La course du Run 2018

La traditionnelle de l’été en mode lendemain de fête

Il fallait une bonne dose de motivation et peut être même un peu de courage pour s’aligner ce dimanche sur la 15e (la 6e en ce qui me concerne) édition de la Course du Run de Tatihou. Après des semaines de canicule, le climat normand a en effet décidé que c’était aujourd’hui qu’il reprenait ses droits, et pour fêter ça, il nous a carrément gâtés. Trombes d’eau, rafales de vent, ciel gris pour ne pas dire noir, brume bien épaisse et bien humide, bref, en un mot comme en cent, un sacré temps de merde. Alors forcément, toute la matinée, j’hésite.

D’un côté, quand je regarde par la fenêtre, j’ai pas envie. D’un autre côté après le fiasco des 24 heures du Mans je me dis que je ne peux pas décemment annuler le Run pour trois gouttes d’eau et quelques rafales de vent. Mais quand même, j’ai pas envie.

Je trouve quand même un filet de motivation et décide in extremis de tenter le coup. Ayant oublié ma tenue de pluie à Paris, je ne sais pas vraiment comment m’habiller. Je tente le haut d’hiver bien chaud en espérant qu’il fera un peu coupe-vent et que la pluie finira par se calmer et me voici parti vers Saint-Vaast-La-Houge. Seul. Et franchement, la course du Run avec le pique-nique en famille avant et la glace sur le port après c’est une chose ; la course du Run seul à se peler sous la flotte en attendant le départ, c’en est une autre.

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Les 13h11 du Mans roller

2017 : duo d’enfer, 2018 : l’enfer du duo

L’an dernier, je quittais le Mans sur un petit nuage, pas peu fier d’avoir contribué à approcher notre duo du podium. J’aurais dû en rester là. Mes chances de faire mieux étaient nulles ou presque. À moins bien sûr de m’entraîner dur, ce que tout le monde y compris moi savait parfaitement que je ne ferai pas.

Mais comme chaque année, j’ai re signé. Et comme les étoiles ne peuvent pas toujours être parfaitement alignées, cette 10e participation aux 24 heures du Mans roller a tourné en eau de boudin.

Y aller, pas y aller…

Début juin. Alors que je regarde le soleil se coucher sur les calanques, perclus de douleurs lombaires, j’apprends qu’une des patineuses de l’autre équipe Roolilalet’s, blessée, renonce à participer. Vu le temps que je viens de passer à lui trouver des coéquipiers, j’ai la certitude que je ne pourrai pas la remplacer. Je me retrouve donc avec, d’un côté, une équipe maudite définitivement impossible à boucler et de l’autre un Vincent que je ne veux pas abandonner malgré une furieuse envie de tout envoyer balader. Une idée géniale me vint alors, caser Vincent dans l’équipe de 6 et déclarer forfait.

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