Piaf himselfTout petit déjà...

Ma vie, mon oeuvre :o)

Je m'appelle Mi-K-L et j'ai 33 ans. Côté boulot, après (ou plutôt à la place) de brillantes études qui ont l'originalité de n'avoir jamais été entamées à cause d'un petit détail anecdotique (pas de bac, pas de chocolat), j'ai sévi pendant de nombreuses années en tant qu'animateur volontaire (CVL, classe transplantées...) puis permanent dans divers centres de loisirs. Tout d' abord animateur, chef de centre puis directeur, je fais désormais partie d'une équipe qui coordonne une cinquantaine de CLSH.

Le web et moa

L'aventure commence en 1999, lorsque des ouvriers débarquent dans "ma" bibliothèque pour installer des ordinateurs et une connexion directe et illimitée à Internet (ce qui à l'époque était un sacré luxe). Ce jour là, j'ai découvert le Graal ! Du gif animé en veux tu en voila, des sites persos comme on en fait plus, le tout gratuit de ces années là : Impossible de rester simple spectateur, ça m'a assez vite démangé d’essayer aussi.

À l'époque les blogs n'existaient pas et il était plutôt d'usage de consacrer son site perso à son hobbie. Le sujet de mon premier site est donc sans surprise le secourisme qui occupe alors une fois et demi plus de temps que mon boulot. Une âme bien intentionnée m’offre un bouquin sur DW2 et je me plonge (pour la première et la dernière fois) dans un bouquin d’informatique. Indigeste ! Mais il en faut plus pour me décourager (enfin il en aurait pas fallu beaucoup plus...). Après quelques (sic) tâtonnements, je mets en ligne secourisme mode d’emploi en mars 2000 et je réalise dans la foulée le site de la délégation locale de la Croix-Rouge de Paris 10 (qui n'est plus en ligne aujourd'hui). Puis pleins d'autres... Depuis, je fais des sites pour des potes, pour des associations fauchées ou pour m'amuser, pas de risque que je fasse un jour fortune dans ce domaine... Encore que ;o)

J'ai aussi le redoutable privilège d'oeuvrer pour le siège de la Croix-Rouge. Ma modeste contribution à cette grande oeuvre consiste à auditer et valider tous les projets de sites internet estampillés Croix-Rouge française.

Pour la petite histoire, je me suis retrouvé à faire ça de façon pour le moins incongrue. En 2001, la Croix-Rouge décide de rapatrier sur son propre serveur tous les sites créés à-droite-à-gauche par les bénévoles. L’association impose une charte assez stricte afin de préserver son image et surtout la force de son emblème. Cependant, certaines règles de l'époque sont un peu fantaisistes et je fais partie de ceux qui décident de traîner des pieds... et surtout de le faire savoir. Le processus de validation du site dont je m'occupe va donc durer deux longs mois. Deux mois qui au final s'avereront être particulièrement formateurs. Je suis devenu, à force de pinailler chaque point de cette charte Internet, et sans même m'en rendre compte, une sorte de spécialiste de la dite charte... Et c'est la raison pour laquelle on a fait appel à moi lorsqu'il a fallu trouver quelqu'un pour négocier cette charte avec les webmasters du réseau.

Des mots

Parallèlement, le succès de secourisme-pratique se construit doucement mais sûrement. Le site prend de l'épaisseur et j'ai la chance de nouer des contacts intéressants via le site. Je rencontre notamment Carlo, photographe exceptionnel, qui me fait l'honneur de me proposer de rejoindre l'équipe de soldats du feu magazine pour en réaliser les fiches secourisme détachables. J'apporte également ma modeste contribution à des ouvrages encyclopédiques sur l'animation publiés par les éditions Wéka. Le Goncourt n'est pas loin ;o)

Mes bulles

Comme la vie ne peut se résumer à rester scotché devant l'écran carré d'un ordinateur, il m'arrive aussi de faire des choses extrêmement concrètes. Si je m'autorisais une petite digression métaphorique, je dirais que mes passions ont toutes en commun d'être rondes (comme des bonbons ?)

J'ai d'abord passé quelques années à essayer de décoder des bulles noires et des bulles blanches qui s'entêtaient à rester profondément absconses à mes yeux. Sur une basse d'abord, ce qui m'a valu d'être surnommé par un saxophoniste repenti qui se reconnaîtra "le seul bassiste arythmique qui arrive à jouer les feuilles mortes sans se planter", et ça, ce n'est pas rien ! Sur une gratte folk ensuite, parce que tout animateur qui se respecte doit savoir jouer le "petit âne gris" sur une gratte, c'est un minimum. Devenu raisonnable en grandissant, j'ai décidé que pour maintenir une bonne harmonie avec mes proches et entretenir des relations de bon voisinage, il serait plus prudent de mettre ma carrière de chanteur de charme en sommeil bien qu'il m'arrive encore parfois, à la tombée du jour, d'endormir (hum) mes deux (seules) fans avec un vieux "Dis-moi Céline" des familles (rigolez pas, elles adorent).

Des bulles dans des cases. J'ose avouer un petit béguin pour Navïs. C'est dit. Et une certaine forme d'admiration pour Carmen Mc Callum. J'aime la décontraction de Travis, le jusqu'au boutisme de Nash, la candeur de Nao et même quand j'accepte de délaisser le space opéra, la dépression de Marco. Ainsi, j'erre de bulles en bulles, d'Anachron à Troyes, toujours par des galaxies très lointaines peuplées de dragons immortels, de mantrisses, de sommeil téta... Mon dernier coup de coeur, le réseau Bombyce, une merveille !

Des vraies bulles aussi, qui remontent doucement vers la surface, car moi y'en a bien aimer faire trempette. Ne comptez pas sur moi pour avouer publiquement dans un blog que ça m'est venu en voyant le Grand bleu. D'autant que même si j'ai longtemps affirmé l'avoir vu neuf fois au cinéma, je peux bien confesser aujourd'hui que c'est extrêmement exagéré...

Des bulles aux pieds bien sûr, ou ma vie sur roulettes. Parce que la ville est plus belle quand on la traverse sur des patins, parce que le baril de pétrole peut bien flamber, nous on roule.

Et puis il y a ma bulle, celle où je mets tout le reste, tout ce qui a vraiment de l'importance, mais ça, c'est ma bulle à moi et je me la garde.

Savoir qu'il y a des gens qui s'ennuient dans la vie m'attriste profondément...