Le trail des falaises

Balade dans les cailloux à l’extrême sud de la France

BonifacioOrganiser une saison de course à pied à peu près cohérente, lorsque l’on est fan de trail et que l’on habite dans la région la plus urbanisée et la moins « nature » de France relève parfois du casse tête. Les inscriptions sur les plus belles courses se font souvent des mois à l’avance et les trails franciliens sont globalement décevants. Se lever à 5h du matin pour aller courir 15 bornes sous la pluie dans la forêt de Senlis a son charme  mais mes rêves sont ailleurs. Plus de craie que de fougère, plus de caillou que de mousse humide. La vallée de Chevreuse a des atouts, mais à choisir, je prendrais plutôt le Mont-Blanc.

J’ai également, comme la plupart des coureurs, des distances de course de prédilection. Trop court et ça ne vaut pas le coup de se déplacer. Trop long et la course peut virer au cauchemar et nécessiter une récupération longue et pénible.

La plupart du temps, ça ne se goupille pas comme je voudrais. Il y a par exemple cette course a priori formidable qui est organisée chaque année sur le sentier des douaniers qui longe la côte ouest de la presqu’île du Cotentin que je connais comme ma poche pour l’avoir arpenté de long, en large et en travers et qui a lieu généralement le seul week-end de l’année où il m’est impossible de me rendre en Normandie.

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20 km de Paris 2013

Ma recette pour bien courir : ne surtout pas se préparer !

Affiche 20km de Paris 2013

Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas du tout prévu de faire un récit de cette course. D’ailleurs j’y suis, comme l’an dernier, allé à reculons et c’est à se demander pourquoi chaque année, je m’évertue à m’y inscrire.

Étant donc, par principe, contraint d’honorer ma présence sur cet événement, je me suis résigné à devoir prendre le départ mais sans avoir la moindre intention de compétiter sérieusement. Et comme je ne vais pas vous faire un article pour chaque footing dominical, il n’a jamais vraiment été question de parler de ces 20 km autrement que de façon anecdotique.

Sauf que voila, figurez-vous que j’y suis allé quand même et qu’il s’est avéré que j’étais dans un bon jour. Alors forcément, pour une fois que ça se passe pas trop mal, ça vaut le coup de sacrifier une soirée pour vous raconter. (suite…)

Une histoire de lentilles et d’eau salée

Mais pas que.

J’ai commencé la plongée sous-marine il y a une vingtaine d’années mais cela ne fait que quelques années, cinq ou six tout au plus, que j’ai pris l’habitude de toujours emmener avec moi un appareil photo que je protège de l’eau et de la pression en l’enfermant dans un boitier étanche et solide que l’on appelle un caisson.

poisson lézard, Thailande, 2010J’ai débuté la photo sous-marine avec un petit caisson Canon, spécialement conçu pour mon compact de l’époque, un Ixus 70 pour ne pas le nommer. Un appareil de milieu de gamme très correct et proposant un mode sous-marin honnête. J’ai néanmoins très vite été bloqué par l’absence de lumière. J’ai acheté une lampe mais je me suis trompé en l’achetant et avec son faisceau étroit je n’ai jamais vraiment pu éclairer correctement mes scènes sous-marines. Je me suis fait offrir un très chouette phare mais il n’est pas adapté à la photo.

Les images que j’ai ramenées avec cet appareil sont tout juste correctes et ce dernier a très vite montré ses limites. Lors de ma 100e plongée, je l’ai emmené pour la première fois un petit peu au-delà de 40 mètres et il n’a pas du tout aimé cela. Là, c’est le caisson qui à montré ses limites. Les petits caissons Canon sont de bonnes entrées de gamme mais ils ne sont pas prévus pour la plongée profonde.

Ouvrons donc une large parenthèse car il se trouve que moi non plus je ne suis pas prévu pour cela. Les grandes profondeurs ne m’ont jamais vraiment attiré et continuent à me faire un peu peur. Au-delà de 45 mètres, on entre dans un autre monde. (suite…)