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Ma vie en arobase

piaf qui plonge

Tout commence en 1999, lorsque des ouvriers débarquent dans « ma » bibliothèque pour installer des ordinateurs et une connexion directe et illimitée à Internet (luxueux à l’époque). Ce jour là, j’ai découvert le Graal. Du gif animé en veux tu en voila, des sites persos comme on en fait plus, le tout gratuit de ces années là : impossible de rester simple spectateur, ça m’a assez vite démangé d’essayer aussi.

À l’époque les blogs n’existaient pas et il était plutôt d’usage de consacrer son site perso à son hobbie. Le sujet de mon premier site est donc sans surprise le secourisme qui occupe alors une fois et demi plus de temps que mon boulot. Une âme bien intentionnée m’offre un bouquin sur DW2 et je me plonge (pour la première et la dernière fois) dans un bouquin d’informatique. Indigeste. Mais il en faut plus pour me décourager (enfin, en vrai, il en aurait pas fallu beaucoup plus…). Après quelques (sic) tâtonnements, je mets en ligne secourisme mode d’emploi en mars 2000 et je réalise dans la foulée le site de la délégation locale de la Croix-Rouge de Paris 10 (qui n’est plus en ligne aujourd’hui). Puis pleins d’autres… Depuis, je fais des sites pour des potes, pour des associations fauchées ou pour m’amuser, pas de risque que je fasse un jour fortune dans ce domaine… Encore que ;o)

J’ai aussi le redoutable privilège d’œuvrer pour le siège de la Croix-Rouge. Ma modeste contribution à cette grande oeuvre consiste à auditer et valider tous les projets de sites internet estampillés Croix-Rouge française.

Pour la petite histoire (oh oui mikl, raconte nous cette petite histoire), je me suis retrouvé à faire ça de façon pour le moins incongrue. En 2001, la Croix-Rouge décide de rapatrier sur son propre serveur tous les sites créés à-droite-à-gauche par les bénévoles. L’association impose une charte assez stricte afin de préserver son image et surtout la force de son emblème. Cependant, certaines règles de l’époque sont un peu fantaisistes et je fais partie de ceux qui décident de traîner des pieds… et surtout de le faire savoir. Le processus de validation du site dont je m’occupe va donc durer deux longs mois. Deux mois qui au final s’avereront être particulièrement formateurs. Je suis devenu, à force de pinailler chaque point de cette charte Internet, et sans même m’en rendre compte, une sorte de spécialiste de la dite charte… Et c’est la raison pour laquelle on a fait appel à moi lorsqu’il a fallu trouver quelqu’un pour négocier cette charte avec les webmasters du réseau. Depuis on a inventé les blogs, picassa, myspace ou flick et ma vie est devenu un enfer :o )

Des mots

Parallèlement, le succès de secourisme-pratique se construit doucement mais sûrement. Le site prend de l’épaisseur et j’ai la chance de nouer quelques contacts intéressants via le site. Je rencontre notamment Carlo, photographe exceptionnel, qui me fait l’honneur de me proposer de rejoindre l’équipe de soldats du feu magazine pour en réaliser les fiches secourisme détachables. Cette collaboration ne durera que le temps d’une dizaine de numéros, mais à l’époque ça avait été une grande fierté. J’apporte également ma modeste contribution à des ouvrages encyclopédiques et un magazine consacrés à l’animation publiés par les éditions Wéka. Bref, je gribouille, je gribouille, le Goncourt n’est pas loin, qu’on se le dise.

Mais z’encore ?

Depuis, mon activité web s’est considérablement ralentie. Je continue à créer des sites quand l’occasion se présente et que j’ai un peu de temps devant moi, mais à dose homéopathique. Il y a tant de choses à faire, comme par exemple… courir un marathon ?