Trail de la Drôme 2014

Une vue imprenable sur le mont Ventoux… qui se mérite !

Affiche

C’est les vacances. Enfin !

Épuisé, que dis-je, harassé (et je pèse mes mots) par 6 semaines de boulot particulièrement pénibles et après des vacances de février qui n’en furent pas vraiment, loin s’en faut, me voila enfin au vert. Et pour bien commencer des vacances quoi de mieux qu’un petit (enfin pas si petit) trail de montagne ?

Nous sachant partis vers les gorges de l’Ardèche, je me suis mis à regarder, comme ça, si des fois, par un pur hasard, y’aurait-y pas un chti trail dans les environs. J’en trouve un (j’en trouve toujours un) pas vraiment dans le coin mais pas vraiment loin non plus,  dans le département voisin de la Drôme, célèbre pour son mont Ventoux, ses truffes et son huile d’olive.

J’ai le choix entre un 15 km un peu trop court à mon gout et un 23 km dont l’organisateur dit que son parcours fait l’unanimité. Ça sera donc le 23 qui au final en ferra d’ailleurs 24,6 afin de contourner un site de nidification de vautours endémiques (ça ne s’invente pas). (suite…)

30km de l’Éco-Trail de Paris #2014

Bis repetita, sans heurt mais sans plaisir frise_hautJ’ai bouclé ce matin, non sans mal, mon second Écotrail de Paris, version courte (31 km).

Il y a deux ans, j’avais fait un compte rendu épique de cette épopée et en toute modestie, je ne crois pas pouvoir faire mieux cette année, d’autant que la course d’aujourd’hui ne fut qu’une copie carbone de celle d’il y a deux ans. Même préparation merdique, même semaine épuisante d’avant course, même manque d’entraînement, même climat (beau, chaud, printanier).

Il y a deux ans, mes péripéties m’avaient néanmoins permis de truffer mon récit d’anecdotes plus ou moins croustillantes. Rien de tel cette année, la balade fut tranquille.

Difficile aussi, bien sûr, on parle quand même de plus de trente bornes avec 600 mètres de dénivelé mais le récit risque d’être à l’image de la course : sans saveur. En effet et ça me coute de l’admettre, mais je n’ai pris aujourd’hui aucun plaisir, ni à courir, ni à dépasser ma fatigue, ni à passer la ligne d’arrivée. Pas même à améliorer mon temps de plus de 25 minutes. On ne peut pas vraiment parler de jour sans, mais ce n’était pas non plus un jour avec. C’était juste une course que j’aurais aussi bien pu ne pas courir, d’autant que je m’y suis inscrit pour de mauvaises raisons. J’y reviendrai. (suite…)

4e trail blanc des Vosges

Du ski, du trail, de la neige… What else ?

dans la neigeJ’ai pris l’habitude, à chaque fois que je prévois de mettre le nez hors de mon île de France natale, de vérifier si, par hasard, il n’y aurait pas une petite course ou, encore mieux, un petit trail organisé dans les parages. La plupart du temps, ça ne se goupille pas comme j’aimerais. D’autres fois, comme cet automne, le hasard fait bien les choses.

C’est ainsi que je suis tombé sur le site de Courir sur des légendes, organisateur d’un trail blanc qui attire chaque année de plus en plus de coureurs.

Les Vosges étant ma nouvelle terre de prédilection, ce Trail Blanc des Vosges qui se court dans une petite station de ski et qui se décline en trois formats, sur des distances raisonnables, dont une course nocturne me semblait mériter qu’on fasse le déplacement depuis Paris. Et puis courir un trail dans la neige, ça doit forcément être rigolo non ?

Hé bien comment dire, le trail blanc, c’est un peu rigolo effectivement, mais c’est surtout très éprouvant physiquement. Et beau à se damner. (suite…)

Le trail des étangs de Cergy

Une virée forestière désespérément plate

Passerelle Ce matin, comme à peu près tous les dimanches matin depuis deux mois, je me suis aligné au départ d’une course. Encore. La dernière de l’année, pas la meilleure, pas la pire. Sur la course elle-même, il n’y a pas grand chose à raconter car il ne s’y est pas passé grand chose. Mais j’ai surtout repensé à la question que l’un d’entre-vous (je parle du groupe très restreint de mes fidèles lecteurs) m’a posée à la suite de mon billet sur la Mirabal. Il se demandait en substance après quoi je courais.

Et c’est vrai que cette longue succession de courses (6 en 8 semaines) et la façon dont tout cela s’est mis en place peut surprendre et poser question. Tout ou rien, jamais de demi-mesure, l’histoire de ma vie.

Aussi, et puisque j’en suis à évoquer les vicissitudes de l’existence d’un coureur de fond, permettez moi d’ouvrir une large parenthèse consacrée à la fin d’une envie et à son réveil.

Nous sommes en mars 2012 et je viens de courir la course de trop.  Quelque part entre Chaville et le champ de Mars, toute envie de courir s’est envolée. Contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant le compte rendu plutôt rigolo que j’en avais fait à l’époque, je garde de cette course le souvenir d’un grand gâchis et une certaine amertume. (suite…)

La Mirabal 2013

Courir pour l’égalité et contre les violences faîtes aux femmes !

La MirabalLa Mirabal, vous connaissiez ? Non ? ben… moi non plus. Il  y a quelques semaines, alors que Sylvain et moi quittions le gymnase de Fontenay-sous-Bois après le 10 km éponyme (et mémorable) couru au milieu des cités valdemarnaise sous un temps gris à pleurer, crédité d’un chrono à pleurer également, nous tombions sur le flyer de la course. Pas très loin de la maison, dans un joli parc arboré, à une date qui le faisait bien, nous nous sommes dit qu’après cette première expérience de course (suivie, c’est vrai, d’un bon gueuleton) ça serait une bonne occasion de remettre le couvert. Comme en plus c’était pour une bonne cause, nous sommes convenus que oui, nous allions faire cette course.

Comme entre temps je me suis fait embarquer sur un cross improbable organisé par Amnesty International le dimanche d’avant et que j’avais de longue date prévu de faire le trail des étangs de Cergy le week-end d’après, il n’était pas vraiment question pour moi de courir ce 10 km à 100%. De toute façon, je n’aime définitivement plus courir des 10 km et je décide donc de transformer cette course en entrainement et de profiter d’un tracé plat et facile pour aider Sylvain à améliorer de façon notable son record perso sur la distance. Trop prudent, il a pour objectif de faire moins d’une heure mais j’estime qu’il peut rapidement faire beaucoup moins et qu’il a le potentiel pour courir plus vite que moi d’ici peu. Avec un entrainement sérieux, je le vois bien courir en 45’ bien avant que je ne parvienne à descendre sous les 50’. Mais bon pour le moment, l’objectif est facile à atteindre, moins d’une heure : finger in the noze ! (suite…)

Courir pour la liberté

Affiche Alors pour être absolument honnête, quand Guy m’a téléphoné pour me proposer de faire un cross dans le parc de la Villette pour soutenir le docteur Tung Aung, un prisonnier politique Birman, soutenu par la section locale d’Amnesty International, il y a eu comme un petit flottement, à peine perceptible, juste le temps de recentrer mes chakras et de répondre par un « mais oui, absolument, pourquoi pas ? », tout à fait approprié à la situation.

Une heure plus tard en découvrant sur leur site qu’il s’agissait de courir à huit reprises sur le triangle formé par trois artères en bitume, qu’il y avait seulement 30 engagés sur la précédente édition et qu’il fallait être sur place à 9h du matin, j’admets avoir laissé échappé un long soupir. Mais bon, une bonne action, un petit footing pour aller à la Villette qui se trouve d’ailleurs sur une des mes boucles favorites du dimanche matin, une petite coursette au saucisson (sans saucisson) et un coup de tramway pour rentrer, tout cela n’était pas si mal. Je l’ai donc ajoutée à mon agenda avec, finalement, assez d’enthousiasme. (suite…)

Le trail des falaises

Balade dans les cailloux à l’extrême sud de la France

BonifacioOrganiser une saison de course à pied à peu près cohérente, lorsque l’on est fan de trail et que l’on habite dans la région la plus urbanisée et la moins « nature » de France relève parfois du casse tête. Les inscriptions sur les plus belles courses se font souvent des mois à l’avance et les trails franciliens sont globalement décevants. Se lever à 5h du matin pour aller courir 15 bornes sous la pluie dans la forêt de Senlis a son charme  mais mes rêves sont ailleurs. Plus de craie que de fougère, plus de caillou que de mousse humide. La vallée de Chevreuse a des atouts, mais à choisir, je prendrais plutôt le Mont-Blanc.

J’ai également, comme la plupart des coureurs, des distances de course de prédilection. Trop court et ça ne vaut pas le coup de se déplacer. Trop long et la course peut virer au cauchemar et nécessiter une récupération longue et pénible.

La plupart du temps, ça ne se goupille pas comme je voudrais. Il y a par exemple cette course a priori formidable qui est organisée chaque année sur le sentier des douaniers qui longe la côte ouest de la presqu’île du Cotentin que je connais comme ma poche pour l’avoir arpenté de long, en large et en travers et qui a lieu généralement le seul week-end de l’année où il m’est impossible de me rendre en Normandie.

(suite…)

20 km de Paris 2013

Ma recette pour bien courir : ne surtout pas se préparer !

Affiche 20km de Paris 2013

Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas du tout prévu de faire un récit de cette course. D’ailleurs j’y suis, comme l’an dernier, allé à reculons et c’est à se demander pourquoi chaque année, je m’évertue à m’y inscrire.

Étant donc, par principe, contraint d’honorer ma présence sur cet événement, je me suis résigné à devoir prendre le départ mais sans avoir la moindre intention de compétiter sérieusement. Et comme je ne vais pas vous faire un article pour chaque footing dominical, il n’a jamais vraiment été question de parler de ces 20 km autrement que de façon anecdotique.

Sauf que voila, figurez-vous que j’y suis allé quand même et qu’il s’est avéré que j’étais dans un bon jour. Alors forcément, pour une fois que ça se passe pas trop mal, ça vaut le coup de sacrifier une soirée pour vous raconter. (suite…)

Une histoire de lentilles et d’eau salée

Mais pas que.

J’ai commencé la plongée sous-marine il y a une vingtaine d’années mais cela ne fait que quelques années, cinq ou six tout au plus, que j’ai pris l’habitude de toujours emmener avec moi un appareil photo que je protège de l’eau et de la pression en l’enfermant dans un boitier étanche et solide que l’on appelle un caisson.

poisson lézard, Thailande, 2010J’ai débuté la photo sous-marine avec un petit caisson Canon, spécialement conçu pour mon compact de l’époque, un Ixus 70 pour ne pas le nommer. Un appareil de milieu de gamme très correct et proposant un mode sous-marin honnête. J’ai néanmoins très vite été bloqué par l’absence de lumière. J’ai acheté une lampe mais je me suis trompé en l’achetant et avec son faisceau étroit je n’ai jamais vraiment pu éclairer correctement mes scènes sous-marines. Je me suis fait offrir un très chouette phare mais il n’est pas adapté à la photo.

Les images que j’ai ramenées avec cet appareil sont tout juste correctes et ce dernier a très vite montré ses limites. Lors de ma 100e plongée, je l’ai emmené pour la première fois un petit peu au-delà de 40 mètres et il n’a pas du tout aimé cela. Là, c’est le caisson qui à montré ses limites. Les petits caissons Canon sont de bonnes entrées de gamme mais ils ne sont pas prévus pour la plongée profonde.

Ouvrons donc une large parenthèse car il se trouve que moi non plus je ne suis pas prévu pour cela. Les grandes profondeurs ne m’ont jamais vraiment attiré et continuent à me faire un peu peur. Au-delà de 45 mètres, on entre dans un autre monde. (suite…)

On boucle !

Un petit marathon en relai pour (bien) finir une saison sportive plutôt morose

Voila, la saison s’achève et je m’aperçois que je n’ai jamais rédigé aussi peu de compte-rendus de courses que cette année. J’ai couru si peu et si mal que ça ne méritait pas vraiment qu’on s’y attarde. Je n’ai pas non plus été à Cherbourg en vélo avec mon copain Tom et je peux bien le dire aujourd’hui : ça m’a beaucoup manqué. Et puis je me suis pris deux trois baffes qui m’ont rappelé mon adolescence et ça non plus, ça n’avait pas sa place sur ce blog qui n’a jamais eu d’autre ambition que de faire marrer les copains.

Les ButchonneursDrôle d’année tout de même, rythmée par l’interminable roman feuilleton de mes déboires professionnels un peu surréalistes dont je me garderais bien de livrer ici le moindre détail (d’ailleurs ça serait peine perdue, vous n’en croiriez pas un mot). Ça finit bien, bien sûr, mais ça a été très fatigant et ça a laissé peu de place pour le reste.

Je me suis également mis dans la tête de passer mon niveau 3 de plongée mais ce qui aurait dû n’être qu’une formalité s’est transformé véritable épopée.

Je m’étais booké pour septembre un petit programme aux petits oignons avec une semaine au Frioul entre le Paris-Versailles et les 20 km de Paris. Je suis malheureusement tombé sur un club de pieds nickelés et tout est tombé à l’eau. J’ai, en catastrophe, trouvé une autre formation qui m’a obligé à annuler ma participation au Paris-Versailles. Mauvais choix, j’aurais mieux fait d’aller courir, il faisait beau à Paris ce jour là tandis que j’enchaînais plongées de merde sur plongées de merde pour finir par rater assez lamentablement mon niveau 3. 2012, l’année de la loose. (suite…)