Week-end suisse : le trail des Paccots

Pop québécoise, trail alpin et virée romantique. What else ?

Dimanche j’ai couru (enfin courir est un bien grand mot mais j’y reviendrai) la version la plus courte du trail des Paccots. Derrière ce nom improbable, se cache une petite station de ski située à une demi-heure de Lausanne dans les Préalpes fribourgeoises. En Suisse donc.

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En fait je passais dans le coin, j’ai vu de la lumière, etc. etc.
Il faut admettre que cette année, le hasard aura quand même drôlement bien fait les choses… En théorie, la probabilité que je participe à cette course était à peu près nulle. Mais il s’avère que ma chère et tendre a eu l’excellente idée de m’offrir deux places pour un concert des Cowboys fringants un groupe québécois que j’adore et que j’avais une envie folle de voir en concert. Ces jeunes gens n’ayant pas prévu de venir en France avant un moment et le Québec étant un peu loin, le festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec tombait à pic, en plein milieu du week-end de la Pentecôte propice à une longue échappée.

J’eus pu m’en contenter. Mais la tentation de chercher un petit trail dans les parages (des fois que) aura été trop grande. Je n’ai pas eu besoin de chercher longtemps, il se court désormais des trails à peu près partout à peu près tout le temps. Mais celui-là, il faut bien reconnaître qu’il tombait quand même vraiment pile-poil. (suite…)

Les 10 km du 19e… encore !

Et de 5 !

Affiche 10 km du 19eJe m’aligne aujourd’hui sur le 10 km du 19e, une course qui a toujours une saveur particulière. En courant ici, j’ai un peu l’impression d’être le régional de l’étape, les supporters en moins. Et puis c’est la course de mes débuts. Qu’est ce que j’en avais bavé la première année !

C’est en effet ma cinquième participation, après avoir séché les éditions 2012 et 2013 qui tombaient pendant ma longue période de forte démotivation post marathon. C’est une course difficile au parcours particulièrement alambiqué constitué de montées bien raides et de descentes interminables. Pour reprendre l’excellente formule de Daniel Pontal, elle permet de joindre l’inutile au désagréable. Raison de plus pour ne pas y résister et c’est donc sans trop me faire prier que j’accepte de rejoindre Guy et Laurent qui, eux non plus, je le sais, ne rateraient cette course casse-pattes pour rien au monde.

Et en plus je suis en forme. Depuis quelques mois, mon épaule en vrac me privant de Vovinam, j’ai désormais bien plus de temps pour cavaler et j’ai donc engrangé pas mal de kilomètres, participé à beaucoup de courses et surtout recommencé à (un peu) progresser, après plusieurs années de stagnation.

Je ne m’entraîne cependant pas du tout pour améliorer mon temps sur 10 km car ce format de course ne me convient définitivement pas. Je n’y brille pas et je n’y prends aucun plaisir. Seul mon obstination à tenter de parvenir un jour à passer sous les 50’ me pousse donc à y participer. Enfin en l’occurrence, même pas puisque les 10 km du 19e est bien le dernier endroit où il faut aller pour espérer faire un chrono. Tout cela vous semble illogique, contradictoire et paradoxal ? C’est normal, il faut y être pour comprendre 😉 (suite…)