskets et nos t-shirts pour la partie course à pieds.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Img_9049.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-741" title="Arrivée natation" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Img_9049.jpg" alt="Arrivée natation" width="570" height="381" /></a></p>
<p>Je me dirige ensuite vers le départ de la nage et plonge enfin dans le fleuve. L’eau est fraîche mais sans plus, ça y est, je me baigne dans la Seine, Chirac l’avais promis, moi je l’ai fait ! Nous nous alignons comme on peut entre deux poteaux et attendons que le départ soit donné. Nous sommes très peu nombreux mais il faut dire qu&#8217;il pleuvait ce matin et que ça a du en doucher plus d&#8217;un.</p>
<p>On m’avait prévenu que les départs de triathlons étaient souvent un peu violents et je ne suis pas déçu. Pris de court par la soudaineté du coup de sifflet, je me retrouve très chahuté entre deux nageuses de type Allemande de l’Est période post soixante-huit et me mange derechef un bon coup de talon en pleine poire. Piqué au vif je sors mon crawl version baccalauréat 92 et je te les enrhume toutes les deux pour réussir à revenir dans le troupeau où je me prends assez vite une bonne claque et un ou deux coups de coude. Rahhh, mais vont finir par m’énerver si ça continue <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> . Je suis complétement submergé et au lieu de temporiser, je claque l’eau comme un gros bourrin dans un crawl approximatif en me disant que 150 mètres c’est que dalle. Au bout d’une minute je manque de me noyer en avalant une grande rasade d’eau de Seine, pas pire à boire que l’eau de mer quand on éternue dans son détendeur, mais suffisant pour déclarer forfait en crawl et repasser en brasse coulée. Je constate sans surprise que je ne nage pas tellement moins vite qu’avant. Je touche enfin le tube en fer qui ancre les escaliers et sors de l’eau dans un état proche de la catalepsie et me répète ce que j’ai lu la veille sur le site d&#8217;un vieux briscard du triathlon : enlever le bonnet, mettre les lunettes dans la bouche, retirer le lycra, ne pas s’évanouir.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Img_9034.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-740" title="Sortie de l'eau" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Img_9034.jpg" alt="Sortie de l'eau" width="570" height="380" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Dépiautage réussi !</span></strong></p>
<p>Je n&#8217;ai pas la présence d&#8217;esprit de prendre le gobelet  que me tend un bénévole et monte les marches comme un zombi pour aller jusqu’à mon casier. J’enfile mes pompes, dont j&#8217;avais pré-bloqué les lacets, en moins d’une seconde et commence à courir avec mon t-shirt à la main que j’enfile en courant, laissant derrière moi beaucoup de bons nageurs sortis de l&#8217;eau avant moi mais qui prennent le temps de s’essuyer et de s’équiper puis j&#8217;enchaîne sur le 1500 mètres le plus éprouvant de toute mon existence. Mes bras me font souffrir le martyr et je n’ai plus un souffle d’air dans les poumons. Je cours à la vitesse d’un solex aux pneus crevés en essayant désespérément de survivre alors que je suis à bout de tout. Le parcours est super merdique, deux boucles de 600 mètres sur un espèce de parcours improvisé avec des cônes de Lubeck qui obligent en bout de ligne à faire un quasi demi tour, ce qui dans mon état est à peu près aussi douloureux que de s’enfoncer des fourchettes sous les ongles. On se croirait sur un circuit de la prévention routière avec des coureurs qui se croisent sans savoir si les autres sont devant ou derrière et je commence à vraiment me haïr de me lancer dans des trucs aussi débiles. La deuxième boucle est moins pire car je sais maintenant qu’il y a encore du monde derrière et je me rassure en me disant que tout cela va rapidement finir par cesser. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Img_9039.jpg"><img class="size-full wp-image-742 alignright" title="À 200 mètres de l'arrivée" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/07/Img_9039.jpg" alt="À 200 mètres de l'arrivée" width="200" height="300" /></a>Je puise dans le fond du réservoir un peu de force pour accélérer mais comme personne ne me menace derrière et que ceux qui sont devant moi sont hors de portée, j&#8217;ai du mal à m&#8217;accrocher. Cette petite minute et demi passée à m’énerver dans trois mètres d&#8217;eau m&#8217;a tout simplement anéanti. Enfin, je me rapproche péniblement de l’arche et dans un baroud d&#8217;honneur un peu comique, je place une petite (mais alors vraiment petite) accélération qui surprend néanmoins les deux coureurs qui sont encore à ma portée et les double avant de passer sous l’arche où je peux enfin mourir tranquillement. Je titube tant bien que mal jusqu&#8217;au buffet où je manque de m&#8217;écrouler dans les bananes puis me rattrapant à la table, j&#8217;arrive à saisir un gobelet d&#8217;Isostar puis à rejoindre la sortie du sas. Je suis exténué, pas vraiment content et absolument pas fier de moi.</p>
<p>J’apprendrai plus tard dans l’après midi que je finis en un peu plus de 10 minutes à la 28<sup>e</sup> place sur 54. Seulement 54 personnes avaient fait le déplacement contre 3000 le lendemain sur le triathlon open et on se demande bien pourquoi&#8230; <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Seule satisfaction, ma transition qui était parfaite et qui m’a permis de compenser ma piètre performance en natation en laissant un grand nombre de coureur derrière moi. Et du coup une forte envie d’en découdre mais avec du vélo et après avoir pris des cours de natation. On me reverra donc sur un triathlon, mais pas demain, car demain, <a href="http://www.crazyjog.com/" target="_blank">on court au stade de France</a> !</p>
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		<title>Les foulées du 12e 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 21:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous l’avais bien dit que j’avais la pêche Je l’avais déjà senti il y a un mois, lors du 10kil du 19e et je m’étais dit que si mon fichu record perso sur 10km devait tomber, c’était maintenant. Je m’étais donc cherché en catastrophe un autre 10km mais en oubliant de vérifier s’il était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous l’avais bien dit que j’avais la pêche <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/foulées-du-12-2011-présentation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-721" title="Affiche de la course" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/foulées-du-12-2011-présentation.jpg" alt="Affiche de la course" width="200" height="283" /></a>Je l’avais déjà senti il y a un mois, lors du <a title="10 km du 19e édition 2011" href="http://mikaweb.org/blog/618/10-km-du-19e-edition-2011/">10kil du 19e</a> et je m’étais dit que si mon fichu record perso sur 10km devait tomber, c’était maintenant. Je m’étais donc cherché en catastrophe <a title="Les foulées noiséennes 2011" href="http://mikaweb.org/blog/700/les-foulees-noiseennes-2011/">un autre 10km</a> mais en oubliant de vérifier s’il était roulant, ce qu’il n’était, au final, clairement pas. Néanmoins, malgré un parcours très délicat et bien casse-pattes, j’y signais mon meilleur chrono sur la distance depuis des lustres et approchait de quelques secondes seulement mon meilleur temps sur cette distance. C’était donc raté pour ce coup ci mais qu’à cela ne tienne, un autre s’il vous plait, et que ça saute !</p>
<p>Mon choix se porte sur les foulées du 12e. La course a une excellente réputation, le tracé est aussi plat qu’on peut l’être, le cadre est formidable (le bois de Vincennes <em>itself</em>)  et les frais d’inscription sont tout à fait abordables, contrairement à l’autre 10km qui se court au même moment à quelques kilomètres de là en plein cœur de Paris (mais c’est une autre histoire).</p>
<p>Me voila donc au petit matin, à une heure tellement indécente pour un dimanche que je n’ose même pas l’écrire, bravant un froid polaire et un vent glacial, fonçant sur mon vélo au travers des rues désertes et ensommeillées qui descendent vers Montreuil. C’est donc la mâchoire claquante et les poils des cuisses légèrement hérissés que je me dirige vers le bois de Vincennes, que mon sens de l’orientation légendaire me permettra d’ailleurs de visiter en long, en large et en travers avant de trouver enfin le vélodrome dont j’ignorais jusqu’à l’existence 24 heures plus tôt.<span id="more-717"></span></p>
<p><a href="http://www.samparis12.org/?p=10" target="_blank">L’organisation</a> est au taquet, je récupère mon dossard en 20 secondes et après avoir déposé tout mon barda de cycliste à la consigne je me dirige vers la zone de départ. Je pars à la recherche d’une fontaine et lorsque je reviens sur mes pas, je m’aperçois que de nombreux coureurs sont déjà en position sur la ligne de départ. Je décide de les imiter car il n’est pas question de perdre 2 minutes en piétinant après le coup de pistolet. Je me place donc à quelques mètres de la ligne et sautille sur place pour rester chaud, ce qui énerve visiblement mon voisin. Je tente une vanne Carambar pour détendre l’atmosphère avec autant de succès que si je lui avais pincé les fesses et décide donc de l’ignorer et de continuer à sautiller jusqu’à ce que ça finisse par m’énerver moi-même. Le camion régie est en panne et le speaker fait de son mieux pour galvaniser les troupes au moyen d’un vieux mégaphone pourri pendant que j’essaye de me concentrer et de faire ralentir mon cœur qui bat à tout rompre de stress et d’inquiétude. J’esquisse les premiers mouvements de bras du Nhu Khí Công Quyền số mot, plus simplement appelé premier quyen de la respiration, que je suis en train d’apprendre, ce qui finit d’exaspérer mon voisin qui ne cache plus son impatience d’être débarrassé de moi mais je m’en fous un peu car aujourd’hui, c’est clair, je bats mon record sur 10 km et rien ne pourra m’arrêter. À part le vent peut-être qui souffle très fort depuis ce matin et qui inquiète beaucoup de coureurs à en croire le speaker qui n’a pas tout à fait tort lorsqu’il dit que nous sommes difficiles à contenter (trop chaud, trop froid, trop humide, trop de vent, pas assez).</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Un pied devant l&#8217;autre</span></strong></p>
<p>Puis c’est parti pour 10km de folie ! Je passe la ligne de départ 2 secondes après le déclenchement du chrono et après l’euphorie des premiers mètres, je parviens à me caler à une vitesse pas trop rapide. J’ai pris deux décisions aujourd’hui, temporiser les 2 premiers kilomètres pour ne pas me mettre dans le rouge prématurément et ne pas marcher une seule fois, même au ravito, ce qui sera une grande première. Je suis bien en jambe et passe le premier kilo assez facilement en 4’50 mais commence déjà à être très essoufflé car le rythme devant moi s’est emballé. Je temporise encore sur le second kilo et finalement après avoir eu un peu de mal à trouver mon souffle, je passe le troisième kilo en 14’42 après trois kilomètres très réguliers, tous très légèrement en dessous des 4’55. Dès que je sens arriver l’essoufflement, au lieu de ralentir, j’essaye d’étirer ma foulée et détendre mes bras, ce qui me réussit plutôt bien car je parviens à rester parfaitement dans les temps. Le 4e kilo fait mal par contre, faux plat léger mais face au vent. J’y laisse des plumes mais je parviens à m’accrocher à la foulée d’un groupe de coureuses très régulières, ce qui me permet de rester dans la course sans faiblir.</p>
<p>Au ravito, je suis complètement asséché. Le soleil est sorti pendant le 5e kilo et a tapé fort. Je saisi un quartier d’orange salvateur et une petite bouteille d’eau que je décide de ne pas ouvrir tout de suite. Je cale le quartier d’orange entre mes dents et ré accélère, je n’ai pas marché, je n’ai pas perdu une seule seconde et le coureur de Montigny qui me sert désormais de lièvre est toujours à quelques mètres. Je trouve une poubelle qui me permet de me débarrasser de ma peau d’orange et je parviens à boire deux gorgées sans m’étrangler et sans m’arrêter. Au 6e kilo, je n’ai que 6 secondes de retard pour passer sous les 50 et 40 secondes d’avance pour battre mon record perso.</p>
<p>Le coureur de Montigny est d’une régularité impressionnante, je jette des petits coups d’œil au GPS qui m’indique qu’on est toujours sur un rythme de 12,8 km/h, ce qui est parfait. Dans la descente, nous accélérons et je rattrape quelques secondes, je suis désormais parfaitement calé sur 5 minutes au kilo et enchaine les 3 kilos suivant en pile 15 minutes mais en puisant tout de même un peu dans les réserves. Si le parcours fait pile 10km ou un tout petit moins, c’est gagné, mais s’il mesure ne serait-ce que 50 mètres de plus, je ne suis pas certain de parvenir à monter le rythme car j’attaque le dernier kilo très entamé. Le vélodrome est en vue, le record est acquis, à moins d’une chute ou d’une crampe il est désormais impossible que je ne parvienne pas à passer sous les 50&#8217;41 , mais c’est très tendu pour passer sous les 50. Mon lièvre qui les visaient aussi décroche, je tente de monter encore un peu l’allure mais je suis déjà en roue libre, je pénètre sur le vélodrome à bout de forces et un bénévole me hurle que c’est bon pour les 50 mais je sais qu’il se trompe. La ligne d’arrivée est au bout de la ligne droite, mon chrono indique 49’50, je mets un dernier coup de reins mais plus je m’approche et plus la ligne recule, je vois enfin le chrono officiel qui indique 50’05, 06, 07… et merde ! Mais bon, je souris comme un gosse un matin de Noël (et y&#8217;a des preuves) car je sais que je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie puis passe la ligne en 50’17 améliorant mon record perso, vieux de deux ans et demi, de 24 secondes.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_7828bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-718" title="Content mimi" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_7828bis.jpg" alt="arrivée" width="570" height="380" /></a></p>
<p>Je traîne un peu au ravito, copieux, puis au bord de la piste pour assister à l’arrivée des coureurs qui me suivaient dans une ambiance très détendue. Les gens sont super sympas et moi je suis super content.</p>
<p>Voila, ça c’est fait, il va donc falloir maintenant perdre encore quelques livres et bosser dur pour accrocher les 50’ mais en vieillissant on apprend à être patient. Pour l’instant c’est fini, je viens de m’enchaîner trois courses de 10 km en moins d&#8217;un mois, place aux courses funs de l’été.</p>
<p><small>© photos : Claude pour le SAM Paris 12</small></p>
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		<title>Les foulées noiséennes 2011</title>
		<link>http://mikaweb.org/blog/700/les-foulees-noiseennes-2011/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 15:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trucs sportifs]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a 15 jours tout juste, je m’alignais sur le 10km de Paris 19e en touriste et sans grosse préparation et y faisait mon meilleur chrono depuis quatre an, améliorant même la marque de l’an dernier d’une minute complète. Je me fis alors la remarque que j’étais plutôt en forme et que c’était l’occasion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 15 jours tout juste, je m’alignais sur le <a title="10 km du 19e édition 2011" href="http://mikaweb.org/blog/618/10-km-du-19e-edition-2011/">10km de Paris 19e</a> en touriste et sans grosse préparation et y faisait mon meilleur chrono depuis quatre an, améliorant même la marque de l’an dernier d’une minute complète. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/noisy.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-703" title="Affiche foulées noiséennes" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/noisy.gif" alt="Affiche foulées noiséennes" width="199" height="275" /></a>Je me fis alors la remarque que j’étais plutôt en forme et que c’était l’occasion de me tester sur un 10km normal (comprenez plat et roulant) et pourquoi pas en finir avec ce vieil objectif de descendre sous les 50 minutes ou tout au moins battre mon record personnel sur la distance vieux de trois ans et égalé il y a près <a title="Les foulées de Vincennes" href="http://mikaweb.org/blog/377/10km-vincennes-2010/">d’un an et demi à Vincennes</a> sur le 10km le plus plat de la région.</p>
<p>En épluchant les calendriers des courses, je tombe donc sur les foulées noiséennes, qui en sont déjà à leur 8e édition, qui se courent à deux pas de la maison à une date tout à fait compatible avec mon emploi du temps de ministre et au prix défiant toute concurrence de zéro euro tout compris. Je m’inscris donc sur Internet et cale la date dans mon agenda. En guise de préparation, <a title="4e Balladavélo : de la Brie à l’Ourcq" href="http://mikaweb.org/blog/639/4e-balladavelo/">les 300 bornes de vélo</a> prévues en début de semaine devraient suffire, sous réserve d’y ajouter un petit footing le jeudi, ce qui fut fait d’autant plus aisément que ce jeudi là était férié. Royal non ?<span id="more-700"></span></p>
<p>Après un solide petit déjeuner, me voila donc sur mon vélo en train de défier les lois de la pesanteur dans l’immense descente qui relie mon chez moi à la place principale de Noisy-le-Sec. Arrivée sur place je remplis un bon d’inscription car l’inscription Internet n’a pas fonctionné puis dépose mon barda au vestiaire après avoir solidement cadenassé mon fidèle destrier à un poteau qui traîne là opportunément. La vitesse à laquelle je fais mon inscription et la taille du vestiaire, grand comme ma cuisine, m’intriguent au plus haut point. Je commence  à réaliser que je ne me suis pas tellement renseigné sur le nombre de participants, ni sur le parcours d’ailleurs et le fait qu’aucun des trois clampins qui s’échauffent sur la place n’ait un dossard qui dépasse le numéro 80 commence à m’inquiéter un peu. C’est qui qui va encore se retrouver au fond du peloton ? me demande-je alors, sans savoir que c’est plutôt au fond du trou que je vais me retrouver dans moins de deux heures mais n’anticipons pas.</p>
<p>L’ambiance est détendue, un énorme thermos de café traîne sur un muret en libre service, les flics déconnent avec les organisateurs, les secouristes sourient en installant leur <a href="http://www.secourisme-pratique.com/pages/dossiers/matos.htm#branc " target="_blank">Snoogs</a> mais d’un coup, le speaker très en verve, se mets à parler sans discontinuer et nous annonce un parcours scabreux (sic) avec des virages très étroits, des faux plats , des côtes , bref des chronos médiocres en perspective et je commence à très sérieusement me demander ce que je suis venu faire dans cette galère. La course enfants part et arrive puis après avoir un peu poireauté sur la ligne de départ, le maire de Noisy lâche les fauves d’un coup de pistolet.</p>
<p>Ça part vite en descente, trop, et comme d’habitude, je gère très mal mon euphorie du départ et réalise un premier kilo en 4’30 puis un second à peine plus lent pour passer le deuxième kilomètre très en avance mais déjà dans le rouge <a title="Odysséa 2010" href="http://mikaweb.org/blog/580/odyssea-2010/" target="_blank">comme sur l’Odysséa</a> où je m’étais cramé en trois kilomètres. Comme à l’Odysséa, il fait une chaleur de plomb mais contrairement au bois de Vincennes, la ville de Noisy-le-Sec ne doit pas avoir une seule rue plate et c’est un enchainement de montées descentes entrecoupées par des virages en aiguille qui sont un vrai supplice. Le tour de stade au 4e kilomètre puis la longue descente permettent de souffler un peu mais j’ai laissé beaucoup de force dans cette première partie de course que je boucle en moins de 25 minutes malgré tout, étant, en théorie idéalement placé pour faire enfin moins de 50 minutes et battre mon record.</p>
<p>Sauf que… non. C’est vraiment, trop, trop un parcours pourri car à peine reparti de la place, il faut recommencer à grimper et ma vitesse baisse inexorablement. La moitié du peloton étant engagé sur seulement 5 km, je suis désormais seul au monde et je repense à <a title="Semi-Marathon de Valognes 2009" href="http://mikaweb.org/blog/53/semi-marathon-de-valognes-2009/" target="_blank">Valognes il y a 2 ans</a> et vraiment, à ce moment là, la course à pied, j’en ai plein le dos.</p>
<p>Mais bon, un coureur pointe le bout de ses baskets au loin dans mon retro et me remonte inexorablement puis me double. Je m’accroche à ses semelles pour ne plus jamais les lâcher. S’ensuivent 4 kilomètres de pure souffrance, à essayer de remettre un petit coup de turbo à chaque fois que ma vitesse baisse trop avec comme seule motivation d’accrocher ce foutu record. Je marche à trois reprises pour essayer de faire baisser un peu mon palpitant qui cogne comme une batucada dans un ascenseur et la dernière montée est finalement avalée. Je parviens au prix d’un effort surhumain (évidemment que j’exagère mais je fais ce que je veux, c’est MON blog) à rejoindre le coureur qui m’a servi de mire, il nous reste un kilomètre, lui aussi vise les 50 minutes et la place centrale est en vue mais il va falloir zigzaguer entre les gamins, les coureurs déjà arrivées et les passants. La montre indique finalement 50’30 quand nous tournons enfin sur la place, il me reste 11 secondes, 11 foutues secondes, nous sommes côtes à côtes et… merde, c’est foutu, nous passons la ligne en 50’50. Pas de record perso, pas d’entrée dans le club pas du tout fermé des moins de 50’ (la plupart de mes potes tournent en moins de 45’) et pas loin non plus de l’évanouissement mais en ayant tout de même signé un temps honorable compte tenu du parcours et en tout état de cause mon meilleur chrono sur 10km depuis un an et demi.</p>
<p><strong>Épilogue</strong></p>
<p>Si vous avez suivi, vous vous souvenez sans doute que je suis parti en vélo et que la route qui relie les Lilas à Noisy-le-sec est une immense descente de 3 kilomètres qu’il a donc fallu remonter. J’aime autant vous dire qu’à 11 km/h sur mon biclou avec mes running orange fluo un T-Shirt M bleu saphir (c’est ça quand on arrive à la fin, y’a plus que du M) moulant à souhait, je suis bien content d’avoir croisé personne sur la route !</p>
<p>Sacré semaine quand même…</p>
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		<title>4e Baladavélo : de la Brie à l&#8217;Ourcq</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 14:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miklc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Trucs sportifs]]></category>
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		<description><![CDATA[Baladavélo #4 &#8211; petite promenade en Basse-Brie Après avoir un peu joué à « je viens ; je ne viens pas ; je viens peut-être » nous étions finalement quatre à avoir signé pour cette 4e Baladavélo. Mes trois futurs compagnons de route étaient tous en forme et étaient tous les trois l’heureux propriétaire d’un vélo en bon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Baladavélo #4 &#8211; petite promenade en Basse-Brie</strong></span></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8759.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-684" title="Paysage de campagne" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8759.jpg" alt="Paysage de campagne" width="300" height="200" /></a>Après avoir un peu joué à « <em>je viens ; je ne viens pas ; je viens peut-être</em> » nous étions finalement quatre à avoir signé pour cette 4e Baladavélo. Mes trois futurs compagnons de route étaient tous en forme et étaient tous les trois l’heureux propriétaire d’un vélo en bon état et équipé pour le voyage. J’aurais du me méfier, tout cela semblait trop facile. C’est donc avec une certaine fatalité que deux semaines avant le départ, j’appris par téléphone que, suite à une amicale partie de foot, Jay avait enfin rejoint le club très fermé des vovinameurs luxés. Diagnostic sans appel, luxation de l’humérus. Nous nous résignons donc à ne partir qu’à trois.</p>
<p><strong>Étape 1 : Paris &#8211; Provins 107 km</strong></p>
<p>Provins, superbe ville médiévale située à une centaine de kilomètres de Paris, sera notre premier objectif. JM me rejoint aux Lilas, point de départ de toutes les Baladavélos. Après moult embrassades, nous laissons dernière nous femmes et enfants et nous laissons glisser vers Montreuil où nous retrouvons Benj’, partagé entre envie d’en découdre et, il faut bien le dire, une très légère appréhension propre aux premières fois. Il fait un temps magnifique et nous partons tranquillement vers le bois de Vincennes en direction des bords de Marne. Les rues sont désertes et nous ne croisons que des cyclistes sur ce chemin bucolique à souhait. Nous traversons quelques banlieues cossues et ensommeillées puis nous quittons rapidement les paysages urbains pour la campagne briarde.<span id="more-639"></span></p>
<p>Alors la Brie, comment dire ? C’est… plat. Très. Et avec un petit vent dans le dos, c’est du vélo facile et grisant. Mon 5.2 désormais équipé d’une <a href="http://www.konaworld.com/images/components/2K9_FORK_P2_29.jpg" target="_blank">fourche rigide en acier</a> très légère réagit merveilleusement bien et je me sens des ailes. JM, infatigable, reste dans ma roue pendant que Benj&#8217; découvre les joies du vélo de randonnée quelques mètres en arrière. Nous roulons cependant beaucoup trop vite, rarement en dessous des 26 km/h et avalons les kilomètres. À la pause nous avons déjà fait près de 55 km et après un pique-nique rapide nous reprenons la route avec comme objectif d’arriver à Provins en milieu d’après-midi pour profiter à fond de la ville.<a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8725.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-657" title="Benj en fin de journée" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8725.jpg" alt="Benj en fin de journée" width="200" height="318" /></a> Malheureusement, dans l’euphorie de ces conditions exceptionnelles, j’oublie que Benj&#8217; n’a pas l’habitude de rouler autant et le rythme que j’impose, un poil trop élevé pour être raisonnable, est fatal à son genou. Il finira donc l’étape au moral en pouvant à peine plier la jambe. À ce moment là, je ne donne pas cher de notre petite équipée et commence à repérer les gares alentours. C’est mal le connaître le bougre, au bout il a dit qu’il irait, au bout il ira.</p>
<p>Nous arrivons finalement vers 17h à <a href="http://www.provins.net" target="_blank">Provins</a> après avoir escaladé la colline sur laquelle se trouve la ville par la face Nord et laissé quelques grammes de fibres musculaires sur le chemin mais l’entrée dans la ville par les remparts, perchés sur nos montures, vaut bien ce dernier effort. Il faut bien admettre que passer sous ce porche a quelque chose d’assez majestueux mais ce petit instant magique est assez rapidement éclipsé par JM qui profite du cadre pour faire une petite cascade devant des touristes médusés après s’être pris les pédales dans son carter de chaîne, ce qui lui permettra de marquer son territoire en laissant également quelques lambeaux de peau sur les pavés provinois. Le carter, quand à lui, finira à la place qu’il mérite, à savoir au fond d&#8217;une poubelle.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8734.jpg"><img class="size-full wp-image-646 alignright" title="Sur les remparts" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8734.jpg" alt="Sur les remparts" width="300" height="200" /></a>Après ces quelques péripéties, nous arrivons enfin à la ferme du Châtel, un gîte assez sympa situé en plein cœur de la ville médiévale à quelques mètres de la place centrale. La soirée s’étire donc de terrasses de café en terrasses de resto, dans la douceur du soir. Le diabolo fraise coule à flot et cette nuit de folie s’achève au petit matin, enfin disons plutôt vers 23h30, heure à laquelle nous finissons par nous effondrer dans le confort douillet de notre chambre d’hôte.</p>
<p><strong>Étape 2 : Provins &#8211; Villers-les-Potées  97 km</strong></p>
<p>Le lendemain, nous quittons Provins sous un soleil digne d’un gros mois d’août en direction des plaines de l’Aisne. Il n’y a pas un souffle d’air et la chaleur est déjà très présente en ce début de journée. Je décide d’adopter un rythme beaucoup plus cool et après s’être solidement dopés (antalgiques et anti-inflammatoires pour Benj’, Canada Dry en intraveineuse pour JM) nous voila partis à l’assaut des routes légèrement vallonnées de l’Aisne. Nous roulons sur des petites routes désertes. Les parcours que j’ai tracés sur google map avant de partir sont vraiment chouettes et après avoir un peu merdé sur les précédentes éditions au niveau carto et traçage des parcours, il semble que j’ai enfin trouvé le <em>modus operandi</em> qui va bien en préparant à l’avance la liste de toutes les villes et lieux-dits qui jalonnent notre parcours. <a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8758.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-658" title="Rencontre" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8758.jpg" alt="vaches dans un champs" width="570" height="213" /></a></p>
<p>Après une pause déjeuner très sympa dans un petit resto un peu chic (avec au menu, excusez du peu, frittes maison délicieuses et petit soufflet à la faisselle et au miel sur coulis de fruits rouges), je contacte la responsable du relais nature où nous devons dormir le soir qui m’apprend que la maison forestière n’est pas du tout à Coyolles comme je le pensais mais 15 km plus bas du côté d’Ivors. En faisant le crochet prévu par Villers-Cotterêts, cela nous ferait une étape de plus de 115 km, ce qui, vu l’état des genoux de mes deux comparses, me semble déraisonnable. Nous décidons  donc de nous dérouter sur la Ferte-sous-Jouarre pour faire les courses dès maintenant en espérant que le sac à surgelés suffise à protéger les aliments du cagnard pendant tout l’après-midi. Je retrace donc une route directe vers la forêt de Walligny mais sans parvenir à faire aussi bien qu’avec Google map, mon GPS étant moins précis. Nous empruntons donc une route un peu moins calme que les routes empruntées jusqu’alors et nous croisons quelques camions un peu bourrins. Après plusieurs pauses rendues indispensables par le soleil qui cogne dur cet après-midi, nous rattrapons une route absolument hallucinante, plus de 4 kilomètres de descente invraisemblable dont une ligne droite démentielle dans laquelle nous pulvérisons nos records de vitesse, quasiment allongés sur nos guidons, affichant, pour ma part, un petit 64,8 km/h, ce qui, sur un VTT, est assez décoiffant.</p>
<p>Après avoir remonté ce que nous venions de descendre (c’est toujours comme ça), nous arrivons à Villers-les-Potées qui est censé être le bled le plus proche du relais. La première personne que nous croisons,  un cycliste super sympa, est la bonne. Il nous indique le chemin et 5 minutes plus tard nous arrivons dans le buisson de Walligny en pleine forêt du Retz.</p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8772.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-656" title="Le relais nature du Fournet" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8772.jpg" alt="Le relais nature du Fournet" width="570" height="380" /></a>Arrivés sur place, le choc ! En pleine forêt, une maison forestière totalement autonome (panneaux solaires et eau du puits) avec un immense terrain arboré. Après une toilette de chat car pas d’eau chaude, je pars chercher du bois pendant que JM rentabilise son forfait ultra-millenium sous les yeux ébahis d’un renard qui n’avait jamais vu quelqu’un parler au téléphone et envoyer des SMS en même temps (il est fort JM).  Nous passons une soirée incroyable, seuls au monde, à regarder un immense feu de camp crépiter dans la chaleur de la nuit. Magique. Seule la pluie, en fin de soirée viendra, un peu, écourter la fête sans toutefois parvenir à la gâcher.</p>
<p><strong>Étape 3 : Villers-les-Potées &#8211; Les Lilas  81 km</strong></p>
<p><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8808.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-674" title="Les berges du canal" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8808.jpg" alt="canal" width="200" height="305" /></a>La maison forestière se trouvant 15 km plus bas, notre trajet est écourté d’autant et notre étape du jour sera donc la plus courte jamais effectuée lors d’une Baladavélo. Un poil trop courte d’ailleurs, mais ne chipotons pas. Nous partons donc plus tard, vers 10h du matin en direction de Fresnes-sur-Marne où nous avons prévu de rejoindre la piste de l’Ourcq. Le temps a gravement viré dans la nuit et il fait carrément frisquet ce matin, malgré les timides rayons de soleil qui tentent de percer. Comme prévu, le vent est également de la partie, Monsieur Météo France avait visé juste. Un zef à décorner les bœufs nous cloue littéralement sur place et nous roulons à une moyenne assez déprimante, dépassant rarement les 16 km/h.  Le vent nous oblige à forcer sur le pédalage, ce qui réveille les douleurs aux genoux de Benj&#8217; qui n’est pas à la fête en ce début de journée et peine à nous rattraper dès que la route s’incline un peu. Nous galérons ainsi pendant 2 heures et arrivés à l’heure du repas nous n’avons fait que 30 petits kilomètres. Nous renonçons à un détour, prévu pour passer par des petits chemins vicinaux et qui aurait rajouté quelques kilomètres car la route est belle et quasi déserte. Nous cherchons un resto pendant un moment avant de tomber sur un « petit routier » ultra sympa qui fait des pizzas délicieuses puis nous arrivons enfin sur le canal de l’Ourcq. Nous nous engageons sur le chemin de hallage qui est normalement interdit aux vélos mais que tout le monde prend quand même et roulons ainsi jusqu’à la piste cyclable qui débute un peu plus loin, à Claye-Souilly. Le vent est tombé, la route est aussi plate qu’une piste puisse l’être et nous montons donc notre vitesse pour allumer un peu jusqu’à Sevran où je fais mon intéressant en prenant les tout-petits chemins du parc de la Poudrerie que je prenais déjà avec mon vélo cross MBK quand j’avais 10 ans.<a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8813.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-649" title="Buvette" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8813.jpg" alt="Buvette" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Après une ultime pause à la buvette du parc où nous prenons un pot à l&#8217;ombre des marronniers, nous avalons les derniers kilomètres de piste cyclable jusqu’à Pantin où nous entamons la dernière grosse difficulté : la remontée vers les Lilas et sa célèbre montée pavée qui mène au stade. Nous bouclons cette ultime étape en 81 petits kilomètres pour un total de 285 km en trois jours.</p>
<p><strong>Bilan de cette quatrième Baladavélo</strong></p>
<p>J’avais juré après <a title="3e Balladavélo : direction le Nord-Cotentin" href="http://mikaweb.org/blog/503/3e-balladavelo/">les 390 km de cet été</a> de ne plus jamais faire d’étapes de 130 ou 140 bornes et j’avais estimé que 110 km étaient le bon calibrage. Cette nouvelle rando me conforte dans cette idée. 80 km, c’est un peu court, même si certains vous diraient que c’est déjà bien assez <img src='http://mikaweb.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  mais je sais maintenant que j’ai ma dose entre 100 et 110 et je vais donc continuer à calibrer les virées de trois jours sur ce modèle. J’ai également pu tester un nouveau protocole de ravitaillement et trouvé le bon équilibre entre muesli et barres énergétiques. J’ai désormais trouvé un moyen efficace de tracer des parcours et de combiner le GPS avec un road book établi à l’avance et réussi à ne rien emporter de superflu et l’alléger mon portage. Le fait de partir avec le pique-nique du premier jour permet également de gagner pas mal de temps en s’épargnant les courses le soir donc au final, cette Baladavélo aura été la plus carrée au niveau du montage et la plus rentable au niveau du temps disponible pour faire autre chose que du vélo, notamment en arrivant à 17 ou 18h plutôt qu’à 20h30 sur le lieu d’étape.</p>
<p>Enfin, c’est un privilège de pouvoir emmener avec soi des potes avides de découvrir la rando longue à vélo et je suis bien content de ne pas les en avoir dégoûtés. Il me semble même avoir senti poindre une petite lueur d’envie de repartir… Hé bien, les gars, vous pouvez d’ores et déjà prendre votre ticket pour la prochaine car une chose est sûre, on remet ça l’année prochaine et cette fois Jay, aucune excuse ne sera acceptée ;-)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8798.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-643" title="Voyage" src="http://mikaweb.org/blog/wp-content/uploads/2011/06/Img_8798.jpg" alt="Cycliste de dos" width="570" height="160" /></a></p>
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