Défi PCD™ – journal de bord

Tout a commencé en mars 2021. J’étais en train de planifier un séjour montagne sur la zone de la base de trail de Nantua et j’ai découvert que le Crêt-de-la-Neige que j’envisageais de grimper en courant était le point culminant du Jura.

J’ai commencé, par curiosité, à chercher les points culminants des départements où j’ai l’habitude de me rendre et de fil en aiguille, j’ai commencé à me demander si ça ne pourrait pas être rigolo de tous les faire. Après moult recherches, je n’ai trouvé qu’une seule personne qui y soit parvenu (mais il y en a surement d’autres). Il s’agit d’un ancien géomètre à la retraite, Paul Courbon, qui travaillait à l’IGN. J’ai récupéré, complété et mis à jour la liste qu’il avait publié il y a une vingtaine d’années.

Pour l’instant, je n’ai vécu qu’un seule ascension un petit peu épique, la première, dans le Jura justement, que j’ai finalement dû faire en raquettes. En dehors de cette sortie mémorable à plus d’un titre, la plupart de mes autres « ascensions » se sont passées assez tranquillement, y compris mon premier sommet à plus de 3000 mètres, gravi avec un guide.

Je vois aussi dans ce défi, outre son côté fun et ludique, l’occasion de parcourir notre si beau pays et de découvrir des coins qui me sont pour l’instant inconnus. À moi de trouver le moyen de tracer de beaux itinéraires en prenant garde à ne pas passer à côté d’endroits merveilleux qui seraient tout proches et que j’aurais bêtement délaissés pour me concentrer sur des points culminants de moindre intérêt.

Je ne me suis fixé que quelques règles simples :

  • tout faire à pied en marchant ou en courant, y compris avec des raquettes au pied. Donc pas de vélo. J’hésite encore concernant le ski de randonnée pour savoir si ça sera valable mais comme je n’en fais pas, ou du moins pas encore, le problème ne se pose pas vraiment.
  • l’activité doit durer au moins une heure et comporter au moins 100 mètres de dénivelé cumulé.
  • lorsque l’emplacement du point n’est pas matérialisé (borne, panneau), je dois quadriller la zone jusqu’à avoir la certitude que je ne peux plus grimper plus haut.

À ce jour (25 juillet 2022), j’ai atteint 24 culmens. Les récits seront publiés au fur et à mesure. Les récits d’ascension seront assez courts, regroupés par région ou par massif.

Avancée du défi

j’ai identifié trois difficultés qui peuvent compromettre la réussite de cette aventure. Pour commencer, il y a de nombreux départements plats et bas, notamment la très large bande qui correspond en gros à la façade Atlantique (de Nantes à Dax) dont le point culminant présente un intérêt esthétique très discutable.

Quand c’est à quelques kilomètres de la maison, ce n’est pas très grave mais traverser la France pour aller grimper une côte ou traverser un champs de maïs peu vite devenir démoralisant. Je me demande si après 3, 4 ou 10 déplacements de ce type, je ne vais pas trouver cette aventure totalement vaine et inutile.

La seconde difficulté, est qu’il y en a quand même beaucoup. Ça sera donc long et le risque que je me lasse avant la fin est loin d’être négligeable.

Enfin, il y a les sommets, les vrais, ceux qui se grimpent avec un piolet et des crampons. Je ne sais pas si j’en serai capable. J’ai identifié au moins trois sommets pour lesquels mon niveau actuel en escalade et en randonnée alpine est insuffisant (le Palas, l’aiguille du Chambeyron et le pic Lory). Et bien sûr le Mont-Blanc, qui est quand même… vachement haut 🙂

Le premier test grandeur nature a eu lieu il y a quelques jours sur le Vignemale, le plus haut sommet des Pyrénées française (mais aussi le plus facile). Ce premier 3000 s’est grimpé sans encombre, c’est de bonne augure pour la suite 😉

Le Mont-Blanc, le point culminant ultime, vue depuis le sommet du massif de Balme (la Clusaz)

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