Une histoire de lentilles et d’eau salée

Mais pas que.

J’ai commencé la plongée sous-marine il y a une vingtaine d’années mais cela ne fait que quelques années, cinq ou six tout au plus, que j’ai pris l’habitude de toujours emmener avec moi un appareil photo que je protège de l’eau et de la pression en l’enfermant dans un boitier étanche et solide que l’on appelle un caisson.

poisson lézard, Thailande, 2010J’ai débuté la photo sous-marine avec un petit caisson Canon, spécialement conçu pour mon compact de l’époque, un Ixus 70 pour ne pas le nommer. Un appareil de milieu de gamme très correct et proposant un mode sous-marin honnête. J’ai néanmoins très vite été bloqué par l’absence de lumière. J’ai acheté une lampe mais je me suis trompé en l’achetant et avec son faisceau étroit je n’ai jamais vraiment pu éclairer correctement mes scènes sous-marines. Je me suis fait offrir un très chouette phare mais il n’est pas adapté à la photo.

Les images que j’ai ramenées avec cet appareil sont tout juste correctes et ce dernier a très vite montré ses limites. Lors de ma 100e plongée, je l’ai emmené pour la première fois un petit peu au-delà de 40 mètres et il n’a pas du tout aimé cela. Là, c’est le caisson qui à montré ses limites. Les petits caissons Canon sont de bonnes entrées de gamme mais ils ne sont pas prévus pour la plongée profonde.

Ouvrons donc une large parenthèse car il se trouve que moi non plus je ne suis pas prévu pour cela. Les grandes profondeurs ne m’ont jamais vraiment attiré et continuent à me faire un peu peur. Au-delà de 45 mètres, on entre dans un autre monde. (suite…)

Thaïlande 2013

Balades, plongée et rando pour un voyage éclair au royaume du Siam

Bangkok statue du grand palaisNous avons assez longuement hésité avant de retourner en Asie cette année. Pour la première fois depuis cinq ans, nous n’avons pas planifié de voyage d’entraînement au Vietnam et nous avons donc envisagé de nombreuses pistes pour occuper la dizaine de jours de vacances dont nous disposions. Après de longs moments passés à tourner et retourner mon petit globe miniature, il a bien fallu nous rendre à l’évidence : la perspective de ne pas remettre les pieds sur le continent asiatique était vraiment trop déprimante.

Alors malgré les vacances scolaires tardives nous amenant au début de la mousson, malgré un contexte professionnel délétère qui aurait dû m’inciter à réduire mes congés, malgré un timing trop serré lié à des contingences familiales compliquées, nous avons craqué et nous avons opté pour une petite escapade asiatique en amoureux. Certes, c’était trop court, trop chaud et trop humide mais c’était quand même super bien. Mais court. Mais bien. (suite…)

Ski hors-piste sur le glacier d’Argentières

Mais dans quoi me suis-je encore fourré…

Avec Tom (nous sommes les rois du monde !)Jusqu’à peu, ne plus faire de ski ne me manquait pas tellement. J’aurais échangé sans l’ombre d’un regret une semaine à Courchevel contre ne serait-ce qu’une seule plongée dans n’importe quelle mer chaude du globe. Il aura donc fallu que je passe quelques jours dans les Vosges, en décembre, pour qu’au contact de la montagne, je me rende compte qu’elle m’avait manqué plus que je ne l’imaginais. À peine rentré, je ne pensais déjà plus qu’à repartir et c’est ainsi que je parviens à convaincre Tom, mon irremplaçable acolyte des Paris-Quettetot à vélo, de m’accompagner dans une petite escapade alpine, histoire d’aller vérifier si je n’ai pas trop perdu mon chasse-neige.

À deux jours du départ, Tom m’appelle pour me demander si je possède un baudrier et du matériel d’escalade. C’est sûr, ça aurait dû m’interpeler.

Après une première journée de chauffe dans le domaine de Balme, l’un des trois domaines skiables de Chamonix,  nous faisons la connaissance d’Igor, un Chamoniard ayant usé ses skis sur tous les versants des aiguilles de la chaine du Mont-Blanc, qui nous propose de nous emmener skier sur le glacier d’Argentières, accessible depuis le sommet des Grands-Montets. (suite…)

Sport d’automne au pays du munster

Y’a plus de saison ma bonne dame !

Le bonhommeIl m’est arrivé, trop souvent, de m’en être voulu de n’avoir pas, par flemme,  emporté dans ma valise une paire de pompes de course à pied.

Ce fut encore le cas pas plus tard qu’il n’y a pas si longtemps que ça, lors de mon récent passage chez nos voisins Belges. Je garde notamment un souvenir mitigé de la matinée passée à glander dans une chambre d’hôtel de la banlieue de Bruxelles alors que, de mon balcon, je pouvais voir l’entrée du parc du Wolvendael et ses 18 hectares de verdure qui me tendaient leurs branches. C’est ainsi qu’il y a un dizaine de jours, au moment de partir finir l’année dans le massif des Vosges, j’ai glissé, sans trop y croire, mes pompes de trail et un collant dans mon paquetage. Bien m’en a pris.

Tout avait pourtant commencé normalement. Début décembre, un petit passage sur le site internet de la station du Lac-Blanc m’avait  confirmé que la saison était partie sur des chapeaux de roue. La totalité des pistes de ski de cette sympathique petite station étaient alors ouvertes mais lorsque nous débarquons au Bonhomme, trois semaines plus tard, tout à fondu. Il ne reste plus que quelques pistes vertes enneigées artificiellement, une piste de luge à moitié décatie et nos yeux pour pleurer. (suite…)

Baladavélo#7: froid polaire et confit de canard

Du Pays provinois aux boucles de la Marne

Cet été, pour la première fois depuis quatre ans, je n’ai pas rejoint mon Cotentin natal à vélo. Et comme je n’étais pas en jambe pour faire Paris – l’Estartit avec mon matos de plongée dans les sacoches et les gamines sur le porte-bagage, j’ai passé mon été à polluer la planète et à faire de la course à pied.

Tom, fidèle compagnon de ces toujours délicieusement bucoliques escapades normandes étant inconsolable, nous décidons de remettre ça à l’automne. Après avoir poliment décliné toutes mes propositions pour cause de difficultés à poser des jours des congés, il me convainc d’organiser une petite virée pendant les vacances scolaires. Ça tombe bien, Benji qui en raffole également ne peut se libérer que pendant les vacances. Ça sera donc pour la Toussaint et tant pis si on a un peu froid, faire plaisir à ses amis, ça n’a pas de prix.

Les Baladavélos de Mimi, c’est bien connu, quand on y a gouté une fois, on y revient toujours (ou presque). Je propose donc à tous mes compagnons de route des éditions précédentes de nous accompagner.

Bikers agréés (suite…)

Plongée anniversaire sur l’Alja

Un chiffre rond pour une plongée pas vraiment carrée

archipel-les-glenanJe m’étais souvent dit que pour ma 100e plongée, il faudrait marquer le coup d’une manière ou d’une autre mais j’avais plutôt en tête une photo souvenir avec une petite plaque sur laquelle serait écrit 100e ou encore un nez de clown, enfin quelque chose de rigolo ou d’un peu festif.

Finalement, je n’ai rien trouvé de ce type et j’y suis allé avec mon barda et l’expérience acquise lors de mes 99 premières plongées. Et autant le dire tout de suite, ça n’aura pas été de trop pour gérer cette 100e, que le sort a voulu exceptionnelle et inoubliable mais pas pour les raisons que j’espérais.

A priori, tout partait plutôt pas trop mal. J’avais pensé à tout, même à prendre une serviette de bain ; trouvé un super bonnet pour me protéger du vent (pas facile d’acheter un bonnet au mois de juillet mais pas impossible) et acheté des chaussons un peu plus épais que ceux que je porte habituellement. (suite…)

Baladavélo #6 : la boucle des châteaux

Virée picarde à la découverte des châteaux et abbayes de l’Aisne

6e Baladavélo

La réussite d’une baladavélo repose sur un fragile équilibre entre effort et plaisir, savant mélange de dépassement de soi et de tranquille nonchalance, avec au cœur de chaque virée, le plaisir d’être ensemble pour râler en cœur quand ça monte et redécouvrir ensemble à chaque tournant que, quand même, on habite dans un joli pays.

À force d’organiser ces petites virées champêtres, le cuistot commence à avoir le tour de main mais encore faut-il que tous les ingrédients soient réunis : quelques soirées sur Google map, des feintes de dernière minute, de l’eau, du sucre, des mollets qui chauffent, du gaz, du soleil, du dépassement kilométrique, des blagues pourries et bien sûr des potes ultra sympas parce que sans les potes, la baladavélo ne serait qu’une banale balade à vélo.

Cette 6e édition n’a donc pas dérogé et conformément au cahier des charges, on a bien fait chauffer les mollets et on s’est bien marré. Monsieur Météo France nous avait prédit l’enfer, noyés sous des tonnes de flotte mais les éléments, sans doute impressionnés par mon inébranlable optimisme, nous ont finalement regardés passer sans trop s’en mêler et c’est couvert de belles couleurs que nous voilà rentrés de cette petite virée picarde. (suite…)

5e Baladavélo : 2 cyclistes sous le déluge

Paris – Quettetot #3 : la wet-wet édition

Tom et MiklSur le papier, cette troisième édition du désormais traditionnel Paris-Quettetot avait tout pour devenir la rando étalon des Baladavélos. Un parcours aux petits oignons, des étapes raccourcies et calibrées pour être ni trop courtes ni trop longues, un voyages rallongé pour pouvoir bifurquer un peu et traverser des paysages inédits, bref, c’eut du être la Baladavélo du nec plus ultra. Sur le papier. Sur le terrain, ça s’est assez rapidement transformé en chemin de croix et il aura fallu puiser assez profond dans nos réserves de bonne humeur pour ne pas tout envoyer balader et rentrer à la maison. (suite…)

4e Baladavélo : de la Brie à l’Ourcq

Baladavélo #4 – petite promenade en Basse-Brie

Paysage de campagneAprès avoir un peu joué à « je viens ; je ne viens pas ; je viens peut-être » nous étions finalement quatre à avoir signé pour cette 4e Baladavélo. Mes trois futurs compagnons de route étaient tous en forme et étaient tous les trois l’heureux propriétaire d’un vélo en bon état et équipé pour le voyage. J’aurais du me méfier, tout cela semblait trop facile. C’est donc avec une certaine fatalité que deux semaines avant le départ, j’appris par téléphone que, suite à une amicale partie de foot, Jay avait enfin rejoint le club très fermé des vovinameurs luxés. Diagnostic sans appel, luxation de l’humérus. Nous nous résignons donc à ne partir qu’à trois.

Étape 1 : Paris – Provins 107 km

Provins, superbe ville médiévale située à une centaine de kilomètres de Paris, sera notre premier objectif. JM me rejoint aux Lilas, point de départ de toutes les Baladavélos. Après moult embrassades, nous laissons dernière nous femmes et enfants et nous laissons glisser vers Montreuil où nous retrouvons Benj’, partagé entre envie d’en découdre et, il faut bien le dire, une très légère appréhension propre aux premières fois. Il fait un temps magnifique et nous partons tranquillement vers le bois de Vincennes en direction des bords de Marne. Les rues sont désertes et nous ne croisons que des cyclistes sur ce chemin bucolique à souhait. Nous traversons quelques banlieues cossues et ensommeillées puis nous quittons rapidement les paysages urbains pour la campagne briarde. (suite…)

Voyage en Asie #3 – édition 2011

Au programme : plongée au Vietnam, entrainement à Saigon, escapade à Angkor et Shopping à Hong-Kong. Sympa non ?

Alors que nous échangions, comme chaque années, quelques milliers de mails pour préparer ce qui serait mon troisième voyage en Asie, l’envie de partir un petit peu plus longtemps que les deux semaines habituelles a commencé à me titiller. Initialement, je désirais me rendre seul au Laos mais le passage par Ventiane s’est avéré très compliqué à booker et le petit crochet par Phu Quoc avec le reste de la troupe était tout de même assez tentant. Je remets donc mon projet de visiter le Laos à plus tard et m’envole en direction d’Ho Chi Minh Ville.

Étape 1 : Nha Trang

Carte du VietnamSamedi, 13h, Roissy. Début du périple. Après une escale rapide à Hong-Kong, nous arrivons le dimanche matin à l’aéroport de Saigon. Mes trois compagnons de voyage s’arrêtent ici. Ils sont attendus par trois autres membres du club, partis avant tout le monde pour profiter des festivités du Têt, le nouvel an vietnamien. Je les laisse à leur projet d’entrainement intensif avec Maître Quan et me dirige vers le terminal des vols domestiques.

Deux heures plus tard, je m’envole vers une station balnéaire située 450 km plus au nord le long de la mer de Chine méridionale : Nha Trang.  Une voiture m’attend et m’emmène dans le centre-ville situé assez loin de l’aéroport. À mon arrivée c’est un peu le bazar, la guest house que j’ai réservée est complète. La patronne, adorable, me recase tant bien que mal dans un hôtel correct mais sans charme. Je pars visiter la ville et échoue dans un bar-resto-wifi qui fait des nems à se damner dans une ambiance feutrée. J’y reste jusqu’à la fermeture (22h) puis je rentre à l’hôtel et m’effondre.

Le lendemain j’arrive à 7h30 au club après un solide petit déjeuner pris à la guest house. Je fais la connaissance de Hui, qui va me guider pendant les 3 jours et qui s’avérera être le meilleur guide de palanquée avec qui je n’ai jamais plongé. Intuitif, disponible, passionné, capable de repérer la moindre vie originale… Un vrai bonheur ! (suite…)